Le journal de Jipé

29 novembre 2016

Les malheurs de Pipou

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Pipou est un chat adorable mais il a un gros défaut : il est très gourmand. Du temps où nous habitions Ostwald, ça ne posait pas trop de problème car il sortait, bougeait, se dépensait. Mais depuis le déménagement en octobre 2014 on ne le laisse plus sortir. Comme il aime manger, il a donc pris du poids et voici deux semaines, on a eu vraiment peur. Un soir où on le cherchait dans tout l'appartement, on a fini par le trouver couché par terre entre le fauteuil et le canapé du salon. On lui a dit de venir mais il ne voulait pas bouger. Thaly l'a alors pris et il a poussé un miaulement vraiment bizarre, comme un cri de douleur. Il semblait boîter et on a d'abord cru qu'il s'était fait mal à une patte arrière. Il s'est mis à marcher lentement, de façon peu sûre et s'en est allé squatter notre lit, se couchant sur la couette. Le lendemain il est resté toute la journée à cet endroit là, ne se levant que pour aller à la litière. Inquiets, on l'a emmené chez le véto. Quand on l'a mis dans la cage, il s'est remis à miauler étrangement. Au cabinet vétérinaire, c'est un jeune aux cheveux hirsutes qui s'est occupé de lui. Après l'avoir pesé, il a de suite pensé que son apathie était liée au poids. Il a fait une prise de sang et on a du poireauter en salle d'attente pendant quarante minutes. Comme on avait déjà attendu trois quarts d'heure avant qu'on ne soit appelé, on peut dire qu'on aura passé un bon moment là-bas. Il s'avérait finalement que Pipou a le foie trop gras, qu'il est trop gros et on se sent coupables. Quand il faisait son groumand devant la gamelle vide et qu'il nous regardait tellement tendrement, on craquait, on lui servait une dose de croquettes supplémentaire. C'était une erreur. Il savait si bien faire le malheureux. 

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Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le véto nous a dit qu'il ne fallait pas qu'il tombe dans l'anorexie, qu'il devait absolument manger pour se retaper. Aussi avons-nous du, les jours suivants, lui amener ses gamelles de croquettes ainsi que des boîtes de Gourmet (qu'il apprécia) au lit puisqu'il persistait à demeurer couché sur la couette. Fallait également lui donner un médicament et c'est Thaly qui s'y colla vu que c'était sous forme de seringue de laquelle sortait une sorte de pâte. Elle sait s'y prendre pour le forcer à ouvrir la bouche. Ce scénario dura six jours. Pipou nous faisait pitié. On allait le voir régulièrement, il changeait de position de temps à autre, paraissait nous regarder tristement mais ronronnait quand on le caressait. Parfois Turtle, son petit frère, venait lui tenir compagnie. La nuit, il dormait contre moi, me léchant le bras comme il le fait depuis environ deux mois.

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Arriva le vendredi 25 novembre. C'était l'anniversaire de Yoyo. Nous sommes allés fêter ça avec lui et ses parents mais en route on se disait qu'il faudrait retourner chez le véto. On avait cru que notre Pipou chéri se retaperait, le vétérinaire nous ayant dit qu'il irait mieux au bout d'une semaine. Ca faisait justement une semaine et on désespérait. Sitôt de retour à la maison, Thaly fila dans la chambre pour voir Pipou. Il n'était pas sur la couette ! On le trouva au salon. Il s'était levé, il allait mieux. Il a sauté sur la table du salon, est venu sur le canapé et on lui a ouvert la porte du balcon afin qu'il puisse prendre l'air. Il est directement allé boire à la gamelle que Thaly a posé là et dont elle change l'eau régulièrement. Celle-ci est toujours attentionnée pour nos chatounets. Nous étions contents de voir Pipou se promener partout. On le regardait  marcher, on l'observait, on le caressait. Le lendemain, il trottinait allégremment, venait manger à sa gamelle à la cuisine, reprenait sa p'tite vie d'avant. Ouf ! Ca allait réellement mieux. Depuis on fait très attention aux doses de croquettes qu'on lui sert et on veillera à respecter ça car c'est pour sa santé. On a bien retenu la leçon et c'est un bonheur de voir Pipou à nouveau en forme.

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18 novembre 2016

La nouvelle aventure

Cela fait deux mercredis que je me rends chez Carole et David pour m'occuper des petits-enfants tandis qu'ils sont au job. Récit de ces matinées qui constituent pour moi une nouvelle aventure.

Dame Pluie avait décidé de verser ses larmes sur la contrée. J'avais bien emmitouflé Maxou et il me donnait la main tandis qu'on marchait sous la pluie. Je déteste la pluie et Yoyo, son cartable d'écolier sur le dos, râlait aussi. Quand la sonnerie de l'école a tinté, Yoann est entré dans la cour. Je lui ai fait salut d'un geste de la main et je suis rentré avec Maxou. Carole et David m'avaient allumé la télé tandis que les enfants dormaient encore. Comme il fallait qu'ils partent tôt, j'étais arrivé chez eux à 6 h25. Je m'étais assis pour regarder les clips et j'étais tombé sur les pâtres folk mous du genou, les Frero Delavega en train de chanter une de leurs niaiseries. Je l'ai dit à ma sweet darling et je confirme ici : l'annonce de leur séparation est la meilleure nouvelle du mois de novembre. Je m'étais décidé à zapper quand soudain l'écran s'est empli de neige. Sachant que la télé de ma fille et de DD n'est plus de première jeunesse, je me suis dit "ah non, elle ne va pas claquer maintenant, pas quand c'est moi qui suis là". J'ai éteint, rallumé : de la neige ! Ok je sais qu'on approche de l'hiver mais quand même. Quand Yoyo s'est levé, je lui ai dit que la télé déconnait. Il a pris la télécommande, a actionné une touche en me disant "t'inquiète pas Papy, Papa m'a dit de faire ça quand ça marche pas." Et l'image est revenue. Ouf ! Il est dégourdi, le p'tit Yoyo, ça devient un grand mine de rien. J'ai préparé le p'tit déj des jeunes hommes puis j'ai changé Maxou. Ca c'est ma hantise, j'avais plus l'habitude, moi. Quand Maxou est chez nous, je me défile, je laisse faire Thaly. Voila c'que c'est quand on se la joue trop tranquille ! Puis, comme dit plus haut, nous sommes allés à l'école sous une sournoise averse.

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Maxou, lui, joue tout seul. Il prend des ballons, des petites voitures ou d'autres jouets et s'occupe. Faut juste participer, l'écouter chantonner. En fin de matinée, je lui remets son écharpe, son manteau et le bonnet et on part récupérer Yoyo à la sortie de l'école. Le premier mercredi, j'étais arrivé un peu avant midi moins le quart et il m'attendait, tout triste : "tu m'as oublié, Papy". Je ne comprenais pas. J'avais certes trouvé bizarre de croiser autant de parents avec leurs enfants en chemin et j'avais pensé qu'il y avait deux horaires différents, un pour les plus petits, un second pour les autres. J'ai alors répondu à Yoyo : "mais non, ta maman m'a dit midi moins le quart." Une mère de famille qui se tenait près de nous intervint alors, souriante : "le mercredi, ils sortent à 11 h30, contrairement aux autres jours." En fait, depuis que Carole prépare son CAP de pâtissière, elle est soit à l'école soit en stage et ne cherche donc plus son fiston à la mi-journée. Elle avait complètement zappé que l'horaire change ce jour là. Aussi étais-je à l'heure en ce second mercredi et Yoann était tout content. Une fois rentré, il s'amusa à lancer son doudou en l'air. Un moment donné, le doudou vint vers moi et je l'ai attrapé, je le lui ai relancé et c'est comme ça que le jeu est parti. On se lançait le doudou et Yoyo s'est soudain arrêté, clamant : "attends, je veux pas faire de mal à mon doudou, je vais chercher autre chose". Il est parti dans la chambre, est revenu avec une peluche puis un pelochon. On se lançait ça en riant et Maxou, lui aussi, se marrait de bon coeur. Même qu'il s'est mis à me lancer un ballon sur la tête, ce qui le fit bien rigoler. Et quand je fis semblant de râler, il éclata de rire.

Je n'avais plus qu'à réchauffer le repas préparé la veille par Carole. Comme Maxou s'obstine à vouloir manger seul, je me contente de le surveiller. Il en met certes beaucoup à côté mais il mange, surtout quand c'est le dessert, des P'tits filous aux fruits ou des Danettes. Lorsque David rentre du travail vers 13 h30 je lui fais le compte-rendu de la matinée et il prend le relais. Je rentre alors chez moi retrouver ma belle Thaly et je remets ça le mercredi suivant pour une nouvelle aventure auprès de mes petits-enfants si choux. 

 

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03 novembre 2016

Retour à Belmont

C'était la Toussaint et comme chaque année, ma maman souhaitait aller fleurir les tombes de mes grands-parents et de mon papounet. Aussi l'avons-nous emmenée à Belmont. Ca faisait belle lurette que je n'étais pas retourné dans ce village qui berça mon enfance. Quand j'étais gamin, j'y allais pendant les vacances scolaires et mon adorable Mémé était aux petits soins pour moi. Je disais alors que c'était le plus beau village du monde tant j'étais heureux d'y passer mes journées. C'est ma foi vrai qu'il a du charme, ce village suspendu au beau ciel bleu. 

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Alors que le brouillard régnait en épaisses nappes dans la plaine, nous sommes arrivés à Belmont (828 m d'altitude) sous un merveilleux soleil. Thaly n'arrêtait pas de s'extasier en trouvant l'endroit magnifique. Comme si elle ne le connaissait pas... mais ça l'épate à chaque fois qu'on y va. En voyant toute cette belle nature, elle disait aussi que ça lui faisait penser à "la petite maison dans la prairie" et ça amusa ma mère. Il faut dire qu'il y en a de la verdure ! Tout autour de Belmont ce ne sont que prés, champs et bois et le décor est effectivement grandiose. Chemin faisant, ma maman aura apprécié la beauté des houppiers des arbres. Elle aime quand, à l'automne, les feuilles se parent de couleurs changeantes. Pour ma part, j'ai été content de retrouver ce village adoré. 

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30 octobre 2016

Yoyo en vacances chez nous

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Yoyo aime bien venir chez nous et ça, ça fait plaisir. Je me souviens du temps où, pendant les vacances scolaires, ma soeur et moi allions à Belmont chez notre Mémé adorée. Celle-ci nous choyait et nos journées passées là-bas étaient belles. C'est donc avec cet esprit là que Thaly et moi accueillons Yoann durant trois jours pendant les vacances. On veut qu'il soit bien chez nous. Il était donc content que l'on renouvelle l'expérience entamée il y a environ un an, quand on l'avait gardé pour la première fois. Il se fait la belle vie et on est aux p'tits soins pour lui. S'il veut aller à l'ordi, il peut y aller, s'il veut un sandwich à la mousse de canard, Thaly s'empresse de lui en faire un. Et puis ma belle s'est amusée avec lui. Il était assis sur le fauteuil devant l'ordinateur et elle l'a fait tourner. "Cramponne-toi, tu vas faire un tour de manège"" lui a-t'elle dit et hop, elle a fait tourner la chaise. Yoyo riait de bon coeur. C'est un bon garçon, il écoute, ce qui -aux dires de Carole- n'est pas toujours le cas à la maison. C'est le privilège des grands-parents. Les mômes sont alors différents. Puis Yoyo comprend aussi quand on plaisante avec lui et ça fait du bien de rire. En plus il pose les bonnes questions, s'intéresse à bien des choses, preuve en est que lorsque Carole décide de faire un gâteau, il veut l'aider, connaître les ingrédients et participer à la confection du truc. Il aura donc passé trois belles journées auprès de nous et quand je lui ai dit qu'il fallait se préparer, que j'allais le ramener chez lui, il s'est exclamé : "déjà !" 

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30 septembre 2016

Les chatounets apprécient l'été indien

Les spécialistes prédisent un hiver très rigoureux. Auront-ils raison ? On verra bien. En attendant le soleil est toujours bien présent en cette fin septembre et nos chatounets apprécient cet été indien. Soit ils se prélassent à la loggia, devant la fenêtre, posés sur une caisse de rangement et un mini four que Thaly a soigneusement disposé pour leur bien-être, soit ils sont au balcon, couchés sur les chaises de jardin. N'ont-ils pas la belle vie ? En tous cas ce soleil fait un bien fou alors que l'automne est déjà bien entamé.

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22 septembre 2016

Les deux ans de Maxou

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Du haut de ses deux ans tout frais, Maxime ne réalise pas encore quand tombe son anniversaire. Aussi jouait-il, à la remise des cadeaux, avec des pions qu'il prend plaisir à mettre dans une boîte pour les sortir ensuite et les ranger à nouveau avec soin. Il aime faire ce genre de chose. Quand il est chez nous, c'est avec des bobines de fil qu'il s'amuse. Peut-être qu'il sera constructeur ou architecte plus tard ! Thaly tenait la boîte et lui, très concentré, disposait les pions. Nous étions alors au coeur de l'apéro et peu avant le repas, c'est à ma mère qu'il amena plein de jouets tout en lui souriant. Dans le même temps on discutait de mille choses avec David et Carole. Le changement de milieu professionnel de cette dernière se passe bien. Elle a eu du courage de se lancer dans pareille aventure. Back to school ! Eh oui, la revoici comme à l'école et quand elle a eu la note de 14 sur 20 pour les religieuses qu'elle avait fait, elle fut déçue. Même si c'était la première fois qu'elle en faisait, elle espérait mieux. C'est bien, ça prouve qu'elle est motivée et passionnée. D'autre part le patron de son premier stage d'une quinzaine de jours l'a fort bien noté, mettant des "très bien" partout. Aussi la question de ce mardi 20 septembre frisquounet était-elle la suivante : quel dessert avait bien pu confectionner Carole pour le second anniversaire de son fiston ? 

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Durant le repas, Maxou goûta à la quiche lorraine, sagement assis sur sa chaise haute. Il se sert de sa cuiller mais aussi, parfois, de ses doigts. Il y avait aussi une quiche au thon et c'est ce que je pris. Vint l'heure tant attendue du dessert. Et là je suis comme Yoann, je me réjouis. David aussi d'ailleurs qui se montre gourmand en de pareilles occasions. Quand Carole est arrivée avec sa réalisation, on a chanté "joyeux anniversaire", ce qui sembla amuser Maxou. C'était un gâteau trois chocolats et il était vraiment excellent. Comme d'hab ! Mais Carole, toujours désireuse de bien faire les choses, proposait aussi du Paris-Brest, des éclairs et des religieuses en supplément. Ce fut la fête pour nos panses. La soirée se terminait en apothéose.

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17 septembre 2016

Médoc 2016 : épisode 4, du malaise de Thaly au retour chez nous

Au beau milieu du mariage, je n'aurais jamais imaginé avoir à écrire ce genre d'article. Mais les faits sont là, hélas, et je vais donc relater du mieux possible ce qui s'est passé.

Heureusement que le gars m'avait aidé à retenir Thaly qui, inconsciente, était à présent couchée sur le sol. Il s'avérait que le gars en question est pompier bénévole et je ne le remercierai jamais assez d'avoir effectué les premiers gestes car j'étais totalement paumé, dépassé. Il glissa quelque chose (je ne saurai dire quoi, j'étais trop angoissé) sous la tête de ma belle, la fit se tourner sur le côté puis lui demanda si elle savait où on était. Elle répondit "non". Son papounet vint lui caresser la joue en disant : "c'est moi, Thaly, c'est ton papa". Elle le regarda, hébétée et bredouilla : "mais c'est pas mon papa". En des instants pareils, tu flippes grave et j'ai eu la trouille de ma vie. Quelqu'un posa une couverture sur ma femme. J'expliquai alors que celle-ci souffre d'une leucodystrophie qui n'entre dans aucune catégorie connue, qu'elle n'a par conséquent aucun traitement adapté et que sa neurologue (avec laquelle je me suis déjà accroché) se contentait de lui dire qu'elle devait vivre avec. Le gars était outré. Il m'expliqua qu'un neurologue, au lieu de sortir de pareilles inepties se devait de trouver une solution. Il demanda ensuite aux gens de s'écarter afin que Thaly ait de l'air puis lui et un autre type se concertèrent et décidèrent d'appeler les pompiers. Thaly revenait doucement à elle et le pompier bénévole répéta sa question : "Nathalie, tu sais où on est ?" Elle répondit "oui, au mariage de ma soeur". Elle reprenait enfin ses esprits et on l'installa sur une chaise. 

Les pompiers arrivèrent, prirent la tension, posèrent des questions et emmenèrent Thaly dans leur camion où ils l'allongèrent. Ils se montrèrent très sympas et rassurants tout au long du trajet. A nouveau lucide, ma belle discutait avec eux. C'est à la clinique de Bordeaux-Nord qu'ils nous amenèrent. Le personnel soignant fit s'allonger Thaly dans un box et prit sa tension. Celle-ci était redevenue normale. Puis un membre du personnel, très calme, très sympa lui fit un électrocardiogramme qui s'avéra bon. Au bout d'une heure, une aide-soignante vint pour une prise de sang. Je comptais le nombre de tubes qu'elle utilisa ; il y en eut sept. Et la longue attente commença. Entre-temps, Corinne m'avait demandé des nouvelles par texto et je l'avais informé de la situation. Puis Patricia s'était manifestée à son tour, disant qu'Eric nous chercherait à 7 h du matin. Le gars très gentil m'amena une chaise. Les minutes passèrent, puis les heures. Je luttais contre le sommeil, surveillant ma petite fée et jetant de temps à autre un regard à la pendule suspendue au-dessus de l'entrée du bloc. A quatre heures trente, une aide-soignante arriva. Je la hélai pour demander ce que ça donnait et elle me répondit : "on a eu les résultats de la prise de sang, un médecin va venir". Et le temps continua de s'écouler. Je vis le gars sympa finir son service et je regardai l'heure : 6 h. Au début les Urgences méritent leur nom mais ensuite ça devient les Attentes. Pendant que le médecin dort, ses subalternes font tout le boulot puis les patients poireautent. A 8 h du matin, il était clair (et somme toute logique) que personne ne nous chercherait et nous attendions toujours que le médecin daigne venir. Thaly avait dormi par instants tandis que je luttais sur ma chaise pour ne pas somnoler. Je pensais à ma pauvre Thaly allongée à côté de moi mais aussi à son sac à main et à l'appreil-photo posés au sol. J'étais pareil à la personne qui demeure assise en discothèque et qui dit "non je n' danse pas, je garde le sac de ma copine".

A 8 h15, Thaly et moi prîmes d'un commun accord la décision de nous casser. A peine étions-nous dehors, dans la fraîcheur du matin, qu'un infirmier nous rattrapait. Enfin on s'intéressait à nous ! "Mais qu'est-ce que vous faites ?" Je me suis retourné. J'étais en colère, j'étais naze, j'étais rebelle et pour rien au monde je n'aurais fait-demi-tour. Je sais, nous n'étions pas sérieux mais on en avait ras la casquette. J'ai répondu : "on s'en va". L'infirmier rétorqua qu'on ne pouvait pas partir comme ça. Je lui ai alors dit gentiment qu'on attendait depuis 4 bonnes heures que le médecin consente à venir, qu'on en avait marre. Mais avant de partir comme des princes, nous lui avons demandé où se trouvait la station de tram la plus proche. Il nous indiqua le chemin et on le prit. On était là comme deux zombies ayant atterri par mégarde dans un film romantique, moi ne connaissant pas du tout Bordeaux et Thaly ignorant tout de Bordeaux-Nord. Mon objectif était le suivant : rejoindre la gare Saint-Jean d'où on prendrait le train pour Moulis. Thaly avait retrouvé tous ses esprits mais avait un peu mal aux jambes. On fit donc une pause en cours de chemin puis, une fois arrivés à la station de tram, on demanda à deux dames quel était le tram pour St-Jean. "C'est celui-ci" nous répondirent-elles. On patienta une douzaine de minutes. Avec sa légère robe de soirée, Thaly grelottait sous les assauts d'un vent matinal sournois. Une fois à la gare, on prit deux billets direction Moulis. Par chance, un train partait 25 minutes plus tard. Restait à savoir sur quel quai aller et après une attente de cinq minutes, le tableau des horaires se mit à jour. Notre train figurait sur la troisième ligne. Le premier affichage indiqua le quai 4, le second le quai 3 et pour le nôtre un A s'afficha. "C'est quoi, ça, A ?" me suis-je exclamé. J'ai regardé alentour. Un jeune homme consultait son smartphone. Je me dis qu'il avait une tête d'expert en énigmes SNCF et, effectivement, il put nous renseigner. 

Une fois dans le train, Thaly envoya un texto à la douce Manon pour l'avertir de notre arrivée en gare de Moulis à 10 h10. Et là j'ai craqué ; je me suis endormi. Arrivés à Moulis, on poireauta cinq minutes à la sortie de la gare, à deux pas du parc où, la veille, les mariés et les invités avaient posé pour de jolies photos. Eric arriva au volant de sa fourgonnette et nous amena à Avensan, chez Patricia et Bertrand. Tandis que Thaly racontait la nuit passée aux Urgences, Patricia proposa que l'on prenne le petit déjeuner. Petit à petit, les invités qui avaient campé sur la pelouse s'éveillaient. Brusquement une masse musculaire me grimpa dessus. C'était Jafar, le boxer de nos hôtes qui venait me lécher la figure. 

Le repas de midi aurait lieu à la salle des fêtes avec les invités qui étaient restés là. Si bien qu'on était encore un bon paquet à passer à table après le sacro-saint apéro. Une fois le repas terminé, certains retirèrent les nappes et plièrent les tables. Tout alla très vite. Je pris un large balai afin de nettoyer le sol et je fus bientôt aidé par Meg et Didier, ex-mari de Patricia resté en bons termes avec celle-ci et s'entendant fort bien avec Bertrand. En une heure à peine, la vaste salle était nickel. Décidément très attentionné, Jeremy ramena Megges, Kevyn et Manon et quand Thaly dit au revoir à ses enfants le moment fut très émouvant. Je n'ai plus pris de photos ce jour là, j'étais un peu à l'Ouest... ce qui explique que cet article, contrairement aux précédents, contienne peu de photos. A 19 h, on regagna le domicile des mariés. Outre ceux-ci et nous, il ne restait à présent que Philippe, Françoise et une amie se prénommant également Patricia. Je suis allé jouer avec Jafar. Agé de deux ans, ce brave toutou est encore tout fou et il prit plaisir à chercher la balle que je lui lançais. Cette baballe verte, il l'a éclatée depuis longtemps mais il semble l'adorer. Je me suis alors accroupi face à lui et il s'est précipité sur moi pour me léchouiller avec enthousiasme, me renversant carrément.

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Durant le repas, Bertrand et Philippe, véritable pince-sans-rire, se lancèrent des vannes avant que la discussion ne bascule sur Johnny. Philippe et moi venions de nous trouver un point commun, au grand dam du "jeune marié" qui, au bout d'un moment, en eut marre que l'on ne cesse de parler de l'idole des jeunes. Mais moi, quand on me branche zique, je ne m'arrête pas comme ça. Alors on a évoqué Téléphone, Goldman, Eddy Mitchell et Patricia en profita pour mettre de la musique. Au moment du fromage, Jafar est venu chez moi quémander un morceau de camembert. C'est peu après minuit qu'enfin nous sommes allés nous coucher. Il s'agissait de se lever à 4 h30 du matin et là, Bertrand assura. Il se leva sans problème mais avec une extinction de voix. Il avait tant parlé, crié et chanté ces deux derniers jours ! On se relaya à la salle de bain et ce fut le départ pour Mérignac. Ca roulait bien et on se fit de gros bisous à l'aéroport. Notre aventure girondine prenait fin. Hormis le malaise de Thaly, on en garde d'excellents souvenirs.

Totalement en manque de sommeil, on s'endormit dans l'avion, lequel se posa à 8 h15 à Entzheim. Si Carole nous avait amenés à l'aller, c'est Brigitte qui nous attendait au retour. Elle avait préparé une thermos de café et acheté des croissants et des petits pains au chocolat. Et c'est avec un immense plaisir qu'on retrouva nos trois chatounets dont Carole s'était occupé consciencieusement durant notre séjour dans le 33. Il ne nous reste à présent que les photos et nos souvenirs.

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16 septembre 2016

Médoc 2016 : épisode 3, le mariage de Patricia et Bertrand

La terrasse et la pelouse étaient déjà pleines de monde quand nous arrivâmes chez Bertrand et Patricia. Thaly et moi fûmes heureux de retrouver Kevyn et Megan. Manon, la belle chérie de Kevyn, était également présente et ce fut un plaisir de la rencontrer enfin. Bertrand rameuta soudain les troupes ; fallait aller à la mairie d'Avensan. Là-bas, le parking contient suffisamment de places pour stationner. Arrivant sur le palier de la mairie, Bertrand me remarqua et dit à sa maman qu'il tenait par le bras : "tu vois, lui, il tient une brasserie-choucrouterie à Strasbourg". Toujours le mot pour rire, ce cher Bert ! Il n'y avait pas assez de chaises à l'intérieur de l'office et certaines personnes durent rester debout. A son tour, Patricia entra au bras de son papounet et rejoignit Bertrand, lequel se lança dans une longue conversation avec le maire de Moulis venu en ami et l'adjoint au maire d'Avensan qui allait célébrer le mariage. Il y eut des boutades et des éclats de rire entre ces trois amis. Bertrand connait décidément beaucoup de monde. Vêtue d'une robe rose courte à l'avant et longue derrière, la mariée paraissait toute timide. L'adjoint au maire dit enfin de son accent chantant : "bon, si ça n' vous emmerde pas trop, on va commencer". Jamais je n'avais vu ça lors d'un mariage ! Il y eut donc les textes de loi, le "oui" joyeux des époux, l'échange des alliances puis, au moment de signer, Betrand regarda malicieusement sa femme et lança : "je signe mais c'est la dernière fois". Il y eut le bisou de circonstance et quand les époux sortirent de la mairie, Eric et d'autres personnes, munis de tubes à bulles, s'appliquèrent à faire de jolies bulles colorées. La mariée était toute belle avec ses yeux pétillant de joie et quelques mèches rebelles dansant sur son front.

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Le convoi d'anges heureux prit ensuite la direction du château Maucaillou afin d'y faire des photos dans le joli parc. Bruno, le photographe, peina à rassembler tout le monde pour une gigantesque photo de groupe avant d'amener les mariés à poser sur le perron du château ou devant une fontaine. Il y avait aussi cette statue de taureau qui trônait au milieu du parc et Bertrand monta dessus pour aussitôt crier au photographe : "dépèche-toi, c'est chaud, j'ai les couilles qui brûlent".

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Patricia et lui avaient tenu à faire les choses bien. Aussi avaient-ils loué la toute nouvelle salle des fêtes d'Avensan et fait appel à un traiteur, lequel servit l'apéro en extérieur. Thaly, Corinne, Megges et moi burent plusieurs verres d'un punch qui n'était pas violent. Une dame passait souvent parmi les invités avec maints toasts et verrines variés. Il faisait bon en ce début de soirée et au bout de deux heures, tout le monde passa à table pour déguster l'entrée, à savoir un tartare de Saint-Jacques à la crème de pois parfumés à la menthe. Mais avant cela, le DJ tendit le micro à Bertrand pour un speech et, étonnamment, le nouveu marié parut embarrassé. Il se lança finalement dans un bref discours en ayant surtout une pensée pour son papa adoré parti au royaume des cieux un mois plus tôt. 

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En attendant le plat principal (de la noix d'entrecôte avec une sauce aux cèpes) le DJ diffusa des morceaux rythmés et Corinne, Eric et Lisa s'empressèrent de rejoindre les autres danseurs sur la piste. Thaly et moi décidâmes d'aller aussi remuer du popotin. Déchaînée et souriante, Corinne virevoltait, faisant tournoyer sa jolie robe vintage. Il y eut ensuite le jeu des chaises où les participants doivent courir pour récupérer auprès de l'assemblée soit une chemise soit une chaussure. C'est Bertrand qui choisit les participants et parmi eux figuraient Kevyn et Corinne. Ceux-ci se donnèrent à fond mais furent hélas éliminés peu avant la finale.  

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L'ambiance était excellente et c'était beaucoup dû à la bande d'amis de Patricia et Bertrand. Je ressentis combien cette clique était soudée, complice et apte à faire la fête, notamment lorsqu'à la diffusion de "Last night", tous se mirent en ligne pour danser le madison en exécutant à la perfection les mêmes mouvements. Mais avant cela il y avait eu la chanson de Patrick Sébastien, "Tourner les serviettes" et chacun avait fait tourner au-dessus de sa tête sa serviette aux couleurs de la robe de la mariée. Et ça chantait, et ça riait ! Et Bertrand, au milieu de la salle dansait comme un possédé en agitant sa serviette. Il y eut aussi ce rock excitant dansé par Régine et Didier Eyquem sur un bon vieux truc de Jive Bunny. Le DJ passa ensuite une chanson "dance" très entraînante qui fut un peu le fil rouge de la soirée puisqu'elle fut rediffusée au moment du dessert. Et là, ce fut le show d'un Bertrand déchaîné, dansant avec Patricia devant les gâteaux ou faisant mine de lécher le couteau.  

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Vint alors un jeu où certains hommes, dont Eric, durent danser un french cancan topless et en jupette, coiffés de perruques. Un moment mémorable, Eric ayant même un boa noué autour du cou. Et la danse reprit de plus belle avec entre autres "Dragosta din tei" ou "Partenaire particulier". Il était deux heures du matin. Thaly me demanda de venir avec elle prendre l'air. Une minute plus tard ses parents, désirant rentrer, vinrent nous dire "au revoir" et c'est à cet instant là que, soudain, ma belle se mit à pousser une kyrielle de cris effrayants. Ca faisait quelque chose comme "ah ah ah ah" et, l'espace d'une seconde je crus qu'elle déconnait. Mais je me rendis vite compte que quelque chose n'allait pas. Je la pris par la taille, demandant ce qui se passait mais elle ne me répondit pas. Elle tomba en arrière et, aidé par un invité qui avait été alerté par ses cris, je la retins afin que sa tête ne heurte pas le sol. La soirée basculait d'un seul coup dans le tragique.

A suivre...

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14 septembre 2016

Médoc 2016 : épisode 2, chez les parents de Thaly

A peine étions-nous entrés chez Michel et Francine qu'une petite boule de poils se précipitait vers nous. C'était Léa, la petite chienne que les parents de Thaly ont adopté après le douloureux décès de Chipie, leur caniche. Nous sommes tous tombés sous son charme, nous voulions tous la caresser, la prendre dans nos bras. Lisa fut la plus rapide à saisir Léa qui s'empressa de la lécher. Michel, ce papounet tant aimé de ses filles, alla dehors faire les grillades tandis que Francine me disait en ouvrant le frigo : "j'ai pensé à toi, Jean-Pierre, j'ai pris du grenier médocain". Une attention très touchante. Il y eut bien sûr, d'abord, en priorité absolue, l'apéro et Michel m'annonça qu'on irait à l'océan Atlantique. Je fus content, j'allais enfin le voir. Après le repas, Corinne et Lisa partirent, Coco tenant à passer le pont d'Aquitaine avant 16 heures, lorsque le trafic se fait trop dense. Michel et Francine nous montrèrent alors leur basse-cour située sur la gauche dès que l'on sort de la maison. Là il y a Arthur le coq qui se pavane au milieu des poules, lesquelles ont toutes un nom.

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C'est peu après 16 h que le papounet de Thaly prit le volant pour aller, dans un premier temps, à Hourtin. Tout en roulant sur la longue route bordée de pins, il me parlait de la sécheresse et des vignes qui auront marqué toute son existence. J'aime quand il raconte, on sent toute la passion qu'il a pour son cher Médoc qui, c'est vrai, est magnifique et enchanteur. Après une virée à Hourtin-Lac, il nous mena à l'océan. Il faisait frais subitement, il y avait un peu de vent et le ciel s'était assombri. "Ah c'est marée basse" s'exclama Michel en voyant l'immense étendue d'eau. Il n'y aurait donc pas de grosses vagues et Thaly fut déçue pour moi qui découvrait l'océan Atlantique avec des yeux émerveillés. Je décidai alors d'aller y faire trempette. Pour cela il faut descendre un escalier en bois assez abrupt planté sur la dune. Thaly et son papounet m'accompagnèrent mais Francine, ayant un peu froid, décida de retourner avec Léa à la voiture. Et, enfin, j'eus les pieds dans l'océan ! J'étais heureux comme un gitan au Salon de la Caravane. Thaly reçut alors un sms de Corinne disant qu'elle était bloquée dans un bouchon dû à un accident sur le pont d'Aquitaine.

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Lorsqu'il part en voiture, Michel n'est jamais pressé de rentrer. Il aime se balader dans sa région et partager son plaisir avec les autres. Aussi décida-t'il d'aller au port de la Maréchale, un endroit où son épouse et lui venaient souvent flaner avec leurs filles du temps où elles étaient petites mais aussi avec Chipie. L'endroit est merveilleux et si calme que l'on ne peut que s'y sentir bien. Ce fut l'occasion pour nos hôtes de promener la petite Léa en laisse. Tandis que Michel consultait un panneau expliquant l'histoire du lieu et des marins disparus, je ne pus m'empêcher de faire le singe en me balançant à la branche d'un arbre tout proche. De retour à la Naude, on se rendit à l'ancien poulailler où un autre coq, très beau, règne sur sa colonie de poules donnant de bons oeufs frais. Michel en récupéra d'ailleurs une demi-douzaine. 

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Après le repas du soir, Michel et moi avons regardé PSG-Metz à la télé. On adore parler de sport tous les deux et quand le match de foot fut terminé, Michel changea de chaîne afin de suivre le tennis à Flushing Meadows. Thaly et sa mère s'étaient exilées au salon pour suivre Koh-Lanta mais elles ne firent que papoter. Francine se laissa aller à maintes confidences et quand il fut l'heure d'aller au lit, le canapé d'angle fut converti en un grand lit afin que nous puissions y dormir. Le lendemain matin, le soleil pointait déjà ses dards chauds sur la Naude. En allant sur la terrasse avec Léa, j'ai apprécié la nitescence de deux papillons s'en allant colorer le ciel à tire-d'aile. Il faisait déjà chaud. A midi, Michel décida qu'on mangerait léger vu que le soir, au repas de mariage, on s'en mettrait plein la panse. Ce n'était pas gênant tant le hors-d'oeuvre fut copieux. Il fallut alors se préparer et Michel se fit réprimander par son épouse, celle-ci estimant qu'il avait mal mis sa chemise dans le pantalon. On prit la route pour Avensan, chez Patricia et Bertrand où tous les invités devaient se réunir afin de fleurir les voitures.

A suivre...

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13 septembre 2016

Médoc 2016 : épisode 1, chez Corinne et Eric

Quatre ans après notre dernier passage dans le Médoc, nous sommes enfin retournés en Gironde. Patricia, la soeur aînée de Thaly allant se marier avec Bertrand le tout fou, c'était l'occasion rêvée pour ma belle d'un retour sur ses terres natales. Comme notre séjour fut riche en émotions variées et qu'il y a énormément de choses à raconter, je vais scinder le tout en plusieurs épisodes.

(Je rappelle qu'un simple clic sur une photo permet de l'agrandir)

Episode 1

La nuit venait de tomber sur Mérignac quand l'avion se posa sur le tarmac. Comme convenu, Corinne et Eric nous attendaient à la sortie de l'aéroport. Ils en avaient eu pour une heure de route et pour le retour, Corinne se mit à l'arrière de la Toyota afin de mieux papoter avec sa soeurette. Et Thaly en avait des choses à raconter, faisant parfois rire son aînée si heureuse de la revoir. Une fois à destination, à Coutras, on a pris l'apéro sur la terrasse. C'est alors que deux frelons asiatiques sont venus troubler ce moment de bien-être. Dans ces cas là Eric garde son calme, s'empare d'une raquette électrique qu'il pose sur le frelon tout en appuyant sur un bouton du manche afin d'électrocuter la bestiole. Il est habitué à cette pratique mais j'en parlerai un peu plus tard. Il faisait relativement frais et nos discussions animées nous amenèrent jusqu'au repas. Lisa n'étant pas là, Corinne nous proposa sa chambre pour la nuit. Une chambre parfaitement aménagée avec douche à l'italienne et lavabo, à l'image de cette maison moderne où la cuisine équipée et le vaste salon-salle à manger ne font qu'un. Caline, la jolie chattounette vint se montrer, se laissant caresser. Celle-ci adore sa petite vie peinarde, partant souvent en vadrouille sur le vaste terrain.

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La fraîcheur matinale du lendemain fut bien agréable. Il y eut même un peu de pluie mais ça ne dura pas ; ce fut juste un pipi de chat. On put alors visiter les lieux. Eh ben y a effectivement du terrain ! D'un côté il y a la piscine puis, un peu plus loin, un enclos où évoluent les poules, une oie et un jar et enfin, en contrebas, une rivière. Ceint d'arbres et de verdure, l'endroit est reposant. De l'autre côté de la maison se trouvent un potager ainsi qu'un local où Eric entasse tous ses outils, des paniers en osier, sa planche de surf et bien d'autres choses encore. Ca pourrait être un capharnaüm mais tout est parfaitement rangé. De l'autre côté un parterre de fleurs entretenu d'une main experte par Corinne embellit l'endroit. Eric nous dirigea ensuite vers les ruches installées à quelques mètres de là. Nous recommandant de rester à distance, il nous expliqua qu'il était satisfait, qu'il avait obtenu 30 kg de miel l'an passé mais qu'il devait lutter perpétuellement contre les frelons asiatiques, lesquels attaquent et tuent les abeilles sortant pour aller butiner. D'ailleurs, pendant le petit quart d'heure qu'il passa à évoquer cette passion, il attrapa deux maudits frelons rôdant autour des quatre ruches. Contrairement à la veille où il s'était servi de sa fameuse raquette, il s'empara d'un filet à papillons pour les capturer et ensuite les écraser. 

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Peu après midi, il dut aller dispenser ses cours à ses élèves et nous avons accompagné Corinne à la gare de Coutras pour récupérer Lisa qui avait fini sa semaine d'études. Dans la foulée, Coco nous fit visiter la ville avant de nous emmener à l'Intermarché du coin où nous avons pris du déodorant et de l'eau de toilette vu que maintenant, lorsque l'on prend l'avion, il n'est plus possible d'emmener ce genre de produits. C'est une prévention rassurante dans la lutte contre les attentats mais ça oblige à tout racheter une fois sur place. Corinne avait certes mis gants de toilette, gels douche et serviettes à notre disposition mais je tenais à avoir mon déo. Au retour, je me suis assis au bord de la piscine afin de tremper mes pieds, ce qui eut pour effet de me rafraîchir, le soleil cognant bien fort. Pendant ce temps là, Thaly et Corinne s'étaient mises à parler de l'ancien temps, de leur jeunesse insouciante, ce qui donna envie à Coco de chercher les albums-photos qu'elles regardèrent joyeusement. Quand Eric rentra, sa chérie lui confia le plaisir qu'elles avaient eu à se plonger dans les souvenirs. Eric dit alors qu'il avait encore une cassette VHS du premier mariage de Patricia, qu'on la regarderait après le repas. 

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Le soir, après le sacro-saint apéro, Eric nous fit de l'entrecôte et proposa une excellent St-Emilion pour l'accompagner. Puis il y eut le bon gâteau noix de coco-chocolat fait par Corinne, celle-ci ayant son anniversaire en ce jeudi 8 septembre. J'ai entonné le happy birthday de circonstance et tout le monde a suivi. Puis Eric nous pria de venir dans son local à outils afin de visionner la cassette. Il avait branché le magnetoscope sur une vieille télé et la diffusion du film enchanta tout le monde. Lisa découvrit même qu'Eric avait des cheveux. De retour au salon, on proposa de dormir sur le canapé du salon afin que Lisa puisse réintégrer sa chambre mais Corinne s'y opposa, tenant à ce qu'on soit bien. Eric et elle auront vraiment été aux petits soins pour nous. 

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Et une nouvelle matinée arriva avec une température déjà plus élevée que la veille au réveil. Il allait encore faire chaud ! On prit la route du Médoc à 11 heures afin d'aller chez les parents de Thaly et Corinne. Une nouvelle étape allait commencer pour nous.

A suivre...

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