Le journal de Jipé

14 avril 2018

Megan, la jeune femme qui fait rire les gens

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Elle est la jeune femme qui fait marrer ses collègues. Megan est un vrai clown et ça ne date pas d'aujourd'hui. Elle a toujours été comme ça, gaie, souriante et disposée à faire rire la galerie. Moi perso je l'ai connue alors qu'elle avait 13 ans. Elle était déjà enjouée, espiègle et faisait rire sa mère. Toutes deux étaient complices et s'entendaient à merveille. Et quand Meg imitait Boy George, l'idole de Thaly, celle-ci était enthousiasmée. Je me disais que Megges avait l'insouciance de la jeunesse. Dix années se sont écoulées et elle est restée la même. Elle a cette merveilleuse qualité qu'est l'équanimité. Elle est toujours bien lunée et reste toujours pareille quelles que soient les circonstances. Jamais je ne l'ai vue en train de ronchonner. Elle ne se prend pas au sérieux, cultive l'auto-dérision et amène sa bonne humeur partout où elle passe. Elle avait son anniversaire vendredi. Un vendredi 13 mais avec elle ce ne sont pas les griffes de la nuit mais les kifs de la vie. Et sa vie a changé cette dernière année. Embauchée à Gifi, elle s'y sent bien. Là-bas, dès qu'elle a un moment, c'est conneries et délires au programme avec vidéos complètement loufoques et photos snapchat déjantées. Ses collègues n'arrêtent pas de se bidonner avec elle et sa cheftaine, Céline (que l'on a vue à Noël) n'est pas la dernière à se marrer. Elle avait hébergé Megan pendant plusieurs mois. On la remercie vivement au passage. Mais depuis peu, Megges a pris son envol. Elle s'est trouvée un charmant petit appartement. Elle apprend encore la vie mais elle fonce. Et toujours avec le sourire. 

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19 mars 2018

Des scrupules à manger cette merveille en chocolat

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Carole m'a offert ce joli lapin en chocolat qu'elle a entièrement fait et pour la première fois de ma vie, j'ai eu des scrupules à manger du chocolat. D'ordinaire, lorsque j'ouvre une tablette, je la finis avant la fin de la journée. Même chose avec un lapin de Pâques ou un Père Noël en chocolat. Mais là... Il est si beau ce lapin ! Et Carole s'est appliquée à dessiner tous les détails. Certains sont en massepain mais les yeux, par exemple, ont été réalisés au cornet. Le cornet, c'est cet ustensile en forme de poche qui permet d'écrire, par exemple "joyeux anniversaire" sur un gâteau... ou des textes de ce genre. En janvier, Carole était loin de maîtriser cette technique. Son patron, décidément fort sympathique, la conseilla alors puis la laissa s'entraîner. Le regard est particulièrement important, expliqua-t-il. Si  les yeux du sujet sont loupés, ça fout tout en l'air. A présent ma fille sait réaliser cela. On ne se rend pas compte du travail que ça représente et de l'application nécessaire. Pendant deux jours je n'ai pas osé toucher à ce chef d'oeuvre. Je me suis contenté de le regarder. Le troisième jour, j'ai failli le croquer puis je me suis ravisé. Non, ce lapin était décidément trop beau. Et puis, au coeur du quatrième jour, je me suis tout de même décidé à le déguster, me disant qu'il faudrait bien que je le fasse un jour avant qu'il ne soit périmé. Ca m'a réjoui le palais, il était fort bon.

 

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03 mars 2018

Carole la battante a 34 ans

Un vent vicelard se lève en cette soirée du 1er mars lorsque nous nous rendons à Lingolsheim pour fêter l'anniversaire de mon bébé. Eh oui Carole a beau avoir 34 ans, elle reste mon bébé. Elle nous ouvre la porte, toute souriante et aussitôt Zizou, ce petit curieux, vient nous voir en miaulant. D'emblée Thaly montre à David la tablette qu'elle vient de s'offrir, lui demandant comment elle peut se connecter en wi-fi à la maison. En moins de dix minutes, DD l'expert lui règle le problème. Du coup j'avais laissé mon appareil-photo, me disant que ma belle prendrait les photos. Ne maîtrisant pas encore totalement son nouveau joujou, Thaly fera des clichés (ci-dessous) mais force est de constater qu'une tablette ne donne pas des photos d'une fabuleuse qualité.

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Comme d'hab l'apéro se passe dans la bonne humeur. Maxou chantonne beaucoup tandis que Thaly et Carole papotent ensemble. Deux grandes timides. Quand elle ne connait pas bien les gens, Thaly est effectivement réservée mais avec Carole c'est l'entente parfaite. Quant à ma fille, qu'est-ce qu'elle était timide étant petite ! C'est d'être dans le monde du travail, dans la cour des grands qui lui a donné plus d'assurance. A table c'est de l'émincé de poulet avec des frites au menu puis arrive le dessert : un vacherin. C'est Carole qui l'a fait et il est magnifique, gigantesque. Je m'attendais à ce qu'elle concocte un truc au chocolat vu qu'à son boulot, elle apprend énormément de choses mais elle a voulu faire plaisir à son DD d'amour qui adore le vacherin. Carole est rayonnante. C'est dû au fait qu'elle se soit enfin décidée à quitter sa patronne à Hochfelden. Celle-ci était lunatique, tyrannique et lui faisait faire trop d'heures, beaucoup trop d'heures. Elle bosse à présent à Illkirch et elle revit. Son patron, pourtant très réputé, est d'une extraordinaire gentillesse. Il aime tant son métier qu'il prend plaisir à transmettre son savoir, montrant plein d'astuces et de techniques à Carole. Ca la rassure car l'examen se profile à l'horizon. Ce n'est que dans trois mois mais elle y pense déjà. Je suis sûr qu'elle le décrochera ce CAP de chocolatière. Ca récompensera sa volonté car c'est une battante. Elle est consciencieuse, volontaire et tenace. Et maintenant elle est en mode "warrior".

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Quand nous sommes partis, ça caillait encore plus, la faute à un vent glacial décidément de plus en plus effronté. J'ai regardé ma douce petite femme et j'ai répété ma phrase-fétiche depuis quelques semaines : "vivement le printemps !" 

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06 février 2018

Le retour de la neige

En ce dimanche 4 février, de gros flocons se sont mis à tomber au milieu de l'après-midi. La neige faisait son retour et Thaly était toute contente, disant sans cesse : "qu'est-ce que c'est beau !" Finalement la neige n'a pas tenu au sol mais une chose est sûre : l'hiver n'est pas encore fini.

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06 janvier 2018

Les clichés trop fun de Megan

On s'est bien amusés à Noël avec Megan, la magicienne experte en applications fun. On lui avait demandé de nous envoyer les photos qu'elle avait prises grâce à Snapchat ; elle avait promis qu'elle le ferait. On vient de les recevoir et je ne résiste pas au plaisir de les publier ici.

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02 janvier 2018

Un merveilleux Réveillon chez Brigitte

Thaly et moi sommes arrivés les premiers chez Brigitte qui nous avait invités à passer chez elle la soirée menant de 2017 à 2018. En nous débarrassant de nos vestes, René nous annonça qu'il se sentait flagada. Arrivé avec Yolande, Antoine confia que lui aussi ne se sentait pas au top, qu'il avait mal partout. Il fut pourtant le premier à animer les débats lorsque Bruno et Elvire se mirent à table avec nous pour l'apéro. Je le trouvais bien, moi, l'ami Antonio, pas du tout mou du genou mais pipelette comme jamais et enjoué. On a tous refait le monde, en véritables rebelles puis, comme Elvire me rappelait que ses parents sont italiens, je me suis mis à évoquer la variété italienne, épaulé par ma belle petite femme et Bruno. Et quand j'ai cité Drupi, Elvire a marqué son étonnement. J'ai fait le mec outré. Ma cosa toi pas connaître Drupi ? Et sa chanson que j'adorais tant : Sereno E' ! Je lui ai dit : "tu regarderas demain sur YouTube". Puis, voyant qu'elle s'emparait de son portable, j'ai ajouté : "ben tu peux même voir tout de suite". C'est qu'elle est équipée comme les djeun's, la douce Elvire, ultra high-tech. Etant aussi à la page, Antoine s'empressa de chercher sur son appareil et je l'ai taquiné : "faut écrire Drupi, pas Droopy". Bruno riait. Si j'avais conversé avec Elvire aux 60 piges de Brigitte en septembre, je n'avais en revanche pas causé avec son chéri. Cette soirée était donc l'occasion de faire connaissance et on s'est mis à parler football en général et Racing en particulier. L'apéro était guilleret, y avait des sourires, de la joie, des éclats de rire, y avait des Apéricube, des feuilletés, des mini-saucissons, des olives et des crevettes et Brigitte appréciait cette ambiance chaleureuse où régnait la bonne humeur. Depuis plusieurs semaines son frère est hospitalisé, prisonnier des pinces du "crabe", cette saloperie. Cette soirée lui changeait les idées. 

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Sonna le moment de la raclette. Un plaisir que ce repas qui, de surcroît, permet à la maîtresse de maison de rester à table avec les convives. De la charcuterie à gogo et du bon pinard accompagnaient les rations de fromage. Les sujets de discussion étaient variés : comment nos couples se sont formés, le décès de Johnny, la série Games of Thrones ou encore le bon pain en boulangerie. C'est alors qu'Antonio évoqua son job de chauffeur de maître effectué de temps à autre. Il expliqua en détails en quoi cela consistait. Et de lancer combien Rachida Dati était charmante, toujours en talons, très classe et sympathique. "Hé oh Antonio, on se calme !" ai-je dit. Il riait de bon coeur et révèla combien il aimait les petits pas félins de Tina Turner sur ses talons aiguilles. Ma parole, il sera chaud-bouillant en 2018, Antonio ! Ardent et euphorique, il nous balançait ses coups de coeur. C'est aussi ça les soirées entre potes, se laisser aller quand on se sent heureux, à l'aise. Et de nous montrer les photos des voitures qu'il conduit lorsqu'il emmène des personnalités. Des p'tites bombes ! Les voitures, pas les politiques. Et d'avouer qu'il s'en était allé un jour sur les autoroutes allemandes pousser l'un de ces bolides jusqu'à 260 à l'heure. Mais c'est qu'il est rock et destroy, Antonio ! Il nous la joue bad boy, after-punk et tutti quanti comme dirait Elvire.

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On eut le temps de déguster la bûche glacée avant minuit. Quand 2018 arriva, la cité que l'on voyait du balcon s'embrasa de mille feux. Sous le regard de Dame Lune bien pleine cette nuit, les pétards en tous genres s'échappaient des blocs de béton, colorant le ciel d'encre et l'on vit même quelques lanternes en papier s'envoler. On se fit des bisous avec les voeux de circonstance pour cette nouvelle année en insistant sur la santé. C'est qu'on n'a plus vingt ans et Antonio, décidément disert, clama qu'il tenait à profiter de la vie, tout pouvant arriver tellement vite. Brigitte ouvrit alors une bouteille de Crémant. J'avais encore mon café à finir et voila que le Crémant, clair et pétillant, dansait déjà dans les flûtes. Quelle folie ! A table on était tous enthousiastes, y compris René subitement revigoré. Il a arrêté de fumer et il continue de faire du sport intensément. Commença alors la valse des textos envoyés par chacun avec son portable. Parfois les messages mettaient du temps à partir et quelquefois des réponses arrivaient. 

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On poursuivait notre petite soirée amicale en cette nuit de la Saint-Sylvestre où un vent froid s'était mis à souffler. A 2 h, Thaly et moi décidâmes de rentrer. La soirée aura été belle. Brigitte nous donna des tranches de raclette et de la charcuterie, expliquant à Thaly qu'avec des patates, ça nous ferait un bon repas. Toujours aux petits soins, cette amie là est décidément une perle.

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30 décembre 2017

Noël en Médoc

Pour la première fois depuis 2008, Thaly a pu fêter Noël dans le Médoc

A la fin de leur séjour chez nous cet été, Bertrand et Patricia avaient une idée derrière la tête : nous faire venir dans le Médoc pour Noël. Quand ils nous relancèrent en octobre, on a scrupuleusement étudié notre budget ; on ne pourrait (hélas) pas y aller. C'était compter sans la ténacité de Patricia, d'où la phrase typique : "ce que Pat veut, Dieu le veut". Elle put s'appuyer sur Bertrand qui nous dit alors : "je m'en fous, je viendrai vous chercher". Le sachant déconneur, on a cru à une blague. Sauf que lui, faut pas le défier au jeu des 1000 bornes... parce qu'il les a fait ces mille km séparant le Médoc de Strasbourg. Flanqué de Patricia, il est venu en Alsace en bagnole afin de nous amener en terre médocaine pour la venue du Père Noël. Du coup Thaly a proposé une bonne choucroute le soir de leur arrivée et Bertrand, grand mangeur, s'est régalé. 

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Le lendemain, le samedi 23 décembre, nous nous sommes levés à 5 heures pour filer dans le Médoc. La route serait longue mais Thaly et sa soeur papotaient gaiement tandis que je m'assoupissais. On se souviendra longtemps de la pause de midi à Vichy, au McDo. Je suis allé direct au comptoir comme la dernière fois que j'ai mis les pieds dans un fast food (en des temps quasi préhistoriques) et on m'a prié de passer commande aux bornes. Koik'ça ? Fallait nous voir ramer devant le tableau digital, errant du bout de l'index de rubrique en rubrique. Quatre glands ! Et moi, au bord de la dépression nerveuse, de m'exclamer : "c'est encore un jeune con sorti des hautes écoles qui a trouvé ça". Bertrand rétorqua aussitôt : "arrête de critiquer !" Ebaubi, je l'ai regardé. Je n'ai toujours pas réussi à savoir quand il plaisante ou quand il est sérieux. J'avais sorti cette boutade parce que ça me rappelait le boulot et toutes ces grosses réunions théoriques où de petits arrivistes en costard-cravate fraîchement débarqués des hautes écoles proposaient des idées nouvelles et révolutionnaires, comme si tout ce qui avait été fait auparavant ne valait rien. Et d'appuyer leurs dires avec des graphiques faits de courbes, de "fromages" et de pourcentages, choses dont les patrons sont friands. Mais je m'égare ! Par contre Bertrand ne s'égara pas sur la route qui nous rapprochait de sa terre natale. Il multiplia pourtant les pauses en fin de parcours, fatigué mais ne voulant pas confier le volant de sa Peugeot 2008 à l'un de nous. Le zigue se sera coltiné 2000 km en deux jours. Un fou ce mec, j'vous le dis, un fou ! Mais un fou plein d'amour et de générosité. Thaly et moi avons été touchés par ce qu'ont fait pour nous ces jeunes mariés, allant jusqu'à nous prendre les billets d'avion pour le retour. C'est que Patricia tenait absolument à réunir pour Noël toute la famille autour de sa table. Lorsqu'on arriva à Avensan, la nuit avait déjà posé son manteau de velours noir sur la contrée et Jaffou fit la fête à Patricia avant de me faire la mienne en me léchant affectueusement.

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Dans le même temps le papounet de Thaly, à nouveau hospitalisé, avait pu rentrer chez lui. Il informa Patricia de sa décision de ne pas venir pour le repas du 24 au soir. Question de prudence. De fatigue aussi. Le lendemain, peu avant midi, nous sommes donc allés avec Jérémy lui rendre une petite visite. Tout en prenant l'apéro il nous raconta ce qu'il avait enduré en faisant preuve, comme à son habitude, de pudeur et de sagesse. De retour à la maison, Patricia et Bertrand s'affairèrent à tout préparer, tout bien organiser pour que le festin de Noël soit parfait. Manon et Kevyn se pointèrent en début d'aprème, ce qui permit à ma petite femme de causer longuement avec son fiston. On aida tous la maîtresse de céans du mieux qu'on put : balayage du sol, tartinage des toasts.

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Le soir, Megan se pointa, fidèle à sa légende, de bonne humeur et souriante. Elle était accompagnée de Céline qui l'a hébergée après sa rupture avec Romain et qui, au boulot, est sa chef. D'emblée, Meg distribua aux convives des bonnets rouges de Noël à lumières clignotantes. En arrivant peu après, Corinne eut un grand sourire en nous voyant tous ainsi coiffés. "Ah mais y en a aussi un pour vous" s'exclama Megges. Il était 20 h30 et on en était à l'apéro. Patricia avait même pris soin d'acheter du Picon pour moi. Trop contentes de se retrouver, Corinne et Thaly s'étaient assises l'une à côté de l'autre afin de pouvoir papoter. Le défilé des plats débuta ensuite. Le menu était copieux : ris de veau, saumon puis foie gras puis chapon (Bertrand en avait cuit deux) avant le fromage et la bûche glacée, le tout accompagné de différents vins. Oyez braves gens, faisons ripaille, rions et festoyons, on n'a qu'une vie, profitons-en !

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Durant tout le repas, Megan aura beaucoup fait rire l'assemblée. Véritable clown, elle en sortit des bonnes (comme on dit) avec un impressionnant sens de la répartie et un humour décoiffant. Bertrand, lui, regrettait que je ne sois pas près de lui. Il m'interpela : "hé Jean-Jacques, tu te sens obligé de rester collé à ta femme ?" Voila qu'il m'appelait Jean-Jacques ! Je l'ai donc appelé Arthur. Ce fut le premier prénom qui me passa par la tête au moment de répondre. Discrètement, Jaffou était venu auprès de Patricia quémander quelque nourriture. Il eut droit à son Babybel quotidien et à un petit morceau de chapon de ma part. Il s'en alla ensuite montrer à Céline toute son affection en la léchouillant, ne la lâchant plus. Vint l'heure des photos "officielles" : les trois soeurs (Patricia, Corinne, Thaly) ensemble puis les enfants et ceci précéda un nouveau grand délire de Megan qui, en posant avec Céline, eut un fou-rire phénoménal. Ce fut ensuite la remise des cadeaux avec ce chouïa d'émotion au coin de l'oeil et de larges sourires. Cette merveilleuse soirée s'acheva à quatre heures du matin. Hormis Megan et Céline, tout le monde dormirait sur place.

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On arriva le lendemain chez Jocelyne et Eric (le frangin de Bertrand) avec une certaine appréhension. On les avait certes vu l'année précédente au mariage de Pat et Bertrand mais on n'avait guère discuté avec eux. On débarquait donc en terre inconnue en sachant qu'on resterait aussi pour le repas du soir et même pour la nuit. La maman des deux frérots discuta beaucoup avec nous dès notre arrivée, ce qui nous mit à l'aise. Le petit Maxence que l'on avait vu tout bébé l'an passé était là et tout le monde voulait poser avec lui. Eric vint ensuite causer avec Thaly et moi, me précisant que je serai assis avec les mecs. L'idée de ne pas être à côté de ma petite femme chérie m'angoissa quelque peu. Installé devant une assiette garnie avec, entre autres délices, cannelés et verrines fait maison, je me retrouvais au milieu de rugbymen. Pour en revenir deux secondes au menu, j'ouvre une brève parenthèse pour préciser que dans cette famille, tout le monde participe aux travaux culinaires. Ainsi Eric a t-il fait lui-même le foie gras, ses filles se chargeant de la confection d'une excellente bûche au chocolat. Bertrand me lança brusquement : "tu vois Jean-Michel, ils ont l'air calme comme ça mais attends qu'ils aient trois grammes !" Eric s'étonna : "et pourquoi tu l'appelles Jean-Michel ?" C'est à partir de là que ces joyeux drilles m'appelèrent à chaque fois Jean-Paul ou Jean-Philippe mais jamais Jean-Pierre. L'un d'eux dit même : "Ah ! il suffit de prendre Jean et tu mets le prénom que tu veux derrière". Ils se gaussaient, les bougres et je riais de bon coeur avec eux. Le repas, aussi copieux que la veille au soir, n'en finissait pas. Crépinettes, foie gras, dinde et une kyrielle de vins différents en accompagnement, de ces vins divins qui réjouissent le palais, libèrent les esprits et amènent les éclats de rire. En deux jours, j'aurais bu autant qu'en six mois. Du whisky en apéro au Champagne, via de l'Edelzwicker et du bon rouge, j'aurais tout ingurgité. Car ici c'est le Sud-Ouest, royaume de vignes gorgées de soleil, terre de rugby aux chaleureuses brises qui apportent la joie de vivre. 

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Au moment du café, à 18 heures (eh oui) je m'étais adapté aux blagounettes des rugbymen qui prenaient plaisir à souffler le chaud et le froid, discutant sérieusement, voire tendrement pour ensuite mieux taquiner. Je dois tout de même avouer que je fus quelquefois désorienté. De leur côté, Thaly et Pat avaient discuté tranquillement avec les autres femmes, s'occupant de temps à autre du petit Maxence, tout sage et tout mignon. Restait le repas du soir. Or, mon estomac ne criait plus famine depuis belle lurette et ma glotte était bien imbibée. Ce repas là se fit dans la foulée. Une soupe aux tomates arrivait avec, bien évidemment, le pinard de circonstance. Comme je certifiais que je n'en pouvais plus, que j'avais la panse pleine, les mecs ne manquèrent pas de me charrier. Même chose quand après avoir fini ma soupe -excellente, soi dit en passant- ils me proposèrent de faire chabrot. Quoi-t'est-ce ? Lorsqu'il reste un fond de potage dans l'assiette, il convient de le diluer avec du vin rouge et de boire. Ce coup ci j'allais tomber de ma chaise, m'écrouler. Aussi ai-je refusé mais les deux frères ont insisté. Jocelyne les admonesta afin qu'ils me lâchent un peu la grappe. Elle c'est une crème, toute douce, toute gentille. Après la dinde et les patates sautées, Bertrand et Eric décidèrent, comme chaque année, de jouer à la belote. Alex consentit à rester pour faire le quatrième alors que sa chérie souhaitait rentrer. Il s'associa à Jocelyne, les deux frangins jouant ensemble. Il y eut ensuite un dernier café puis ce fut l'heure d'aller au lit.

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Mardi 26 décembre, 8 plombes du mat, Bertrand toque à notre porte. Jocelyne et Eric nous ayant laissé leur chambre pour la nuit, je mets quelques secondes à réaliser où je suis. Ma belle vient de sortir du lit mais je grommelle, j'ai la tête dans le fion, le réveil est plus que difficile. Eric est allé chercher les croissants. Jocelyne me propose un café. Après le petit déj on rentre... pour filer un peu plus tard chez la Francine et le papounet. Celui-ci a l'air d'aller déjà bien mieux. Apéro ! On discute du repas de la veille, on rit. Au moment de partir, Thaly se laissa aller à faire plein de bisous à son papounet adoré. En allant à la voiture, elle ne put retenir ses larmes. Patricia et moi nous sommes empressés de la réconforter. 

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L'aprème fut calme et le lendemain matin, ce fut encore un réveil très matinal. Le vent avait soufflé toute la nuit et il pleuvait en cette fraîche matinée. Bertrand nous amena à l'aéroport de Merignac où il n'est jamais aisé de déposer les voyageurs. Le temps de sortir les bagages du coffre et de se dire au revoir, il y avait déjà quatre voitures au cul de la Peugeot de Bertrand. Faut dire que Patricia et Thaly, submergées d'émotion, n'arrêtaient pas de se faire des bisous. Une heure plus tard, l'avion décollait, retour à Strasbourg. On était partagés entre le souvenir des merveilleuses journées passées et la joie de retrouver nos chatounets dont Carole prenait soin chaque jour, allant les nourrir et prenant le temps de les câliner. Thaly aura eu son Noël en Médoc, un beau Noël auprès des siens, de tous ceux qui lui sont chers. Sans les soleils que sont Bertrand et Patricia, ça n'aurait pas été possible. On ne les remerciera jamais assez pour ça mais aussi pour les attentions multiples qu'ils ont eu envers nous, tous ces gestes d'affection distillés sans jamais en faire des tonnes, avec l'infinie gentillesse qui est en eux. Brigitte nous attendait à l'aéroport d'Entzheim avec une baguette de pain et des viennoiseries. Trop chou ! Une fois chez nous on a caressé nos chatounets puis, autour d'un café, on a raconté à Brigitte nos belles journées de Noël.

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08 décembre 2017

Au revoir Johnny, la dernière idole

Mercredi 6 décembre, jour de la St-Nicolas, la France grelotte. Et se met à pleurer car dans la nuit froide Johnny Hallyday s'en est allé au royaume étoilé, vaincu par cette saloperie de cancer.  Triste matinée où je me remémore ma jeunesse bercée par les chansons de l'idole des jeunes. C'était l'époque de Salut les Copains, je me vois encore à Belmont un transistor à la main en train d'écouter l'émission de radio SLC, flanqué de ma cousine et de mes potes. En ce temps là les artistes sortaient de nombreuses chansons dans une même année et c'est au début des années 60 que Johnny entama sa marche triomphale. Il était le symbole d'une nouvelle génération, il amenait le rock en France, le célébrait, le chantait, comme par exemple sur l'album "Les rocks les plus terribles". C'était nouveau, plein d'énergie avec les guitares électriques et cette voix puissante qui faisait dire aux anciens, paniqués : "il crie, il gueule, il se roule par terre". C'est sûr, on était à mille lieues des Georges Guétary et autres Charles Trenet qui alors envahissaient les ondes. Devant résister à ses débuts à de nombreuses critiques, Johnny calmera le jeu avec "Retiens la nuit" et "L'idole des jeunes", deux chansons plus douces. Et ma mère de dire : "ah ben là, quand il ne crie pas, ça va".

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De chanson en chanson, de "Laisse les filles" à "De l'amour" Johnny finira par convaincre de plus en plus de monde jusqu'à rassembler plusieurs générations lors de ses concerts dans les vingt dernières années de son existence. Et c'est justement en live qu'il se transcendait, véritable bête de scène, vivant ses chansons, communiant avec le public à qui il laissait le soin d'entonner en choeur le refrain de "Que je t'aime", cette sublime chanson d'amour jugée pourtant choquante à sa sortie. Eh oui ! Faut remettre les choses dans leur contexte. En 1969, bien des gens n'apprécièrent pas les paroles jugées trop chaudes de ce tube immense. A mes yeux c'est pourtant cette année là et les suivantes que Johnny aura été le plus rock dans l'esprit et dans l'attitude. Après les extraordinaires "Voyage au pays des vivants" et "Je suis né dans la rue", l'album "Flagrant délit", contestaire et résolument rock me fit chavirer de bonheur. Les paroles me convenaient, je m'identifiais, j'avais 18 ans, les cheveux longs, des pantalons à pattes d'éléphant et toute la vie devant moi.

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Bien sûr, Johnny enregistrera par après d'autres albums enthousiasmants riches de merveilles telles que "La musique que j'aime", "La fille de l'été dernier", "Dégage", "Joue pas de rock n'roll pour moi" ou "Gabrielle". C'est durant cette période là que je le vis sur scène pour la première fois à Argelès durant l'été 1975. Une heure de retard, une heure de chant, pas de rappel, salut, à la prochaine. Si j'étais content du show, je fus déçu par ce foutage de gueule. Et c'est Nathalie Baye qui le pria d'être moins insouciant et de commencer ses concerts à l'heure prévue. Quand je le revis en 1984, il arriva pile à l'heure et donna un concert absolument fabuleux de plus de deux heures. 

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De toutes façons on aime tant Johnny qu'on lui aura tout pardonné : ses frasques, ses bagarres, ses amours cachées, ses excès, ses mondes artificiels, ses folies. Puis faut bien dire qu'avant Internet, on n'était pas très au courant des potins. On avait ses chansons, point barre. C'était l'essentiel. Que ce soit au temps du vinyle ou à l'époque des CD, il m'a toujours accompagné, m'a toujours apporté beaucoup de plaisir. La sortie d'un nouveau 45 tours ou d'un nouvel album me rendait heureux. Il y a certes des fans encore plus fous que moi mais qu'est-ce que je l'ai aimé ! Et d'emmener ma fille Carole à son concert, en 1998 car elle tenait absolument à le voir en vrai. Elle fut époustouflée par le show et totalement sous le charme de ses beaux yeux clairs. Une fois encore il fut magistral, phénoménal et impérial durant les deux heures de show. 

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Il aura donné des concerts gigantesques. Je citerai simplement son cinquantième anniversaire au Parc des Princes où il fendit la foule pour arriver sur scène. Impressionnant ! Il a marqué de ses tubes chaque décennie. Impossible de tous les nommer mais chacun correspond à une époque précise de ma vie et mon coeur se serre car à présent il n'est plus là. Il fut l'idole des jeunes et il est la dernière idole car il n'y aura plus jamais quelqu'un comme lui.

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04 décembre 2017

Le Racing a "knacké" le PSG 2-1

En voyant jouer le Racing depuis le début de la saison, je me disais qu'il serait capable de battre le PSG lorsqu'il viendrait à la Meinau en décembre. Si l'on excepte le match contre Amiens et celui disputé à Troyes, nos Bleus ont toujours produit du beau jeu et montré beaucoup de caractère et d'abnégation. Ils ont pourtant joué de malchance en certaines occasions comme à Guingamp. Ils ont aussi été quelquefois maladroits comme face à Marseille où ils auraient pu tuer le match (je n'aime pas trop cette expression mais bon) et porter le score à 4 à 2 pour finalement concéder le nul 3-3. Avant d'aller jouer à Munich, l'entraîneur parisien avait décidé de laisser son buteur Cavani sur le banc en début de match, se disant que les autres feraient le job, le Racing ayant, hélas, l'une des pires défenses de Ligue 1.

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J'étais devant Canal + le samedi 2 décembre à 17 h en compagnie de Thaly qui tenait aussi à voir ce match. Ca caillait, la température était de 0 degré au stade. J'avais dit que le Racing serait le premier club à vaincre les millionnaires du PSG et on me prenait pour un maboule. Réaction logique, je le concède. Beaucoup de gens pensaient que le Racing prendrait 4 ou 5 buts mais j'y croyais, certifiant que les Bleus allaient "knacker" le PSG. Et quand, de son pied gauche magique, Lienard a déposé le ballon sur la tête de Da Costa pour l'ouverture du score, j'ai crié de bonheur. C'était à la treizième minute de jeu. Neymar et ses coéquipiers ont alors poussé pour égaliser et y sont parvenus à la 42è minute par Mbappé, déclaré sosie officiel de Donatello par ses camarades. Le Racing avait fait preuve de courage face aux assauts des parisiens mais la mi-temps était sifflée sur ce score de parité. En seconde période, les Bleus n'ont plus pu procéder que par des contres rapides et sur l'un d'eux, Bahoken réussissait l'impossible. Excentré en rentrant dans la surface de réparation avec des défenseurs à ses trousses, il plaçait un boulet de canon sous la barre du gardien du Qatar St-Germain. Eh oui, le club nourri par les millions du Qatar était mené 2-1. Il restait alors 26 minutes à jouer. Ce que Thaly et moi redoutions eut alors lieu : l'entrée en jeu de Cavani qui, maintes fois cette saison délivra le PSG. Je n'aime pas le club parisien mais Thaly et moi aimons beaucoup Cavani, joueur efficace sur le terrain et discret en coulisses. Et ma p'tite femme de s'écrier : "Edinson, je t'aime bien mais ne marque pas aujourd'hui".

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Le siège du camp strasbourgeois par les parigots devint alors insoutenable mais nos Bleus défendaient bien, avec une volonté exemplaire et beaucoup de concentration. Notre gardien ayant été pris de vertiges, c'est Oukidja qui vint le remplacer à la 72è minute. Et Paris, qui ne nous avait pas pris au sérieux en débutant la rencontre, de pousser de plus en plus fort avec un arbitre qui allait multiplier les cartons jaunes dans les dernières minutes. Et quand ce même arbitre annonça 9 mn de temps additionnel, je me suis dit : "avec la chance qu'on a le PSG va réussir à égaliser". Je songeais à tous les points perdus cette saison dans les dernières minutes. Je ne vivais plus, j'angoissais, je tremblais mais Koné, Terrier et les autres allaient être héroïques, à l'image d'Oukidja qui claqua au-dessus de la barre un coup de tête de Cavani à la... 98è minute.

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Au terme d'un suspense incroyable, Thaly m'a sauté dessus au coup de sifflet final. "Yes ! On les a eus, on a knacké le PSG !" jubila-t-elle. Les Bleus ont réussi un exploit qui aura même fait parler dans la presse internationale. J'espère de tout coeur qu'ils se maintiendront parmi l'élite car leur football est beau à voir, volontaire et offensif, même si contre le PSG ils n'ont pas pu le montrer. Dame Chance fut avec eux, faut bien l'admettre mais ils ont tout mis en oeuvre pour réussir l'impossible, poussés par le public partagé entre son envie de chanter et sa crainte de voir s'envoler cette belle victoire. Nos attaquants qui ont manqué tant d'occasions lors de certains matchs ont mis deux buts sur leurs deux seuls tirs et la défense pourtant perméable a tenu le coup. Mille bravos à ces gars courageux et batailleurs ainsi qu'à l'entraîneur Thierry Laurey. 

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26 novembre 2017

L'anniv' de Yoyo

N'ayant cessé d'inonder la contrée toute la journée, Dame Pluie eut la bonne idée de faire une pause quand on se rendit chez Carole et David pour fêter l'anniversaire de Yoann. Celui-ci a huit ans maintenant. Dès le début de l'apéro, Thaly proposa qu'on donne les cadeaux, histoire de ne pas le faire trop poireauter. Ma mère avait choisi de lui acheter des habits et des Mars, vu que pendant son dernier séjour chez nous, il avait goûté (et aimé) ces barres chocolatées. De notre côté, Thaly et moi avions opté pour des petits bouquins de Yo-kai Watch, David nous ayant confié qu'il aimait bien lire. Mais le cadeau que Yoyo attendait avec impatience, c'était un jeu Nintendo de la série Yo-kai Watch. Etant puni pour s'être montré distrait à l'école, il eut exceptionnellement le droit d'y jouer de suite. N'était-il pas, tout bien réfléchi, le roi de ce 25 novembre ? Et tandis que Zizou venait quémander des calins auprès de Thaly, Maxou, lui, était tout heureux de retrouver sa pote : ma mère. A chaque fois qu'elle est là, il lui donne ses jouets et il fit de même une fois encore. Et lorsqu'il est content, il se dresse sur la pointe des pieds, écarte légèrement les bras et se secoue en souriant.

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Le repas se déroula dans une bonne ambiance avec l'évocation de sujets aussi variés que le contrôle technique, les flatulences, Belmont ou le job de Carole. Maxime se mit à jouer avec de petites boules colorées pleines de picots qu'il vaut mieux ne pas mettre dans les cheveux. C'est écrit sur la boîte mais comme Thaly avait à l'instant garni sa chevelure, il décida de faire pareil. Ca l'amusait. Finalement il parvint à les enlever sans problème pour venir les mettre dans mes rares cheveux et dans ceux de son papounet. Peu avant le dessert, David servit un café à ma maman, lui demandant à la façon d'un serveur de restaurant : "désirez-vous autre chose ? Un sucre peut-être ?"

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Arriva la tarte aux fruits avec les bougies. Carole avait à nouveau bossé avec amour et passion, réalisant également un tiramisu façon charlotte. Est-il besoin de dire combien ce fut délicieux ? On a alors causé du doudou de Maxou avant d'évoquer les nombreuses peluches que Carole avait étant petite. Je me suis alors souvenu du Miranda que DD avait acheté à Carole. En sortant du magasin, il avait roulé à vélo avec cet énorme ours sur le dos pour le ramener à sa chérie. Carole l'a alors cherché dans la chambre afin de le montrer à Thaly et à ma mère. Ponctuée de délicieux fous rires, une douce nostalgie planait tandis que Yoyo, roi de la fête en exil sur le grand fauteuil du salon, continuait de jouer, plongé dans le monde des Yo-kai Watch. 

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