Le journal de Jipé

15 août 2017

L'anniversaire de Thaly fêté dans la bonne humeur

Le soleil peut également briller par son absence et ce fut le cas quatre jours durant. Mais en ce lundi 14 août il était de retour, comme pour célébrer l'anniversaire de Thaly. Dans la matinée celle-ci fut appelée par la proprio alors qu'elle revenait des courses. Elle avait pour elle un bouquet de fleurs et une bouteille de Crémant. Thaly l'invita à venir manger le soir. Un sourire jusqu'aux oreilles, la mamie accepta. Thaly s'est dit que ça lui changerait les idées après le décès quinze jours plus tôt de son époux. Nous étions d'ailleurs allés à son enterrement et Thaly qui me disait "la pauvre, elle se retrouve toute seule" espérait qu'elle s'entende bien avec ma maman. Ce fut le cas. Ces deux là ont de suite discuté en alsacien sous le regard amusé de Carole et David.

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On a installé Maxou à table avec nous et il fut tout content, affichant son irrésistible sourire charmeur. Les discussions allaient bon train et ma maman et la proprio se laissèrent aller à refaire le monde. Hé, c'est qu'elles seraient rebelles, les deux octogénaires ! En fin d'apéro, ma belle petite femme eut droit à ses cadeaux et elle aura été gâtée. Elle a même eu du Cacolac de David et Carole qui savent qu'elle adore ça.  "Et en plus c'est fait à Bordeaux !" s'exclama Thaly. Maxou avait emmené quelques-uns de ses animaux de la marque Tut Tut Animo et il vint près de ma mère pour les lui donner, les reprendre, les redonner et ainsi de suite. Il peut faire ça durant une demi-heure sans se lasser et ma maman fut sauvée par le repas qui arrivait. Thaly avait choisi de faire un bon rôti de porc à la crème avec des frites. Ma mère ne faisant plus de frites pour elle toute seule, elle se régale à chaque fois qu'elle peut en manger et ça, Thaly le sait. Aussi fait-elle des frites chaque fois que sa belle-mère vient. 

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Carole était toute souriante, expliquant à la proprio (qu'elle appelait Mamie Danièle) où elle en était professionnellement. J'ai causé du Racing avec DD, lui disant combien j'avais été épaté par les Bleus qui avaient mis toute leur hargne pour battre 3-0 les Lillois dimanche après-midi. De la glace en dessert avec coulis de framboise, un bon café et hop, la soirée s'achevait déjà. Ma maman commençait à flanchouiller et c'est bien normal, son cancer du sein l'affaiblissant. Ce fut une bonne p'tite soirée sympa et ce n'est pas Yoann qui dira le contraire, lui qui s'installe à l'ordi, tout heureux de pouvoir jouer à des jeux style Mario.

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12 août 2017

Patricia et Bertrand de passage en Alsace

C'est le mardi 8 août, peu avant 19 heures, que Bertrand et Patricia, la soeur aînée de Thaly sont arrivés chez nous. Ils avaient en effet décidé de changer leurs habitudes de vacances et de faire cette année un mini tour de France qui les amènerait jusqu'en Alsace. Ce fut un réel plaisir de les retrouver et dès l'apéro Bertrand me demanda ce qu'il y avait à voir dans le coin. Comme je lui indiquais les endroits alsaciens renommés, il voulut connaître mon programme pour le lendemain. Surpris que je n'aie pas cité tout ce dont j'avais parlé, il lança : "et le reste, alors ?" Je lui dis qu'il faudrait deux journées pour voir le tout. Il grimaça. "Vous n'avez qu'à rester deux jours" lui suggérai-je. Ca chamboulait son planning mais il accepta. Pendant ce temps là, Pipou s'était approché de Patricia et quand elle le prit dans ses bras, il se laissa faire. Comme d'ordinaire c'est Turtle qui vient séduire les invités, ma femme et moi fûmes surpris de voir Pipou si téméraire alors qu'habituellement il court se mettre aux abris quand quelqu'un arrive. Et Patricia tomba sous le charme de sa bonne bouille. Durant le repas, elle me demanda si je connaissais la boutique où on vend des sorcières en poupée afin de protéger sa maison. Elle avait eu vent de cette légende mais je fus incapable de lui dire où se trouvait ce magasin.

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On se coucha peu après minuit. Cette première soirée avait été agréable avec bien des discussions et des rires. "Réveil à 7 h30" décréta Bertrand. Le matin, je fus le premier debout. Je n'en revenais pas moi-même. Quand tout le monde fut prêt, on fila en Allemagne pour traverser le pont réservé aux piétons et aux cyclistes afin de visiter ce que l'on avait déjà montré à Corinne et Eric en 2015. N'aimant pas être pris en photo, Bertrand râlait gentiment quand je sortais l'appareil-photo mais je m'en tapais complet, sachant combien il est pince-sans-rire. Les rares fois où je le pris au sérieux, il éclatait de rire en voyant ma mine déconcertée. Ceci dit, j'allais parfaitement m'entendre avec lui. De plus, en discutant, on a constaté qu'on avait les mêmes jeux quand on était gamins.

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Alors que l'on buvait un coup à l'entrée de Kehl, Bertrand suggéra de ne pas rentrer manger mais de filer voir autre chose. On décida finalement de se rendre à Obernai où l'on mangea en terrasse. Le mari de Patricia est un incorrigible bavard qui tchatche avec tout le monde. Aussi plaisanta-t-il avec la serveuse en choisissant son repas. Comme il s'intéresse beaucoup à la seconde guerre mondiale, il me pria de lui montrer le Struthof. Cet ancien camp de concentration situé du côté de Natzwiller ne m'a jamais branché mais nous y sommes allés, soucieux de réaliser les désideratas de l'ami Bert. Ayant trop mal aux jambes à force de marcher, Thaly ne put toutefois pas visiter le camp dans sa totalité. Je suis donc resté avec elle tandis que Patricia et son époux se tapaient la descente menant à certains baraquements, une pente assez abrupte qu'il allait falloir remonter. Pour arriver en ce lieu particulièrement glauque mais qui se doit d'exister afin que ce triste et cruel épisode de guerre ne soit jamais oublié, nous sommes passés par le Champ du Feu puis Belmont. Puisqu'on était dans le secteur, je tenais à montrer à nos hôtes le village de mon enfance. Tout en roulant, Bertrand me posait mille questions, captivé, curieux de tout. Aussi admirait-il le paysage tandis que Thaly et sa soeur papotaient gaiement. Et comme il est forestier, il prêta bien évidemment une attention toute particulière aux forêts.

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Obernai 1

Champ du Feu 4

En rentrant, nous sommes passés chez David et Carole, celle-ci ayant eu la gentillesse de faire un kougelhopf et un streusel afin que Patricia et Bertrand puissent goûter ces spécialités locales. Patricia fut contente de voir ma fille, son mari et les petits sans oublier Zizou qui vint montrer le bout de ses moustaches. Une fois à la maison, Thaly nous fit du confit de canard avec de bonnes frites. Et quand vint l'heure du café, on dégusta les oeuvres de Carole. "Tu diras à ta fille que c'est très bon" me lança Patricia. Comme la veille, il était minuit passé quand nous sommes allés in the bed. J'ai dormi comme un bébé et me suis levé sans problème au petit matin pour constater qu'il pleuvotait et que le ciel était plombé. Je décidai pourtant, comme un grand connard, de ne pas emmener de veste, bêtement persuadé que le temps s'améliorerait. On commença par une dégustation de vin à Dambach-la-Ville, Patricia tenant à ramener du vin de glace à son fiston. Hélas le viticulteur n'en avait pas mais il nous fit goûter ses vins blancs. Il était 10 heures du matin et on dégustait du Gewurtztraminer, du Riesling ou du Pinot gris. Moi je buvais carrément tout ce que le gars versait dans mon verre. Ca allait me réchauffer car à Kaysersberg, il faisait aussi moche et frais qu'à Strasbourg. On avait suivi la Route du Vin en passant par les villages : Scherwiller, Epfig, Kintzheim et autres Riquewihr. Bossant dans le vignoble médocain, Patricia souhaitait voir les vignes alsaciennes. Elle fut servie, il y en a partout dans cette région là. C'est sous un agaçant crachin qu'on s'est baladés dans Kaysersberg, élu village préféré des Français en 2017. Un titre qui n'est pas usurpé tant cette commune est enchanteresse avec ses maisons à colombages et ses nombreux endroits fleuris.

Kaysersberg 6

Kaysersberg 4  Kaysersberg 9

Au loin, la brume persistait à laisser ses nappes couvrir les vignes. Je grelottais par moments mais ce fut pire quand on arriva au Mont St-Odile noyé dans le brouillard. En ce haut lieu religieux (765 m d'altitude) il ne faisait plus que dix degrés et j'étais le seul couillon en short et tee-shirt. J'ai regretté que ce temps pourri ne nous permette pas d'apprécier la vue sur la plaine d'Alsace qu'offrent les hauteurs du Mont par beau temps. Après cela, on décida de rentrer et, faisant référence au temps maussade, Bertrand me glissa : "c'est le Nord ici !" N'ayant pas saisi son allusion au film "Bienvenue chez les Ch'tis" j'ai rétorqué "non c'est l'Est". Il se mit à rire et je compris qu'il m'avait encore eu. Après s'être tapé quinze km d'autoroute, il me confia son désir de passer à nouveau par les patelins. "Tu m' feras pas la gueule ?" ajouta-t-il dans la foulée. Comme il avait raison ! En des temps où tout le monde est pressé et stressé, lui voulait admirer, savourer, se délecter de la beauté de la nature.

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Une fois à la maison j'ai troqué mon short contre un pantalon tandis que Patricia insistait pour que son époux ne remette pas ses chaussures mouillées et chausse ses mocassins. Il s'exécuta, mit également des chaussettes. On partit ensuite pour la ville. Je me suis garé à la Laiterie et on a pris le tram. "Ah oui ! Oh la la quel beau monument !" s'exclama Patricia en voyant la cathédrale. Elle la prit en photo sous tous les angles, allant même jusqu'à toucher la façade. Quand je lui ai conseillé de photographier le restaurant Kamerzell fort réputé, elle esquissa un sourire, pensant que je blaguais. C'est alors qu'elle vit la boutique d'en face avec des sorcières suspendues entre les cartes postales et les tasses à l'effigie de Strasbourg. "Mais c'est ça le magasin de sorcières" fit-elle, toute contente. Tandis qu'on commandait nos bières au bistrot d'à côté, elle alla chercher sa sorcière, précisant : "je vais prendre la plus moche". On se marra. Elle mit dix minutes à trouver, désireuse de prendre son temps pour bien choisir, écoutant également la commerçante qui lui narrait en détail la légende. Il fut alors temps de prendre la direction de la Petite France.  

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Après dix minutes de marche, Bertrand vint dire à Patricia : "j'en ai marre, tout le monde me regarde, j'ai l'air d'un con avec mes chaussettes". On eut dit un gosse se plaignant à sa mère d'avoir été moqué. Je l'ai alors charrié, disant qu'effectivement je ne voulais pas marcher à côté de lui, précisant même : "moi j' te connais pas". Et si les deux soeurs se gaussèrent, lui, subitement embêté, se déchaussa pour retirer ses chaussettes. Quand le masque de clown tombe apparaît la sensibilité. Une fois à la Petite France, Bert, à nouveau serein, prit les devants, jouant les éclaireurs en consultant les menus à l'entrée des restaurants. Lui et Patricia tenaient à nous inviter pour une bonne choucroute et l'ami Bert, après avoir conduit la veille et le jour même, m'avait demandé de prendre ma voiture afin qu'il puisse apprécier ce repas, profiter en buvant une bonne bière et plus si affinités et se faire péter la panse. Il trouva enfin le restaurant idéal, nous demanda notre avis et on s'assit en terrasse. C'est en prenant place à table qu'on remarqua une lampe infrarouge fixée en hauteur, pile au-dessus de Bertrand. Vu la température fraîche, celle-ci était allumée.

Pte France 2

On opta pour une choucroute mais Patricia et son mari prirent d'abord du saumon avec toasts. En voyant les jolies assiettes style Obernai, Bertrand demanda à la serveuse s'il pourrait les emmener. Celle-ci, toute jeune et souriante, répondit : "je vais voir c' que je peux faire". La choucroute était excellente et Bertrand l'accompagna de plusieurs verres de bière, heureux comme un morpion au Salon de la moquette. Tout en mangeant, on tchatchait, on plaisantait, on entra même dans le domaine des confidences et on se marra bien. Quand la serveuse proposa un digestif avec le café, Bertrand s'emballa, s'écria "oh oui" et insista pour que je prenne un schnaps avec lui. Moi qui n'en a plus bu depuis au moins dix ans, j'ai fini par céder. Quand on vit la généreuse dose d'eau de vie dans les verres, on s'extasia : "eh ben dis donc, on va être bons avec ça". Et la serveuse de répondre : "oui, j'ai eu la main un peu lourde". Elle avait effectivement mis double dose. Dans la foulée, elle donna les deux belles assiettes à Patricia. Elle était chou cette petite ! Je suppose qu'elle aura apprécié la sympathie et la bonne humeur de Bert et la gentillesse de Pat et on lui mit tous un pourboire royal. Toute contente, Patricia avait le sourire : elle rentrerait avec ses assiettes d'Obernai. Cette soirée fut un moment de rêve, un instant doux et plaisant mais quand je me suis levé, j'ai fait croire que le schnaps m'avait achevé, que je ne savais plus le chemin pour aller à la station de tram. Nouvelle crise de rire tout en foulant les pavés de la Petite France.

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Le lendemain matin fut synonyme de départ pour les deux tourtereaux. Ceux-ci allaient poursuivre leur périple, filant en Suisse puis dans les Alpes. Il faisait toujours aussi frais et au moment des au revoir on eut le coeur aussi gris que le ciel. Ces deux journées étaient passées trop vite mais on garde l'esprit empli de ces moments riches en émotion parsemés de fous rires.  

Rappel : un simple clic sur une photo permet de l'agrandir

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24 juillet 2017

Marco prend les mêmes, recommence... et en ajoute trois

Nouveau repas chez Christelle et Marc qui veillent à perpétuer leur idée de l'été 2015 où ils nous avaient invités ainsi que Brigitte et René. Depuis l'on prend plaisir à se retrouver de temps en temps, un coup chez l'un, un coup chez l'autre. 

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On prend les mêmes et on recommence. Et on ajoute même trois personnes. Christelle et Marco avaient en effet décidé d'inviter Nastasia à passer le week-end chez eux et elle avait accepté, ce qui avait empli Marco de joie. Elle était donc venue avec sa fille Louane, jolie petite princesse allant sur ses huit mois. Marc avait également convié Alain et je fus content de le revoir. Ca m'a rappelé les "années Cyclone", ce qui fit dire à Alain : "ça ne nous rajeunit pas, tu vois qu'on n'a plus vingt ans". René ajouta aussitôt : "moi je trouve que le temps passe trop vite". Il se demandait si c'est parce qu'on avance en âge. Et nous voici partis dans de l'extravagante philosophie avec une parenthèse mystique vu que Brigitte, évoquant la peur des sorcières jadis, y alla de son couplet en disant : "moi je crois que j'étais une sorcière dans une autre vie". Marc et Thaly se marrèrent. Notre bonne humeur et l'évident plaisir de se retrouver chassa bientôt ce semblant de mélancolie. On n'allait quand même pas se constiper les neurones.

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L'apéro fut bien sympatoche. Tandis que Christelle, toujours aussi douce et attentionnée, assurait le service, Brigitte et Thaly profitaient du salon de jardin, sagement assises dans leurs fauteuils pour bavarder. D'autres s'étaient installés à table. Il faisait bon, le soleil s'apprêtait à se coucher paisiblement, peignant la terrasse d'une jolie teinte à la fois reposante et lumineuse. Nastasia, elle, ne lachait pas sa choupinette, tchatchant beaucoup avec Louis, lequel dit à qui veut l'entendre combien il est fier d'avoir une grande soeur. C'est que Nastasia est maintenant une jolie jeune femme de 25 ans. Oui, le quart de siècle et c'est justement quand on fêtait le quart de siècle du Cyclone où l'on fit tant de boums que je l'avais vue pour la dernière fois. C'était en 1997. Comme Louis portait un tee-shirt Motörhead et que j'avais AC/DC en relief sur le mien, on a posé ensemble. Le fiston de nos hôtes est un p'tit gars "nature" et poli. Il me demanda s'il pouvait prendre des photos et du coup s'amusa à jouer les paparazzis. La première photo de cet article est d'ailleurs son oeuvre.

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Marc vint nous demander ce qu'on souhaitait manger : merguez, saucisse blanche, steack, chipolata, brochette et caetera. Sympa le serveur avec son calepin de commandes ! Pendant ce temps deux brebis dans le pré voisin bêlaient gaiement tout en se baladant. Marc et Christelle sont aux petits soins pour elles, tout comme Marc est attentif à la petite vie d'un hérisson qui, depuis des années, vient de temps à autre près de la maison. Il nous confia d'ailleurs à ce sujet : "il était là avant nous, c'est chez lui ici". J'ai alors lancé : "ah c'est lui le proprio !" A table, les discussions fusaient, y en aurait pour tous les goûts et on refaisait le monde avec entrain. 

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Au moment du dessert, un bon crumble aux fruits rouges pour certains, un savarin pour d'autres, on s'est mis à causer cinéma et feuilletons télé, chacun parlant avec passion. Alain venait de partir. Il habite dorénavant à Karlsruhe, chez nos voisins germains. Au loin des éclairs déchiraient le ciel d'encre tandis qu'en fond sonore la guitare de ZZ Top pleurait son spleen comme dans tout blues classique. Brigitte et Thaly avaient mis leur gilet, la température ayant baissé. A minuit, René décida de rentrer. Brigitte et lui avaient eu la gentillesse de nous emmener et on fila dans la nuit avec la délicieuse certitude d'avoir passé une excellente soirée. Logique vu que lorsqu'on se retrouve, on est heureux comme des gitans au Salon de la caravane.

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25 juin 2017

Retour au zoo d'Amnéville

Cela faisait trois semaines qu'avec Carole nous avions programmé cette virée au zoo d'Amnéville. Comme entre temps la canicule était arrivée, sournoise et assommante, nous y sommes allés en espérant que le soleil ne tape pas trop fort en ce vendredi 23 juin.

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Sitôt arrivés, nous avons commencé par la nouveauté : la forêt des ours. Alors qu'avant ils étaient confinés dans un espace relativement réduit, on a retrouvé nos charmants nounours sur un immense terrain. La soi-disante forêt n'en est pas une puisqu'elle est parsemée de rochers, de troncs d'arbres et d'arbustes mais aussi d'un grand bassin où les plantigrades peuvent se baigner. Il faisait relativement bon en cette matinée du 23 juin quand nous sommes arrivés au domaine des lions mais ceux-ci se reposaient, peu enclins à faire le moindre mouvement. A la "petite ferme", Yoann et Maxou ont pu donner à manger aux biquettes, aux veaux, aux petits chevaux. Yoyo n'avançait pas toujours suffisamment sa main pour permettre aux animaux de choper le popcorn. Peut-être craignait-il d'être mordu. Maxime, lui, y allait franchement, n'oubliant pas de déguster aussi ces grains de maïs. Et lorsque du popcorn tombait au sol, il le ramassait pour soit le redonner, soit le... manger. Ensuite lorsque la vache que Thaly avait nourri avec amour laissa un long filet de bave sur la main de Maxou après avoir attrapé les grains, on éclata de rire mais ça ne désorienta pas le p'tit chou. Thaly remarqua alors que dans un parc voisin une chèvre était toute seule. Elle s'empressa d'aller lui donner à manger, se demandant pourquoi elle était isolée. Elle constata alors qu'elle était enceinte.

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C'est après avoir admiré les loups et un petit louveteau trop choupinou qu'on fit la pause casse-croûte, David ayant faim. La poussette pour Maxime s'avérait bien pratique puisqu'elle nous permit d'y accrocher notre glacière et celle de la petite famille de Carole.  Tranquillement assis sur des bancs, on a tous mangé. Le zoo est parfaitement structuré, il y a des bancs un peu partout et les allées sont très propres. Faut dire qu'il y a de nombreuses poubelles ainsi que des cendriers. Au niveau boissons, Thaly et moi avions décidé de n'emmener que des bouteilles d'eau et je peux dire que jamais je n'ai bu autant d'eau que ce jour là. Car l'aprème fut bien plus rude, le soleil cognant davantage. Ceci dit, la température demeurait plus supportable que les jours précédents. Thaly m'aura épaté, arpentant tout le parc sans se plaindre. Elle qui se réjouissait de voir les pitreries des singes fut déçue, ceux-ci ayant aussi décidé de ne pas trop bouger. 

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Lorsqu'on arriva devant le bassin où se baignaient les hippopotames, j'ai dit à Carole de filmer celui qui venait de sortir la tête de l'eau : "je le connais, c'est Glycémie". J'étais trop fier de mon astuce et comme ma fille me regardait étrangement, j'ai précisé : "hypoglycémie". Toute chou avec son chapeau, elle eut la bonté de sourire. David, lui, aura apprécié l'originale nouveauté du zoo. A proximité de certains animaux ont été installés des panneaux mentionnant "attention infos coquines" avec un macaron "interdit aux moins de 12 ans". Il convenait alors de soulever la page pour lire les infos olé-olé relatives aux animaux. Parfois on continuait de marcher et quand il nous rattrapait il se faisait un plaisir de nous informer de sa lecture. C'est ainsi qu'on sut tout des pratiques sexuelles de nos amies les bêtes et David confia combien il était épaté par la taille de la bistouquette de l'éléphant en érection : 1,20 m. Aussi lui dis-je, quand il lut les infos suivantes : "arrête DD, tu te fais du mal".

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On y allait à notre rythme, tranquilou, en faisant des pauses de temps à autre et en buvant souvent. On appréciait lorsque l'on passait dans des zones ombragées. Les rhinocéros se reposaient, les tigres aussi. Seul l'un d'eux marchait de long en large. On est revenus à la petite ferme et là Yoann a donné correctement du popcorn aux animaux, notamment à la vache dont il s'était méfié dans la matinée. La visite aux manchots fut plaisante car on peut les voir à la surface de l'eau mais également sous l'eau en allant dans une galerie souterraine bien fraîche où il y a une énorme baie vitrée ainsi que des hublots donnant sur le bassin de ces animaux marins. Yoann s'installa sur le rebord d'un hublot pour déguster ses chips. Du haut de ses 7 ans et demi il a beaucoup plus apprécié cette visite au zoo que la fois précédente, en 2013. Ainsi s'est-il amusé avec les loutres, ne s'arrêtant plus de courir quand il s'aperçut que celles-ci le suivaient. Ce fut "danse avec les loutres". Il fut également surpris devant une chouette qui tournait sa tête à 180 degrés sans bouger son corps. "Mais comment elle fait ça ?" s'exclama-t-il. Un peu plus tard, comme il voulait donner du popcorn à un kangourou, Carole lui dit que non, qu'il ne devait pas lui donner ce genre de nourriture. Il s'accroupit alors face au kangourou et lui demanda : "qu'est-ce que tu manges, toi ?"

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Une dernière halte devant les mouflons eux aussi adeptes du popcorn et Maxou s'endormit dans la poussette. Faut dire qu'il avait beaucoup couru. Carole nous narra que c'était son nouveau dada, qu'il aimait bien s'échapper ces derniers temps. A 17 h et des bricoles nous avons décidé de rentrer. C'est alors que j'ai remarqué que ma douce femme s'était pris un coup de soleil sur le haut du dos. Une fois dans la voiture, Thaly vit que moi aussi j'avais la nuque rougeaude. Le soleil avait été fourbe.

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17 juin 2017

A la kermesse de l'école de Yoyo

En ce vendredi 16 juin 2017 se tenait la kermesse de fin d'année scolaire de l'école où va Yoyo. 

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Il devait faire pas loin de trente degrés en cette belle aprème de juin. Les parents avaient pris place sur des bancs disposés d'un côté de la cour, face au préau, attendant de voir leurs bambins faire le spectacle. David tenant à filmer, on avait réussi à se mettre au premier rang. Le soleil tapait fort et on se demandait quand Yoann allait passer. Il y eut en effet plusieurs classes qui, ensemble, interprétèrent "Le petit pont de bois" d'Yves Duteil. On a eu ensuite eu droit à du Guy Béart et du Brassens. J'ai soufflé à l'oreille de Thaly : "ils n'ont rien de plus moderne ?" Je blaguais, je conçois qu'à l'école les grands classiques de la chanson française soient utilisés. A chaque fois une maîtresse faisait le chef d'orchestre, guidant les enfants par de grands gestes distillés soit en douceur soit de façon plus énergique. Les élèves d'une autre classe ont ensuite fait des acrobaties mais toujours pas de Yoyo. Nous étions impatients de le voir, comme lorsqu'un film commence et qu'on attend que le héros montre enfin sa bouille à l'écran. Et notre héros est arrivé ! La veille, il avait dit "qu'est-ce que je stresse !" à Carole. Ayant un rendez-vous très important pour la suite de sa carrière, celle-ci ne pouvait être là dès l'entame des festivités mais elle viendrait dès que possible. David s'est un peu décalé pour filmer vu que Yoann se retrouvait placé entre un des poteaux soutenant le préau et la maîtresse dirigeant le chant, laquelle s'obstinait à ne pas bouger. De ma place j'ai pris des photos comme j'ai pu car les consignes données avant le début du spectacle étaient strictes. Les parents ne devaient en aucun cas perturber le show en se déplaçant ou en venant tout près des élèves pour prendre des photos. Or, si j'ai quelquefois l'esprit rebelle, je peux également être très respectueux. Et Yoyo et ses camarades de classe chantèrent "Tout le bonheur du monde" de Sinsemilia avec une belle chorégraphie. Yoann faisait les gestes avec beaucoup d'application sans quitter la maîtresse des yeux.

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Avec ses potes il regagna ensuite sa salle de cours. Reviendrait-il ? Au vu du déroulement du spectacle, on comprit que non. Maxou étant très fatigué, David décida d'aller le coucher. Deux minutes plus tard, Thaly et moi quittions notre place pour nous mettre à l'ombre. Même mon short était mouillé tant on avait chauffé sous les dards puissants du soleil. Un quart d'heure plus tard, Carole arrivait, toute souriante. De part et d'autre de la cour de récréation, des parents bénévoles s'occupaient des jeux mis en place pour les enfants. Ces derniers disposaient d'une fiche contenant des cases. Lorsqu'ils avaient réussi un jeu, le parent responsable de l'épreuve cochait la case. Yoyo commença à faire les jeux car au bout de six cases cochées, il gagnait un Mr Freeze.

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Aussi se donna-t'il à fond sur les épreuves. Or, n'aimant pas trop attendre, il commençait parfois à faire la queue pour brusquement aller voir ailleurs s'il y avait moins de concurrents. Et comme c'est un doux playboy, il sortit soudain du rang à l'épreuve du "garçon de café" en apercevant Jade qui se pointait. Il discuta deux bonnes minutes avec la fille de la nounou avant de reprendre la place qu'il occupait avant. Pas un des gosses faisant la queue ne broncha. L'ambiance était bon enfant, il y avait un bon esprit et on ressentait, dans cette cour bondée de monde, la joie des parents et de leurs progénitures. Yoann a été royal dans sa course en sac avant de parfaitement maîtriser l'exercice du garçon de café où, tenant un plateau sur lequel était posé un gobelet d'eau, il devait passer plusieurs obstacles sans rien renverser.

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Ce fut une bien belle après-midi. Cette kermesse entamée sous une lourde chape de plomb tant le soleil cognait se terminait de merveilleuse façon avec un Yoyo euphorique et très content.

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09 juin 2017

Mais derrière les sourires...

Lorsque nous sommes arrivés chez ma maman en ce jeudi 8 juin, on lui a tout d'abord souhaité un bon anniversaire. Voici qu'elle a 83 ans. Thaly avait proposé de préparer le repas et de tout emmener chez elle. On s'occuperait de tout, on ferait la vaisselle avant de partir. Ma mère fut enthousiasmée par l'idée, elle qui peina, à la Fête des Mères, à monter l'escalier menant à notre appartement. Ce n'est pas qu'elle ne veut plus bouger, c'est que le moindre effort la fatigue. Thaly avait donc fait un rôti de porc que l'on ramena avec diverses salades, du Rosé et des parts de Schwartzwälder en dessert. Les discussions vives et légères allaient bon train, si bien que l'apéro fut ponctué d'éclats de rires et de radieux sourires.

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En levant mon verre pour trinquer, j'ai souri, m'efforçant de camoufler mon blues. Ma maman souffre en effet d'un cancer du sein et elle prend des médicaments pour tenter de guérir cette saloperie. En juillet, si le mal est toujours là, elle sera opérée. Elle n'en dit pas trop ; elle a toujours été comme ça, silencieuse et digne, comme si elle ne voulait pas gêner. C'est dans son tempérament d'encaisser sans se plaindre. Alors elle cache son angoisse derrière des sourires et on fait de même. La voir aussi amaigrie, aussi affaiblie m'emplit de peine et Thaly qui avec sa p*tain de leucodystrophie sait ce qu'est la maladie est également attristée. Maman continue pourtant de s'habiller de couleurs vives, histoire de mettre du soleil dans son existence. Elle a mangé juste ce qu'il fallait, a apprécié le dessert puis s'est excusée d'aller s'allonger sur le canapé. La chimio douce qu'elle subit est pareille à tous les médicaments : bonne contre le mal sournois mais écrasante comme une chape de plomb. Quand nous eûmes terminé la vaisselle, on a laissé ma Muti (comme je l'appelle) se reposer. Elle a serré Thaly très fort contre elle en lui faisant la bise, comme pour la remercier d'avoir été aux p'tits soins pour elle. J'ai ensuite posé des bisous sur ses joues creusées par le Mal et nous sommes partis sous un beau soleil, un soleil qui, l'espace de quelques heures, aura aussi régné à table avec de bons mots et des rires.

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05 juin 2017

Une p' tite séance de football

Pour une fois qu'il ne faisait pas frisquet ou que Dame Pluie se tenait tranquille, j'en ai profité en ce dimanche 4 juin pour emmener les petits-enfants dehors. Comme d'habitude, Yoann s'était installé à l'ordi pour jouer à des jeux. Maxou, lui, s'amusait à nous chatouiller en disant "guili guili". Thaly et moi l'avons alors chatouillé à notre tour et il se mit à rire. Comme les chaleurs étouffantes des derniers jours avaient cessé, j'ai décidé d'aller le long de la maison jouer au ballon avec Maxime. Du coup Yoann a voulu venir avec. On a commencé par se faire des passes puis, alors que je venais de faire un contrôle du ballon époustouflant pour shooter aussitôt après, Yoyo s'exclama : "mais tu joues bien au foot, Papy !"

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Je m'arrangeais pour que Maxou ait autant la balle que son frère aîné. Mais alors que le mercredi, dans le couloir, il aime me montrer combien il shoote bien pour son âge, il s'amusa, là, à prendre souvent le ballon en main. Et de s'adonner à son plaisir préféré, à savoir lancer la balle en l'air légèrement vers l'arrière. Si bien qu'il l'envoya à deux reprises chez le voisin. Je dus donc enjamber le grillage haut d'un mètre pour la récupérer en prenant garde de ne pas m'accrocher une burne au passage. Ce fut donc pour moi un peu de gym supplémentaire. Au bout d'un moment on a commencé à avoir trop chaud et on est rentrés boire un coup. On avait fait notre séance football, tout le monde était content.

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27 mai 2017

Les merveilleuses mélodies des Eagles

Tout le monde connait "Hotel California", ce morceau qui permit aux Eagles d'être mondialement connus. Mais si ce titre est effectivement fabuleux, bien d'autres morceaux du répertoire de ce groupe si talentueux méritent qu'on y prête une oreille attentive.

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Tout commence au début des années 70 lorsque Glenn Frey, Don Henley, Randy Meisner et Bearnie Leadon décident de fonder un groupe. Jusqu'alors ils accompagnaient la chanteuse Linda Ronstadt. Dès leurs débuts, ils connaissent le succès grâce notamment à "Take it easy". Leur second album (Desperado) va les propulser vers les sommets.  Les choeurs harmonieux, le banjo de Bernie Leadon et des compositions haut de gamme charment les auditeurs. "Out of control", violent et très rock contraste avec la douceur de "Saturday night" alors que "Twenty-one" ou "Tequila sunrise" confirment les influences country chères au groupe.

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L'album "On the border" me paraît  inférieur aux précédents et pourtant il est important pour deux choses. D'abord la présence de l'impérial "Already gone", ensuite parce que Don Felder, formidable guitariste, intègre le groupe. Paru en juin 1975 l'album "One of these nights" est une pure merveille avec ses titres-phare : "One of these nights", "Lyin' eyes" et "Take it to the limit". Bernie Leadon décide pourtant de quitter le groupe, lequel engage alors Joe Walsh. C'est dans cette nouvelle composition (Henley-Frey-Felder-Meisner-Walsh) que les Eagles vont créer la merveille des merveilles : "Hotel California", extraite de l'album du même nom qui paraît en décembre 1976. Ce n'est pourtant que début 1977 que la France prend connaissance de ce titre. Eh oui, à l'époque il y avait un décalage entre les sorties de disques aux States et en Europe. C'est Don Henley, le batteur, qui assure le chant alors que les trois quarts du temps c'est Glenn Frey qui s'y colle. Si quasiment toutes les chansons de cet album sont remarquables, j'aimerais toutefois citer le titre "New kid in town" que je trouve absolument fantastique. 

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En concert les cinq musiciens parvenaient à reproduire à la note près leurs chansons, associant leurs voix sublimes pour les refrains, ce qui me fait penser que l'album live qui sortira en 1980 n'est pas indispensable. Mais avant ce double 33 tours en public sortira "The long run", un album à la pochette noire. Est-ce parce que le groupe allait mal ? Le succès étant à présent immense et les Eagles étant enfin, vraiment, connus et adulés dans le monde entier, des tensions naquirent au sein du groupe et Randy Meisner claqua la porte. Il fut alors remplacé par Timothy B. Schmitt. Ce "The long run" est loin d'être le meilleur album de la bande à Don Henley. Seuls trois morceaux m'emballeront à l'écoute de cette galette à l'automne 1979 : "Heartache tonight", une sorte de disco-rock, le nerveux et pétillant "The Greeks don't want no freaks" et "I can't tell you why". Quoiqu'il en soit, les membres du groupe annoncent à ce moment là que cet album est bel et bien le dernier, Don Henley allant même jusqu'à dire qu'il faudrait qu'il gèle en enfer pour que le groupe se reforme.

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Il se souviendra de cette phrase qui servira de titre à l'album célébrant la reformation du groupe en novembre 1994. L'album "Hell freezes over" ne contient que quatre nouveaux titres auxquels sont ajoutés des morceaux anciens joués en public. Mais parmi ces nouvelles compositions se trouvent deux pépites : le percutant "Get over it" et la sublime ballade "Love will keep us alive". Pendant cette longue absence, Glenn Frey, Don Henley et Joe Walsh se sont consacrés à une carrière en solo. Après l'album "Hell freezes over" il y aura à nouveau un long silence puisque le double album "Long road out of Eden" ne sortira qu'en 2007. Ca me fait mal de le dire tant j'aime les Eagles mais cet album n'offre plus la magie des premières oeuvres. Il ne fut prétexte qu'à une tournée du groupe mais bon, c'était sympa d'avoir proposé de nouvelles chansons. On va dire ça comme ça, d'autant plus que le talentueux Don Felder fut évincé. Le 18 janvier 2016, Glenn Frey, s'en allait au paradis des rockers à l'âge de 67 ans, marquant ainsi (probablement) la fin définitive du groupe qu'il avait fondé.

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20 mai 2017

Le Racing retrouve enfin la Ligue 1

Ils l'ont fait ! Oui les joueurs du Racing ont gagné en ce vendredi 19 mai 2017 le match qui leur permet de retrouver la Ligue 1, l'élite, l'eldorado. Ils avaient la pression mais ils ont parfaitement maîtrisé leurs nerfs face à Bourg-en-Bresse et n'ont pas échoué dans leur mission. Il leur fallait absolument gagner ce match et ils l'ont emporté 2-1.

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Ca va bientôt faire neuf ans que ma belle Thaly a quitté sa Gironde natale et qu'elle me demande, quand je lui parle de football, quand est-ce qu'il y aura un match Racing-Bordeaux à la Meinau. A l'époque je lui disais que ce ne serait pas pour tout de suite. Mais ça y est, ce sera pour la saison prochaine. Durant des années le Racing aura été au plus bas avec un dépôt de bilan et une relégation en CFA2. Des gestionnaires à la gomme avaient propulsé mon club chéri en enfer. Marc Keller est alors revenu pour relancer le club, s'efforçant d'avoir une gestion saine. Joueur international (6 fois en équipe de France) il incarne les valeurs alsaciennes et peut être considéré comme l'un des hommes importants de la remontée du club. Un autre homme fort, Jacky Duguéperoux, va permettre au Racing de se dépêtrer des pièges du National pour retrouver la Ligue 2. Duguépéroux c'est d'abord le joueur qui remporta le titre de champion de France 1979 avec le Racing avant de lui faire gagner deux coupes de la Ligue en 1997 et 2005 en tant qu'entraîneur. Du CFA2 à cette Ligue 2, le Racing aura établi de nouveaux records d'affluence tant les supporters auront été présents, ne lâchant jamais leur club chouchou. C'est ainsi qu'en National (qui équivaut à la troisième division) il y aura une moyenne de 10 000 spectateurs à la Meinau pour soutenir les Bleu et blanc. Phénoménal ! C'est avec l'ascension en Ligue 2 que naîtra le slogan "nous ne sommes pas 11 mais des milliers".

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En Alsace, la passion pour le Racing est si grande qu'elle en est palpable. C'est intense, immense et les supporters méritent aussi mille bravos. La descente aux enfers aura abattu toute une région mais comme le disait Jérémy Grimm après une défaite face à Reims : "un alsacien se relève et retourne au charbon pour mettre les bouchées doubles". Du simple mais enthousiaste supporter aux joueurs en passant par le staff et les employés, c'est le coeur qui parle. Un coeur bleu et blanc. Lorsque Duguépéroux avait annoncé qu'il n'entraînerait pas l'équipe en Ligue 2, ça m'avait attristé. Keller eut alors le nez fin en enrôlant Thierry Laurey (photo ci-dessous à gauche) qui, deux ans plus tôt, avait fait monter le Gazélec d'Ajaccio parmi l'élite. Je l'avoue, je le trouvais un peu frileux quand il déclarait qu'il visait simplement le maintien. Je lui en voulais aussi, pendant les matchs aller, de ne pas titulariser Blayac mais avec le recul je me dis qu'il avait certainement ses raisons. Tout s'est alors emballé lors des matchs retour où, malgré quelques couacs, le Racing s'est montré dominateur avec une attaque de feu. Laurey demeurait réservé dans ses propos mais il aura su amener ses troupes vers les sommets, devenant ainsi un autre homme fort du Racing.

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Ce Racing m'a fait vibrer pour la première fois un soir d'automne 1965. J'avais douze ans et je découvrais le stade de la Meinau lors d'un Racing-Lyon qui s'était achevé sur le score de 0 à 0. Quelques mois plus tard, le Racing gagnait la Coupe de France en battant Nantes, ultra-favori, 1-0. Des souvenirs et des émotions j'en ai plein, à commencer par l'épopée glorieuse de 1979 quand Gilbert Gress mena ses troupes au titre de champion de France. Je ne vais pas tout citer mais il y eut aussi la baffe infligée à l'OM (4 à 1) à l'époque du tandem Ljuboja-Niang ou le fantastique match de barrage de mai 1992 où le Racing avait étrillé Rennes sur le score de 4 à 1. Il y eut également quelques enivrantes soirées européennes comme cette victoire 3-0 contre Liverpool. Quel plaisir ce fut de voir au fil des années des joueurs comme Osim, Molitor, Kaniber, Reichert, Dropsy, Specht, Sauzée, Leboeuf, Cobos, le regretté Vincent Sattler (promis à un bel avenir mais décédé à l'âge de 19 ans dans un accident de voiture) Mostovoi, Hasek et autres Djorkaeff. Il y en a eu, bien sûr plein d'autres mais je tiens à ajouter les combattants de cette année qu'auront été Gonçalves, Boutaïb, Lienhard (et son pied gauche magique) ou encore N'Dour. Bien sûr que toute l'équipe est à féliciter car ces gars là se sont battus avec une épatante force de caractère et personne ne l'a joué solo comme le précisait récemment Thierry Laurey.

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On va maintenant attendre le calendrier de la saison prochaine pour savoir quand le Racing affrontera Bordeaux à la Meinau. Je me réjouis à l'idée de faire découvrir ce stade mythique à ma petite femme chérie. Et un mot d'ordre, un seul : "Allez Racing !"

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24 avril 2017

Des calinous

Des calinous, des poutous, des bisous... De l'amour !

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