Le journal de Jipé

06 février 2018

Le retour de la neige

En ce dimanche 4 février, de gros flocons se sont mis à tomber au milieu de l'après-midi. La neige faisait son retour et Thaly était toute contente, disant sans cesse : "qu'est-ce que c'est beau !" Finalement la neige n'a pas tenu au sol mais une chose est sûre : l'hiver n'est pas encore fini.

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06 janvier 2018

Les clichés trop fun de Megan

On s'est bien amusés à Noël avec Megan, la magicienne experte en applications fun. On lui avait demandé de nous envoyer les photos qu'elle avait prises ; elle avait promis qu'elle le ferait. On vient de les recevoir et je ne résiste pas au plaisir de les publier ici.

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02 janvier 2018

Un merveilleux Réveillon chez Brigitte

Thaly et moi sommes arrivés les premiers chez Brigitte qui nous avait invités à passer chez elle la soirée menant de 2017 à 2018. En nous débarrassant de nos vestes, René nous annonça qu'il se sentait flagada. Arrivé avec Yolande, Antoine confia que lui aussi ne se sentait pas au top, qu'il avait mal partout. Il fut pourtant le premier à animer les débats lorsque Bruno et Elvire se mirent à table avec nous pour l'apéro. Je le trouvais bien, moi, l'ami Antonio, pas du tout mou du genou mais pipelette comme jamais et enjoué. On a tous refait le monde, en véritables rebelles puis, comme Elvire me rappelait que ses parents sont italiens, je me suis mis à évoquer la variété italienne, épaulé par ma belle petite femme et Bruno. Et quand j'ai cité Drupi, Elvire a marqué son étonnement. J'ai fait le mec outré. Ma cosa toi pas connaître Drupi ? Et sa chanson que j'adorais tant : Sereno E' ! Je lui ai dit : "tu regarderas demain sur YouTube". Puis, voyant qu'elle s'emparait de son portable, j'ai ajouté : "ben tu peux même voir tout de suite". C'est qu'elle est équipée comme les djeun's, la douce Elvire, ultra high-tech. Etant aussi à la page, Antoine s'empressa de chercher sur son appareil et je l'ai taquiné : "faut écrire Drupi, pas Droopy". Bruno riait. Si j'avais conversé avec Elvire aux 60 piges de Brigitte en septembre, je n'avais en revanche pas causé avec son chéri. Cette soirée était donc l'occasion de faire connaissance et on s'est mis à parler football en général et Racing en particulier. L'apéro était guilleret, y avait des sourires, de la joie, des éclats de rire, y avait des Apéricube, des feuilletés, des mini-saucissons, des olives et des crevettes et Brigitte appréciait cette ambiance chaleureuse où régnait la bonne humeur. Depuis plusieurs semaines son frère est hospitalisé, prisonnier des pinces du "crabe", cette saloperie. Cette soirée lui changeait les idées. 

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Sonna le moment de la raclette. Un plaisir que ce repas qui, de surcroît, permet à la maîtresse de maison de rester à table avec les convives. De la charcuterie à gogo et du bon pinard accompagnaient les rations de fromage. Les sujets de discussion étaient variés : comment nos couples se sont formés, le décès de Johnny, la série Games of Thrones ou encore le bon pain en boulangerie. C'est alors qu'Antonio évoqua son job de chauffeur de maître effectué de temps à autre. Il expliqua en détails en quoi cela consistait. Et de lancer combien Rachida Dati était charmante, toujours en talons, très classe et sympathique. "Hé oh Antonio, on se calme !" ai-je dit. Il riait de bon coeur et révèla combien il aimait les petits pas félins de Tina Turner sur ses talons aiguilles. Ma parole, il sera chaud-bouillant en 2018, Antonio ! Ardent et euphorique, il nous balançait ses coups de coeur. C'est aussi ça les soirées entre potes, se laisser aller quand on se sent heureux, à l'aise. Et de nous montrer les photos des voitures qu'il conduit lorsqu'il emmène des personnalités. Des p'tites bombes ! Les voitures, pas les politiques. Et d'avouer qu'il s'en était allé un jour sur les autoroutes allemandes pousser l'un de ces bolides jusqu'à 260 à l'heure. Mais c'est qu'il est rock et destroy, Antonio ! Il nous la joue bad boy, after-punk et tutti quanti comme dirait Elvire.

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On eut le temps de déguster la bûche glacée avant minuit. Quand 2018 arriva, la cité que l'on voyait du balcon s'embrasa de mille feux. Sous le regard de Dame Lune bien pleine cette nuit, les pétards en tous genres s'échappaient des blocs de béton, colorant le ciel d'encre et l'on vit même quelques lanternes en papier s'envoler. On se fit des bisous avec les voeux de circonstance pour cette nouvelle année en insistant sur la santé. C'est qu'on n'a plus vingt ans et Antonio, décidément disert, clama qu'il tenait à profiter de la vie, tout pouvant arriver tellement vite. Brigitte ouvrit alors une bouteille de Crémant. J'avais encore mon café à finir et voila que le Crémant, clair et pétillant, dansait déjà dans les flûtes. Quelle folie ! A table on était tous enthousiastes, y compris René subitement revigoré. Il a arrêté de fumer et il continue de faire du sport intensément. Commença alors la valse des textos envoyés par chacun avec son portable. Parfois les messages mettaient du temps à partir et quelquefois des réponses arrivaient. 

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On poursuivait notre petite soirée amicale en cette nuit de la Saint-Sylvestre où un vent froid s'était mis à souffler. A 2 h, Thaly et moi décidâmes de rentrer. La soirée aura été belle. Brigitte nous donna des tranches de raclette et de la charcuterie, expliquant à Thaly qu'avec des patates, ça nous ferait un bon repas. Toujours aux petits soins, cette amie là est décidément une perle.

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30 décembre 2017

Noël en Médoc

Pour la première fois depuis 2008, Thaly a pu fêter Noël dans le Médoc

A la fin de leur séjour chez nous cet été, Bertrand et Patricia avaient une idée derrière la tête : nous faire venir dans le Médoc pour Noël. Quand ils nous relancèrent en octobre, on a scrupuleusement étudié notre budget ; on ne pourrait (hélas) pas y aller. C'était compter sans la ténacité de Patricia, d'où la phrase typique : "ce que Pat veut, Dieu le veut". Elle put s'appuyer sur Bertrand qui nous dit alors : "je m'en fous, je viendrai vous chercher". Le sachant déconneur, on a cru à une blague. Sauf que lui, faut pas le défier au jeu des 1000 bornes... parce qu'il les a fait ces mille km séparant le Médoc de Strasbourg. Flanqué de Patricia, il est venu en Alsace en bagnole afin de nous amener en terre médocaine pour la venue du Père Noël. Du coup Thaly a proposé une bonne choucroute le soir de leur arrivée et Bertrand, grand mangeur, s'est régalé. 

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Le lendemain, le samedi 23 décembre, nous nous sommes levés à 5 heures pour filer dans le Médoc. La route serait longue mais Thaly et sa soeur papotaient gaiement tandis que je m'assoupissais. On se souviendra longtemps de la pause de midi à Vichy, au McDo. Je suis allé direct au comptoir comme la dernière fois que j'ai mis les pieds dans un fast food (en des temps quasi préhistoriques) et on m'a prié de passer commande aux bornes. Koik'ça ? Fallait nous voir ramer devant le tableau digital, errant du bout de l'index de rubrique en rubrique. Quatre glands ! Et moi, au bord de la dépression nerveuse, de m'exclamer : "c'est encore un jeune con sorti des hautes écoles qui a trouvé ça". Bertrand rétorqua aussitôt : "arrête de critiquer !" Ebaubi, je l'ai regardé. Je n'ai toujours pas réussi à savoir quand il plaisante ou quand il est sérieux. J'avais sorti cette boutade parce que ça me rappelait le boulot et toutes ces grosses réunions théoriques où de petits arrivistes en costard-cravate fraîchement débarqués des hautes écoles proposaient des idées nouvelles et révolutionnaires, comme si tout ce qui avait été fait auparavant ne valait rien. Et d'appuyer leurs dires avec des graphiques faits de courbes, de "fromages" et de pourcentages, choses dont les patrons sont friands. Mais je m'égare ! Par contre Bertrand ne s'égara pas sur la route qui nous rapprochait de sa terre natale. Il multiplia pourtant les pauses en fin de parcours, fatigué mais ne voulant pas confier le volant de sa Peugeot 2008 à l'un de nous. Le zigue se sera coltiné 2000 km en deux jours. Un fou ce mec, j'vous le dis, un fou ! Mais un fou plein d'amour et de générosité. Thaly et moi avons été touchés par ce qu'ont fait pour nous ces jeunes mariés, allant jusqu'à nous prendre les billets d'avion pour le retour. C'est que Patricia tenait absolument à réunir pour Noël toute la famille autour de sa table. Lorsqu'on arriva à Avensan, la nuit avait déjà posé son manteau de velours noir sur la contrée et Jaffou fit la fête à Patricia avant de me faire la mienne en me léchant affectueusement.

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Dans le même temps le papounet de Thaly, à nouveau hospitalisé, avait pu rentrer chez lui. Il informa Patricia de sa décision de ne pas venir pour le repas du 24 au soir. Question de prudence. De fatigue aussi. Le lendemain, peu avant midi, nous sommes donc allés avec Jérémy lui rendre une petite visite. Tout en prenant l'apéro il nous raconta ce qu'il avait enduré en faisant preuve, comme à son habitude, de pudeur et de sagesse. De retour à la maison, Patricia et Bertrand s'affairèrent à tout préparer, tout bien organiser pour que le festin de Noël soit parfait. Manon et Kevyn se pointèrent en début d'aprème, ce qui permit à ma petite femme de causer longuement avec son fiston. On aida tous la maîtresse de céans du mieux qu'on put : balayage du sol, tartinage des toasts.

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Le soir, Megan se pointa, fidèle à sa légende, de bonne humeur et souriante. Elle était accompagnée de Céline qui l'a hébergée après sa rupture avec Romain et qui, au boulot, est sa chef. D'emblée, Meg distribua aux convives des bonnets rouges de Noël à lumières clignotantes. En arrivant peu après, Corinne eut un grand sourire en nous voyant tous ainsi coiffés. "Ah mais y en a aussi un pour vous" s'exclama Megges. Il était 20 h30 et on en était à l'apéro. Patricia avait même pris soin d'acheter du Picon pour moi. Trop contentes de se retrouver, Corinne et Thaly s'étaient assises l'une à côté de l'autre afin de pouvoir papoter. Le défilé des plats débuta ensuite. Le menu était copieux : ris de veau, saumon puis foie gras puis chapon (Bertrand en avait cuit deux) avant le fromage et la bûche glacée, le tout accompagné de différents vins. Oyez braves gens, faisons ripaille, rions et festoyons, on n'a qu'une vie, profitons-en !

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Durant tout le repas, Megan aura beaucoup fait rire l'assemblée. Véritable clown, elle en sortit des bonnes (comme on dit) avec un impressionnant sens de la répartie et un humour décoiffant. Bertrand, lui, regrettait que je ne sois pas près de lui. Il m'interpela : "hé Jean-Jacques, tu te sens obligé de rester collé à ta femme ?" Voila qu'il m'appelait Jean-Jacques ! Je l'ai donc appelé Arthur. Ce fut le premier prénom qui me passa par la tête au moment de répondre. Discrètement, Jaffou était venu auprès de Patricia quémander quelque nourriture. Il eut droit à son Babybel quotidien et à un petit morceau de chapon de ma part. Il s'en alla ensuite montrer à Céline toute son affection en la léchouillant, ne la lâchant plus. Vint l'heure des photos "officielles" : les trois soeurs (Patricia, Corinne, Thaly) ensemble puis les enfants et ceci précéda un nouveau grand délire de Megan qui, en posant avec Céline, eut un fou-rire phénoménal. Ce fut ensuite la remise des cadeaux avec ce chouïa d'émotion au coin de l'oeil et de larges sourires. Cette merveilleuse soirée s'acheva à quatre heures du matin. Hormis Megan et Céline, tout le monde dormirait sur place.

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On arriva le lendemain chez Jocelyne et Eric (le frangin de Bertrand) avec une certaine appréhension. On les avait certes vu l'année précédente au mariage de Pat et Bertrand mais on n'avait guère discuté avec eux. On débarquait donc en terre inconnue en sachant qu'on resterait aussi pour le repas du soir et même pour la nuit. La maman des deux frérots discuta beaucoup avec nous dès notre arrivée, ce qui nous mit à l'aise. Le petit Maxence que l'on avait vu tout bébé l'an passé était là et tout le monde voulait poser avec lui. Eric vint ensuite causer avec Thaly et moi, me précisant que je serai assis avec les mecs. L'idée de ne pas être à côté de ma petite femme chérie m'angoissa quelque peu. Installé devant une assiette garnie avec, entre autres délices, cannelés et verrines fait maison, je me retrouvais au milieu de rugbymen. Pour en revenir deux secondes au menu, j'ouvre une brève parenthèse pour préciser que dans cette famille, tout le monde participe aux travaux culinaires. Ainsi Eric a t-il fait lui-même le foie gras, ses filles se chargeant de la confection d'une excellente bûche au chocolat. Bertrand me lança brusquement : "tu vois Jean-Michel, ils ont l'air calme comme ça mais attends qu'ils aient trois grammes !" Eric s'étonna : "et pourquoi tu l'appelles Jean-Michel ?" C'est à partir de là que ces joyeux drilles m'appelèrent à chaque fois Jean-Paul ou Jean-Philippe mais jamais Jean-Pierre. L'un d'eux dit même : "Ah ! il suffit de prendre Jean et tu mets le prénom que tu veux derrière". Ils se gaussaient, les bougres et je riais de bon coeur avec eux. Le repas, aussi copieux que la veille au soir, n'en finissait pas. Crépinettes, foie gras, dinde et une kyrielle de vins différents en accompagnement, de ces vins divins qui réjouissent le palais, libèrent les esprits et amènent les éclats de rire. En deux jours, j'aurais bu autant qu'en six mois. Du whisky en apéro au Champagne, via de l'Edelzwicker et du bon rouge, j'aurais tout ingurgité. Car ici c'est le Sud-Ouest, royaume de vignes gorgées de soleil, terre de rugby aux chaleureuses brises qui apportent la joie de vivre. 

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Au moment du café, à 18 heures (eh oui) je m'étais adapté aux blagounettes des rugbymen qui prenaient plaisir à souffler le chaud et le froid, discutant sérieusement, voire tendrement pour ensuite mieux taquiner. Je dois tout de même avouer que je fus quelquefois désorienté. De leur côté, Thaly et Pat avaient discuté tranquillement avec les autres femmes, s'occupant de temps à autre du petit Maxence, tout sage et tout mignon. Restait le repas du soir. Or, mon estomac ne criait plus famine depuis belle lurette et ma glotte était bien imbibée. Ce repas là se fit dans la foulée. Une soupe aux tomates arrivait avec, bien évidemment, le pinard de circonstance. Comme je certifiais que je n'en pouvais plus, que j'avais la panse pleine, les mecs ne manquèrent pas de me charrier. Même chose quand après avoir fini ma soupe -excellente, soi dit en passant- ils me proposèrent de faire chabrot. Quoi-t'est-ce ? Lorsqu'il reste un fond de potage dans l'assiette, il convient de le diluer avec du vin rouge et de boire. Ce coup ci j'allais tomber de ma chaise, m'écrouler. Aussi ai-je refusé mais les deux frères ont insisté. Jocelyne les admonesta afin qu'ils me lâchent un peu la grappe. Elle c'est une crème, toute douce, toute gentille. Après la dinde et les patates sautées, Bertrand et Eric décidèrent, comme chaque année, de jouer à la belote. Alex consentit à rester pour faire le quatrième alors que sa chérie souhaitait rentrer. Il s'associa à Jocelyne, les deux frangins jouant ensemble. Il y eut ensuite un dernier café puis ce fut l'heure d'aller au lit.

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Mardi 26 décembre, 8 plombes du mat, Bertrand toque à notre porte. Jocelyne et Eric nous ayant laissé leur chambre pour la nuit, je mets quelques secondes à réaliser où je suis. Ma belle vient de sortir du lit mais je grommelle, j'ai la tête dans le fion, le réveil est plus que difficile. Eric est allé chercher les croissants. Jocelyne me propose un café. Après le petit déj on rentre... pour filer un peu plus tard chez la Francine et le papounet. Celui-ci a l'air d'aller déjà bien mieux. Apéro ! On discute du repas de la veille, on rit. Au moment de partir, Thaly se laissa aller à faire plein de bisous à son papounet adoré. En allant à la voiture, elle ne put retenir ses larmes. Patricia et moi nous sommes empressés de la réconforter. 

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L'aprème fut calme et le lendemain matin, ce fut encore un réveil très matinal. Le vent avait soufflé toute la nuit et il pleuvait en cette fraîche matinée. Bertrand nous amena à l'aéroport de Merignac où il n'est jamais aisé de déposer les voyageurs. Le temps de sortir les bagages du coffre et de se dire au revoir, il y avait déjà quatre voitures au cul de la Peugeot de Bertrand. Faut dire que Patricia et Thaly, submergées d'émotion, n'arrêtaient pas de se faire des bisous. Une heure plus tard, l'avion décollait, retour à Strasbourg. On était partagés entre le souvenir des merveilleuses journées passées et la joie de retrouver nos chatounets dont Carole prenait soin chaque jour, allant les nourrir et prenant le temps de les câliner. Thaly aura eu son Noël en Médoc, un beau Noël auprès des siens, de tous ceux qui lui sont chers. Sans les soleils que sont Bertrand et Patricia, ça n'aurait pas été possible. On ne les remerciera jamais assez pour ça mais aussi pour les attentions multiples qu'ils ont eu envers nous, tous ces gestes d'affection distillés sans jamais en faire des tonnes, avec l'infinie gentillesse qui est en eux. Brigitte nous attendait à l'aéroport d'Entzheim avec une baguette de pain et des viennoiseries. Trop chou ! Une fois chez nous on a caressé nos chatounets puis, autour d'un café, on a raconté à Brigitte nos belles journées de Noël.

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08 décembre 2017

Au revoir Johnny, la dernière idole

Mercredi 6 décembre, jour de la St-Nicolas, la France grelotte. Et se met à pleurer car dans la nuit froide Johnny Hallyday s'en est allé au royaume étoilé, vaincu par cette saloperie de cancer.  Triste matinée où je me remémore ma jeunesse bercée par les chansons de l'idole des jeunes. C'était l'époque de Salut les Copains, je me vois encore à Belmont un transistor à la main en train d'écouter l'émission de radio SLC, flanqué de ma cousine et de mes potes. En ce temps là les artistes sortaient de nombreuses chansons dans une même année et c'est au début des années 60 que Johnny entama sa marche triomphale. Il était le symbole d'une nouvelle génération, il amenait le rock en France, le célébrait, le chantait, comme par exemple sur l'album "Les rocks les plus terribles". C'était nouveau, plein d'énergie avec les guitares électriques et cette voix puissante qui faisait dire aux anciens, paniqués : "il crie, il gueule, il se roule par terre". C'est sûr, on était à mille lieues des Georges Guétary et autres Charles Trenet qui alors envahissaient les ondes. Devant résister à ses débuts à de nombreuses critiques, Johnny calmera le jeu avec "Retiens la nuit" et "L'idole des jeunes", deux chansons plus douces. Et ma mère de dire : "ah ben là, quand il ne crie pas, ça va".

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De chanson en chanson, de "Laisse les filles" à "De l'amour" Johnny finira par convaincre de plus en plus de monde jusqu'à rassembler plusieurs générations lors de ses concerts dans les vingt dernières années de son existence. Et c'est justement en live qu'il se transcendait, véritable bête de scène, vivant ses chansons, communiant avec le public à qui il laissait le soin d'entonner en choeur le refrain de "Que je t'aime", cette sublime chanson d'amour jugée pourtant choquante à sa sortie. Eh oui ! Faut remettre les choses dans leur contexte. En 1969, bien des gens n'apprécièrent pas les paroles jugées trop chaudes de ce tube immense. A mes yeux c'est pourtant cette année là et les suivantes que Johnny aura été le plus rock dans l'esprit et dans l'attitude. Après les extraordinaires "Voyage au pays des vivants" et "Je suis né dans la rue", l'album "Flagrant délit", contestaire et résolument rock me fit chavirer de bonheur. Les paroles me convenaient, je m'identifiais, j'avais 18 ans, les cheveux longs, des pantalons à pattes d'éléphant et toute la vie devant moi.

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Bien sûr, Johnny enregistrera par après d'autres albums enthousiasmants riches de merveilles telles que "La musique que j'aime", "La fille de l'été dernier", "Dégage", "Joue pas de rock n'roll pour moi" ou "Gabrielle". C'est durant cette période là que je le vis sur scène pour la première fois à Argelès durant l'été 1975. Une heure de retard, une heure de chant, pas de rappel, salut, à la prochaine. Si j'étais content du show, je fus déçu par ce foutage de gueule. Et c'est Nathalie Baye qui le pria d'être moins insouciant et de commencer ses concerts à l'heure prévue. Quand je le revis en 1984, il arriva pile à l'heure et donna un concert absolument fabuleux de plus de deux heures. 

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De toutes façons on aime tant Johnny qu'on lui aura tout pardonné : ses frasques, ses bagarres, ses amours cachées, ses excès, ses mondes artificiels, ses folies. Puis faut bien dire qu'avant Internet, on n'était pas très au courant des potins. On avait ses chansons, point barre. C'était l'essentiel. Que ce soit au temps du vinyle ou à l'époque des CD, il m'a toujours accompagné, m'a toujours apporté beaucoup de plaisir. La sortie d'un nouveau 45 tours ou d'un nouvel album me rendait heureux. Il y a certes des fans encore plus fous que moi mais qu'est-ce que je l'ai aimé ! Et d'emmener ma fille Carole à son concert, en 1998 car elle tenait absolument à le voir en vrai. Elle fut époustouflée par le show et totalement sous le charme de ses beaux yeux clairs. Une fois encore il fut magistral, phénoménal et impérial durant les deux heures de show. 

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Il aura donné des concerts gigantesques. Je citerai simplement son cinquantième anniversaire au Parc des Princes où il fendit la foule pour arriver sur scène. Impressionnant ! Il a marqué de ses tubes chaque décennie. Impossible de tous les nommer mais chacun correspond à une époque précise de ma vie et mon coeur se serre car à présent il n'est plus là. Il fut l'idole des jeunes et il est la dernière idole car il n'y aura plus jamais quelqu'un comme lui.

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04 décembre 2017

Le Racing a "knacké" le PSG 2-1

En voyant jouer le Racing depuis le début de la saison, je me disais qu'il serait capable de battre le PSG lorsqu'il viendrait à la Meinau en décembre. Si l'on excepte le match contre Amiens et celui disputé à Troyes, nos Bleus ont toujours produit du beau jeu et montré beaucoup de caractère et d'abnégation. Ils ont pourtant joué de malchance en certaines occasions comme à Guingamp. Ils ont aussi été quelquefois maladroits comme face à Marseille où ils auraient pu tuer le match (je n'aime pas trop cette expression mais bon) et porter le score à 4 à 2 pour finalement concéder le nul 3-3. Avant d'aller jouer à Munich, l'entraîneur parisien avait décidé de laisser son buteur Cavani sur le banc en début de match, se disant que les autres feraient le job, le Racing ayant, hélas, l'une des pires défenses de Ligue 1.

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J'étais devant Canal + le samedi 2 décembre à 17 h en compagnie de Thaly qui tenait aussi à voir ce match. Ca caillait, la température était de 0 degré au stade. J'avais dit que le Racing serait le premier club à vaincre les millionnaires du PSG et on me prenait pour un maboule. Réaction logique, je le concède. Beaucoup de gens pensaient que le Racing prendrait 4 ou 5 buts mais j'y croyais, certifiant que les Bleus allaient "knacker" le PSG. Et quand, de son pied gauche magique, Lienard a déposé le ballon sur la tête de Da Costa pour l'ouverture du score, j'ai crié de bonheur. C'était à la treizième minute de jeu. Neymar et ses coéquipiers ont alors poussé pour égaliser et y sont parvenus à la 42è minute par Mbappé, déclaré sosie officiel de Donatello par ses camarades. Le Racing avait fait preuve de courage face aux assauts des parisiens mais la mi-temps était sifflée sur ce score de parité. En seconde période, les Bleus n'ont plus pu procéder que par des contres rapides et sur l'un d'eux, Bahoken réussissait l'impossible. Excentré en rentrant dans la surface de réparation avec des défenseurs à ses trousses, il plaçait un boulet de canon sous la barre du gardien du Qatar St-Germain. Eh oui, le club nourri par les millions du Qatar était mené 2-1. Il restait alors 26 minutes à jouer. Ce que Thaly et moi redoutions eut alors lieu : l'entrée en jeu de Cavani qui, maintes fois cette saison délivra le PSG. Je n'aime pas le club parisien mais Thaly et moi aimons beaucoup Cavani, joueur efficace sur le terrain et discret en coulisses. Et ma p'tite femme de s'écrier : "Edinson, je t'aime bien mais ne marque pas aujourd'hui".

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Le siège du camp strasbourgeois par les parigots devint alors insoutenable mais nos Bleus défendaient bien, avec une volonté exemplaire et beaucoup de concentration. Notre gardien ayant été pris de vertiges, c'est Oukidja qui vint le remplacer à la 72è minute. Et Paris, qui ne nous avait pas pris au sérieux en débutant la rencontre, de pousser de plus en plus fort avec un arbitre qui allait multiplier les cartons jaunes dans les dernières minutes. Et quand ce même arbitre annonça 9 mn de temps additionnel, je me suis dit : "avec la chance qu'on a le PSG va réussir à égaliser". Je songeais à tous les points perdus cette saison dans les dernières minutes. Je ne vivais plus, j'angoissais, je tremblais mais Koné, Terrier et les autres allaient être héroïques, à l'image d'Oukidja qui claqua au-dessus de la barre un coup de tête de Cavani à la... 98è minute.

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Au terme d'un suspense incroyable, Thaly m'a sauté dessus au coup de sifflet final. "Yes ! On les a eus, on a knacké le PSG !" jubila-t-elle. Les Bleus ont réussi un exploit qui aura même fait parler dans la presse internationale. J'espère de tout coeur qu'ils se maintiendront parmi l'élite car leur football est beau à voir, volontaire et offensif, même si contre le PSG ils n'ont pas pu le montrer. Dame Chance fut avec eux, faut bien l'admettre mais ils ont tout mis en oeuvre pour réussir l'impossible, poussés par le public partagé entre son envie de chanter et sa crainte de voir s'envoler cette belle victoire. Nos attaquants qui ont manqué tant d'occasions lors de certains matchs ont mis deux buts sur leurs deux seuls tirs et la défense pourtant perméable a tenu le coup. Mille bravos à ces gars courageux et batailleurs ainsi qu'à l'entraîneur Thierry Laurey. 

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26 novembre 2017

L'anniv' de Yoyo

N'ayant cessé d'inonder la contrée toute la journée, Dame Pluie eut la bonne idée de faire une pause quand on se rendit chez Carole et David pour fêter l'anniversaire de Yoann. Celui-ci a huit ans maintenant. Dès le début de l'apéro, Thaly proposa qu'on donne les cadeaux, histoire de ne pas le faire trop poireauter. Ma mère avait choisi de lui acheter des habits et des Mars, vu que pendant son dernier séjour chez nous, il avait goûté (et aimé) ces barres chocolatées. De notre côté, Thaly et moi avions opté pour des petits bouquins de Yo-kai Watch, David nous ayant confié qu'il aimait bien lire. Mais le cadeau que Yoyo attendait avec impatience, c'était un jeu Nintendo de la série Yo-kai Watch. Etant puni pour s'être montré distrait à l'école, il eut exceptionnellement le droit d'y jouer de suite. N'était-il pas, tout bien réfléchi, le roi de ce 25 novembre ? Et tandis que Zizou venait quémander des calins auprès de Thaly, Maxou, lui, était tout heureux de retrouver sa pote : ma mère. A chaque fois qu'elle est là, il lui donne ses jouets et il fit de même une fois encore. Et lorsqu'il est content, il se dresse sur la pointe des pieds, écarte légèrement les bras et se secoue en souriant.

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Le repas se déroula dans une bonne ambiance avec l'évocation de sujets aussi variés que le contrôle technique, les flatulences, Belmont ou le job de Carole. Maxime se mit à jouer avec de petites boules colorées pleines de picots qu'il vaut mieux ne pas mettre dans les cheveux. C'est écrit sur la boîte mais comme Thaly avait à l'instant garni sa chevelure, il décida de faire pareil. Ca l'amusait. Finalement il parvint à les enlever sans problème pour venir les mettre dans mes rares cheveux et dans ceux de son papounet. Peu avant le dessert, David servit un café à ma maman, lui demandant à la façon d'un serveur de restaurant : "désirez-vous autre chose ? Un sucre peut-être ?"

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Arriva la tarte aux fruits avec les bougies. Carole avait à nouveau bossé avec amour et passion, réalisant également un tiramisu façon charlotte. Est-il besoin de dire combien ce fut délicieux ? On a alors causé du doudou de Maxou avant d'évoquer les nombreuses peluches que Carole avait étant petite. Je me suis alors souvenu du Miranda que DD avait acheté à Carole. En sortant du magasin, il avait roulé à vélo avec cet énorme ours sur le dos pour le ramener à sa chérie. Carole l'a alors cherché dans la chambre afin de le montrer à Thaly et à ma mère. Ponctuée de délicieux fous rires, une douce nostalgie planait tandis que Yoyo, roi de la fête en exil sur le grand fauteuil du salon, continuait de jouer, plongé dans le monde des Yo-kai Watch. 

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09 novembre 2017

Et la vie redevient belle

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Quand les gens demandent à Thaly comment elle va, elle répond invariablement "ça va". C'est parfois vrai mais quelquefois faux car elle ne va pas bien tous les jours mais sait taire ses douleurs. Sa leucodystrophie est certes la cause de bien des maux mais elle attend aussi des mots. Des mots que pourraient prononcer ses proches pour mettre du soleil en son esprit. Triste de ne point entendre ses parents, sa fille ou son fils au téléphone, elle finit par se persuader que ceux-ci se foutent pas mal d'elle et de sa santé. Comme elle peut parfois être têtue, elle se refusait à leur téléphoner. "Pourquoi ce serait toujours moi qui appelle ?" me disait-elle. Il n'empêche que ceci, ajouté à ses vertiges, la rend alors victime de sérieux coups de blues. Sa maladie est une de ces foutues maladies invisibles qui peut faire penser aux gens que tout va bien. Ben non... Et à la longue le mental finit par ne plus suivre. Il y a des jours où ses larmes coulent. Il n'y a pas si longtemps, elle a eu une telle crise d'angoisse qu'elle a pris double dose d'Alprazolam, ce médicament qui la soulage alors qu'il n'est pas destiné à lutter contre sa leucodystrophie. Elle a fait ça en douce et je la retrouve alors en pleurs, si chancelante quand elle marche que je la suis pas à pas, de crainte qu'elle ne tombe. Elle tient des propos incohérents et je ne suis tranquille que lorsqu'elle consent à s'allonger sur le canapé. Alors elle me regarde, dit quelque chose et se met à rire... avant de pleurer à nouveau. L'Alprazolam lui permet de s'évader, d'oublier ses angoisses, ses vertiges et ses douleurs morales mais il nique sournoisement la fermeté de ses muscles. J'ai peur de la puissance de ces médicaments là et je déteste la voir dans cet état là. Je hais la tristesse qui, parfois, s'empare d'elle. Et puis le lendemain, au coeur de l'après-midi, Kevyn avait téléphoné. Elle discuta plus d'une heure avec son fiston et raccrocha, toute heureuse. Et comme  depuis quelque temps, Megan et Kevyn la contactent régulièrement, la vie est redevenue belle. 

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26 octobre 2017

Petite virée automnale à Belmont

Il faisait bon en ce mercredi 25 octobre à Belmont. Ma mère, Thaly et moi sommes allés nettoyer et fleurir les tombes de mon papa et de mes grands-parents. C'est toujours un plaisir pour moi de retourner dans ce si joli village.

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En repartant, ma maman a eu cette phrase : "je pense que c'est la dernière fois que je viens ici". Je n'ai pas tiqué mais plus tard, quand je fus seul avec Thaly, celle-ci m'a confié : "ce que ta mère a dit au cimetière ne m'a pas plu". J'ai froncé les sourcils. Qu'avait-elle donc pu dire qui lui déplaise ? Thaly m'a alors rappelé la phrase de ma mère en me précisant : "elle avait des idées noires, elle se fait de mauvais films". Bon sang, je n'avais pas vu ça ainsi ! Je pensais qu'elle avait dit ça parce que ça la fatiguait. Ma p'tite maman est en effet fragile et amoindrie avec ce p*tain de cancer du sein. Son traitement est certes efficace mais il l'affaiblit également. Elle a bossé toute sa vie, elle nous a élevés ma soeur et moi alors que mon papounet était parti au ciel et voila qu'à son âge il faut qu'elle souffre de cette saloperie, elle qui a déjà des problèmes de hanche. Quand tu vieillis, c'est pas toujours drôle.

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Elle aura tout de même pris plaisir à admirer la belle nature. Lorsque l'on va à Belmont à l'automne, elle s'extasie toujours devant les jolies teintes colorant le houppier des arbres. Les feuilles changent de couleur, les décors paraissent féériques. Thaly, elle, aime toujours autant venir dans le village de mon enfance, même qu'elle y vivrait volontiers, en amoureuse de la nature qu'elle est. Elle apprécierait assurément le calme de cet endroit, sa beauté, son charme envoûtant.

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J'avais longtemps dit que je finirai ma vie à Belmont. J'étais un doux rêveur fasciné par cet endroit magnifique mais avec le temps j'ai changé d'avis. Outre les prés si charmants, les majestueuses forêts et le calme qui règne en maître absolu, il n'y a plus rien là-haut. Et ma belle de s'étonner : "ah bon ! Y a pas de médecin ?" Eh non, il n'y a ni médecin ni boulangerie, pas même une épicerie. On est loin des années 60 où il y avait une épicerie, un boulanger, trois restaurants, une école et des centaines d'animaux. Contrairement à maintenant où j'aime bien faire grasse mat, je me levais tôt le matin, étant gosse, afin d'aller avec le berger mener les vaches au pâturage. Je connaissais tous les recoins alentour, chaque verger, chaque chemin. Couché dans l'herbe, je guettais les sauterelles pour les voir bondir. J'admirais le vol des papillons s'en allant colorer le ciel à tire-d'aile. Et quand un papillon se posait sur ma main, j'étais heureux comme un roi, j'en étudiais ses couleurs, admiratif. J'avais mes potes et on courait, insouciants, à travers prés et champs. Mais ça c'était avant, comme dirait l'autre. Depuis mon AVC je sais qu'il vaut mieux ne pas être loin des medecine men, c'est plus sûr. C'est certes moins sympa que vivre tranquillement à Belmont mais qu'y faire ? Mais quoiqu'il en soit Belmont restera à jamais dans mon coeur.

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16 octobre 2017

Yoyo est amoureux

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Les gosses c'est marrant et Yoyo me l'a encore prouvé récemment. A même pas huit ans, il est amoureux. L'autre mercredi, quand il s'est levé et posé devant son bol de lait, il m'a annoncé : "tu sais quoi, Papy ? J'ai une amoureuse." Comme je lui disais que c'était bien, il précisa qu'elle était blonde aux yeux bleus. Et d'ajouter dans la foulée : "elle est belle, elle s'appelle Justine." Je sens bien qu'il est tout gaga vu qu'il m'en parle beaucoup depuis cette fameuse matinée. En l'emmenant à l'école, j'ai eu l'occasion de voir Justine ; c'est effectivement une jolie gamine et tous deux semblent complices, ça se lit dans les regards qu'ils échangent dès qu'ils se voient. Thaly me l'avait toujours dit : "Il est beau gosse le Yoyo. Plus tard il fera des ravages." C'est vrai qu'il a une belle bouille, le petit-fils. Voila-t'y pas qu'en rentrant de l'école la semaine dernière, il s'est encore confié à moi, me disant : "les copains ont voulu pour qu'elle me fasse la bise et tu sais quoi ? Elle l'a fait." Il semblait à la fois heureux et troublé et il jugea utile de préciser que ça s'était passé alors qu'ils étaient dans les rangs. Apparemment il trouvait ça gênant, gonflé, osé. "Ils ont tellement insisté qu'elle m'a fait une bise sur la joue" ajouta-t-il. Que d'émotions pour son p'tit coeur qui joue la mélodie du bonheur. Je trouve ça mignon et trop chou.

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