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Après Noël et une semaine glaciale où on s'est vraiment pelé le jonc, 2016 a enfin tiré sa révérence. Même s'il y eut de belles choses, je considère l'année écoulée comme une année bien merdique. Et pour entamer la route de 2017, Thaly et moi étions chez Brigitte qui avait eu la gentillesse de nous inviter. Ca nous aura fait du bien. On avait l'habitude de passer le Réveillon chez nous à veiller sur nos chatounets effrayés par les pétards. Donc, lorsque Brigitte nous a proposé de fêter ça chez elle on a dit oui avec plaisir. René était là en t-shirt blanc, sa vaporette à la main, se plaignant d'avoir grossi. Il me fait rire car il est toujours aussi svelte. Mais comme il a beaucoup mangé ces derniers jours et qu'il n'a pas couru par ce froid, le voila qui tapote son ventre en disant qu'il se doit de réagir. La soirée commence donc avec des rires et des sourires. Après l'apéro Brigitte nous sert du saumon. On cause de maintes choses, il n'y a pas de blanc, pas de silence, on a tant à se raconter. Une nouvelle année va commencer et, curieusement, j'ai envie d'être euphorique. J'ai envie d'y croire. Bêtement, naïvement. Je me souviens pourtant du 1er janvier 2016 où Thaly avait souhaité la bonne année à son papounet et huit jours après celui-ci se retrouvait à l'hôpital, mal en point, affaibli. "Tu parles d'une bonne année" s'était-on dit ! Brigitte a aussi son lot de soucis mais elle garde le moral et prend soin de faire du bien autour d'elle. Et on est là à l'écouter parler de son frangin victime d'un cancer. Saloperie de crabe ! Puis on passe à autre chose, on pète de rire, on trinque, on récupère nos morceaux de viande plantés dans les baguettes et trempés dans le chaudron. Fondue bourguignonne au programme, juste avant une bonne bûche glacée. Ca pétarade à présent dans tous les coins. Il est minuit, on se souhaite beaucoup de bonheur, de joies intenses et surtout une bonne santé en s'embrassant. On va s'en mégoter une sur le balcon. Tous les paquets de clopes sont noirs à présent. Je me demande bien ce que ça change, c'est du grand n'importe quoi. De l'autre côté de la rue, des poubelles ont été renversées et des tas de déchets jonchent le sol. On n'a pas vu les connards qui ont fait ça. Tout détruire est devenu le passe-temps d'abrutis au QI d'huître, c'est ainsi maintenant. A 1 h30 du matin nous décidons de rentrer. C'est calme sur la route, les rues sont désertes. Une nouvelle année commence. Puisse-t'elle être source de bonheur et porteuse de bonnes nouvelles !