Le journal de Jipé

08 décembre 2017

Au revoir Johnny, la dernière idole

Mercredi 6 décembre, jour de la St-Nicolas, la France grelotte. Et se met à pleurer car dans la nuit froide Johnny Hallyday s'en est allé au royaume étoilé, vaincu par cette saloperie de cancer.  Triste matinée où je me remémore ma jeunesse bercée par les chansons de l'idole des jeunes. C'était l'époque de Salut les Copains, je me vois encore à Belmont un transistor à la main en train d'écouter l'émission de radio SLC, flanqué de ma cousine et de mes potes. En ce temps là les artistes sortaient de nombreuses chansons dans une même année et c'est au début des années 60 que Johnny entama sa marche triomphale. Il était le symbole d'une nouvelle génération, il amenait le rock en France, le célébrait, le chantait, comme par exemple sur l'album "Les rocks les plus terribles". C'était nouveau, plein d'énergie avec les guitares électriques et cette voix puissante qui faisait dire aux anciens, paniqués : "il crie, il gueule, il se roule par terre". C'est sûr, on était à mille lieues des Georges Guétary et autres Charles Trenet qui alors envahissaient les ondes. Devant résister à ses débuts à de nombreuses critiques, Johnny calmera le jeu avec "Retiens la nuit" et "L'idole des jeunes", deux chansons plus douces. Et ma mère de dire : "ah ben là, quand il ne crie pas, ça va".

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De chanson en chanson, de "Laisse les filles" à "De l'amour" Johnny finira par convaincre de plus en plus de monde jusqu'à rassembler plusieurs générations lors de ses concerts dans les vingt dernières années de son existence. Et c'est justement en live qu'il se transcendait, véritable bête de scène, vivant ses chansons, communiant avec le public à qui il laissait le soin d'entonner en choeur le refrain de "Que je t'aime", cette sublime chanson d'amour jugée pourtant choquante à sa sortie. Eh oui ! Faut remettre les choses dans leur contexte. En 1969, bien des gens n'apprécièrent pas les paroles jugées trop chaudes de ce tube immense. A mes yeux c'est pourtant cette année là et les suivantes que Johnny aura été le plus rock dans l'esprit et dans l'attitude. Après les extraordinaires "Voyage au pays des vivants" et "Je suis né dans la rue", l'album "Flagrant délit", contestaire et résolument rock me fit chavirer de bonheur. Les paroles me convenaient, je m'identifiais, j'avais 18 ans, les cheveux longs, des pantalons à pattes d'éléphant et toute la vie devant moi.

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Bien sûr, Johnny enregistrera par après d'autres albums enthousiasmants riches de merveilles telles que "La musique que j'aime", "La fille de l'été dernier", "Dégage", "Joue pas de rock n'roll pour moi" ou "Gabrielle". C'est durant cette période là que je le vis sur scène pour la première fois à Argelès durant l'été 1975. Une heure de retard, une heure de chant, salut, à la prochaine. Si j'étais content du show, je fus déçu par ce foutage de gueule. Et c'est Nathalie Baye qui le pria d'être moins insouciant et de commencer ses concerts à l'heure prévue. Quand je le revis en 1984, il arriva pile-poil à l'heure et donna un concert absolument fabuleux de plus de deux heures. 

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De toutes façons on aime tant Johnny qu'on lui aura tout pardonné : ses frasques, ses bagarres, ses amours cachées, ses excès, ses mondes artificiels, ses folies. Puis faut bien dire qu'avant Internet, on n'était pas très au courant des potins. On avait ses chansons, point barre. C'était l'essentiel. Que ce soit au temps du vinyle ou à l'époque des CD, il m'a toujours accompagné, m'a toujours apporté beaucoup de plaisir. La sortie d'un nouveau 45 tours ou d'un nouvel album me rendait heureux. Il y a certes des fans encore plus fous que moi mais qu'est-ce que je l'ai aimé ! Et d'emmener ma fille Carole à son concert, en 1998 car elle tenait absolument à le voir en vrai. Elle fut époustouflée par le show et totalement sous le charme de ses beaux yeux clairs. Une fois encore il fut magistral, phénoménal et impérial durant les deux heures de show. 

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Il aura donné des concerts gigantesques. Je citerai simplement son cinquantième anniversaire au Parc des Princes où il fendit la foule pour arriver sur scène. Impressionnant ! Il a marqué de ses tubes chaque décennie. Impossible de tous les nommer mais chacun correspond à une époque précise de ma vie et mon coeur se serre car à présent il n'est plus là. Il fut l'idole des jeunes et il est la dernière idole car il n'y aura plus jamais quelqu'un comme lui.

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04 décembre 2017

Le Racing a "knacké" le PSG 2-1

En voyant jouer le Racing depuis le début de la saison, je me disais qu'il serait capable de battre le PSG lorsqu'il viendrait à la Meinau en décembre. Si l'on excepte le match contre Amiens et celui disputé à Troyes, nos Bleus ont toujours produit du beau jeu et montré beaucoup de caractère et d'abnégation. Ils ont pourtant joué de malchance en certaines occasions comme à Guingamp. Ils ont aussi été quelquefois maladroits comme face à Marseille où ils auraient pu tuer le match (je n'aime pas trop cette expression mais bon) et porter le score à 4 à 2 pour finalement concéder le nul 3-3. Avant d'aller jouer à Munich, l'entraîneur parisien avait décidé de laisser son buteur Cavani sur le banc en début de match, se disant que les autres feraient le job, le Racing ayant, hélas, l'une des pires défenses de Ligue 1.

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J'étais devant Canal + le samedi 2 décembre à 17 h en compagnie de Thaly qui tenait aussi à voir ce match. Ca caillait, la température était de 0 degré au stade. J'avais dit que le Racing serait le premier club à vaincre les millionnaires du PSG et on me prenait pour un maboule. Réaction logique, je le concède. Beaucoup de gens pensaient que le Racing prendrait 4 ou 5 buts mais j'y croyais, certifiant que les Bleus allaient "knacker" le PSG. Et quand, de son pied gauche magique, Lienard a déposé le ballon sur la tête de Da Costa pour l'ouverture du score, j'ai crié de bonheur. C'était à la treizième minute de jeu. Neymar et ses coéquipiers ont alors poussé pour égaliser et y sont parvenus à la 42è minute par Mbappé, déclaré sosie officiel de Donatello par ses camarades. Le Racing avait fait preuve de courage face aux assauts des parisiens mais la mi-temps était sifflée sur ce score de parité. En seconde période, les Bleus n'ont plus pu procéder que par des contres rapides et sur l'un d'eux, Bahoken réussissait l'impossible. Excentré en rentrant dans la surface de réparation avec des défenseurs à ses trousses, il plaçait un boulet de canon sous la barre du gardien du Qatar St-Germain. Eh oui, le club nourri par les millions du Qatar était mené 2-1. Il restait alors 26 minutes à jouer. Ce que Thaly et moi redoutions eut alors lieu : l'entrée en jeu de Cavani qui, maintes fois cette saison délivra le PSG. Je n'aime pas le club parisien mais Thaly et moi aimons beaucoup Cavani, joueur efficace sur le terrain et discret en coulisses. Et ma p'tite femme de s'écrier : "Edinson, je t'aime bien mais ne marque pas aujourd'hui".

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Le siège du camp strasbourgeois par les parigots devint alors insoutenable mais nos Bleus défendaient bien, avec une volonté exemplaire et beaucoup de concentration. Notre gardien ayant été pris de vertiges, c'est Oukidja qui vint le remplacer à la 72è minute. Et Paris, qui ne nous avait pas pris au sérieux en débutant la rencontre, de pousser de plus en plus fort avec un arbitre qui allait multiplier les cartons jaunes dans les dernières minutes. Et quand ce même arbitre annonça 9 mn de temps additionnel, je me suis dit : "avec la chance qu'on a le PSG va réussir à égaliser". Je songeais à tous les points perdus cette saison dans les dernières minutes. Je ne vivais plus, j'angoissais, je tremblais mais Koné, Terrier et les autres allaient être héroïques, à l'image d'Oukidja qui claqua au-dessus de la barre un coup de tête de Cavani à la... 98è minute.

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Au terme d'un suspense incroyable, Thaly m'a sauté dessus au coup de sifflet final. "Yes ! On les a eus, on a knacké le PSG !" jubila-t-elle. Les Bleus ont réussi un exploit qui aura même fait parler dans la presse internationale. J'espère de tout coeur qu'ils se maintiendront parmi l'élite car leur football est beau à voir, volontaire et offensif, même si contre le PSG ils n'ont pas pu le montrer. Dame Chance fut avec eux, faut bien l'admettre mais ils ont tout mis en oeuvre pour réussir l'impossible, poussés par le public partagé entre son envie de chanter et sa crainte de voir s'envoler cette belle victoire. Nos attaquants qui ont manqué tant d'occasions lors de certains matchs ont mis deux buts sur leurs deux seuls tirs et la défense pourtant perméable a tenu le coup. Mille bravos à ces gars courageux et batailleurs ainsi qu'à l'entraîneur Thierry Laurey. 

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26 novembre 2017

L'anniv' de Yoyo

N'ayant cessé d'inonder la contrée toute la journée, Dame Pluie eut la bonne idée de faire une pause quand on se rendit chez Carole et David pour fêter l'anniversaire de Yoann. Celui-ci a huit ans maintenant. Dès le début de l'apéro, Thaly proposa qu'on donne les cadeaux, histoire de ne pas le faire trop poireauter. Ma mère avait choisi de lui acheter des habits et des Mars, vu que pendant son dernier séjour chez nous, il avait goûté (et aimé) ces barres chocolatées. De notre côté, Thaly et moi avions opté pour des petits bouquins de Yo-kai Watch, David nous ayant confié qu'il aimait bien lire. Mais le cadeau que Yoyo attendait avec impatience, c'était un jeu Nintendo de la série Yo-kai Watch. Etant puni pour s'être montré distrait à l'école, il eut exceptionnellement le droit d'y jouer de suite. N'était-il pas, tout bien réfléchi, le roi de ce 25 novembre ? Et tandis que Zizou venait quémander des calins auprès de Thaly, Maxou, lui, était tout heureux de retrouver sa pote : ma mère. A chaque fois qu'elle est là, il lui donne ses jouets et il fit de même une fois encore. Et lorsqu'il est content, il se dresse sur la pointe des pieds, écarte légèrement les bras et se secoue en souriant.

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Le repas se déroula dans une bonne ambiance avec l'évocation de sujets aussi variés que le contrôle technique, les flatulences, Belmont ou le job de Carole. Maxime se mit à jouer avec de petites boules colorées pleines de picots qu'il vaut mieux ne pas mettre dans les cheveux. C'est écrit sur la boîte mais comme Thaly avait à l'instant garni sa chevelure, il décida de faire pareil. Ca l'amusait. Finalement il parvint à les enlever sans problème pour venir les mettre dans mes rares cheveux et dans ceux de son papounet. Peu avant le dessert, David servit un café à ma maman, lui demandant à la façon d'un serveur de restaurant : "désirez-vous autre chose ? Un sucre peut-être ?"

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Arriva la tarte aux fruits avec les bougies. Carole avait à nouveau bossé avec amour et passion, réalisant également un tiramisu façon charlotte. Est-il besoin de dire combien ce fut délicieux ? On a alors causé du doudou de Maxou avant d'évoquer les nombreuses peluches que Carole avait étant petite. Je me suis alors souvenu du Miranda que DD avait acheté à Carole. En sortant du magasin, il avait roulé à vélo avec cet énorme ours sur le dos pour le ramener à sa chérie. Carole l'a alors cherché dans la chambre afin de le montrer à Thaly et à ma mère. Ponctuée de délicieux fous rires, une douce nostalgie planait tandis que Yoyo, roi de la fête en exil sur le grand fauteuil du salon, continuait de jouer, plongé dans le monde des Yo-kai Watch. 

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09 novembre 2017

Et la vie redevient belle

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Quand les gens demandent à Thaly comment elle va, elle répond invariablement "ça va". C'est parfois vrai mais quelquefois faux car elle ne va pas bien tous les jours mais sait taire ses douleurs. Sa leucodystrophie est certes la cause de bien des maux mais elle attend aussi des mots. Des mots que pourraient prononcer ses proches pour mettre du soleil en son esprit. Triste de ne point entendre ses parents, sa fille ou son fils au téléphone, elle finit par se persuader que ceux-ci se foutent pas mal d'elle et de sa santé. Comme elle peut parfois être têtue, elle se refusait à leur téléphoner. "Pourquoi ce serait toujours moi qui appelle ?" me disait-elle. Il n'empêche que ceci, ajouté à ses vertiges, la rend alors victime de sérieux coups de blues. Sa maladie est une de ces foutues maladies invisibles qui peut faire penser aux gens que tout va bien. Ben non... Et à la longue le mental finit par ne plus suivre. Il y a des jours où ses larmes coulent. Il n'y a pas si longtemps, elle a eu une telle crise d'angoisse qu'elle a pris double dose d'Alprazolam, ce médicament qui la soulage alors qu'il n'est pas destiné à lutter contre sa leucodystrophie. Elle a fait ça en douce et je la retrouve alors en pleurs, si chancelante quand elle marche que je la suis pas à pas, de crainte qu'elle ne tombe. Elle tient des propos incohérents et je ne suis tranquille que lorsqu'elle consent à s'allonger sur le canapé. Alors elle me regarde, dit quelque chose et se met à rire... avant de pleurer à nouveau. L'Alprazolam lui permet de s'évader, d'oublier ses angoisses, ses vertiges et ses douleurs morales mais il nique sournoisement la fermeté de ses muscles. J'ai peur de la puissance de ces médicaments là et je déteste la voir dans cet état là. Je hais la tristesse qui, parfois, s'empare d'elle. Et puis le lendemain, au coeur de l'après-midi, Kevyn avait téléphoné. Elle discuta plus d'une heure avec son fiston et raccrocha, toute heureuse. Et comme  depuis quelque temps, Megan et Kevyn la contactent régulièrement, la vie est redevenue belle. 

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26 octobre 2017

Petite virée automnale à Belmont

Il faisait bon en ce mercredi 25 octobre à Belmont. Ma mère, Thaly et moi sommes allés nettoyer et fleurir les tombes de mon papa et de mes grands-parents. C'est toujours un plaisir pour moi de retourner dans ce si joli village.

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En repartant, ma maman a eu cette phrase : "je pense que c'est la dernière fois que je viens ici". Je n'ai pas tiqué mais plus tard, quand je fus seul avec Thaly, celle-ci m'a confié : "ce que ta mère a dit au cimetière ne m'a pas plu". J'ai froncé les sourcils. Qu'avait-elle donc pu dire qui lui déplaise ? Thaly m'a alors rappelé la phrase de ma mère en me précisant : "elle avait des idées noires, elle se fait de mauvais films". Bon sang, je n'avais pas vu ça ainsi ! Je pensais qu'elle avait dit ça parce que ça la fatiguait. Ma p'tite maman est en effet fragile et amoindrie avec ce p*tain de cancer du sein. Son traitement est certes efficace mais il l'affaiblit également. Elle a bossé toute sa vie, elle nous a élevés ma soeur et moi alors que mon papounet était parti au ciel et voila qu'à son âge il faut qu'elle souffre de cette saloperie, elle qui a déjà des problèmes de hanche. Quand tu vieillis, c'est pas toujours drôle.

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Elle aura tout de même pris plaisir à admirer la belle nature. Lorsque l'on va à Belmont à l'automne, elle s'extasie toujours devant les jolies teintes colorant le houppier des arbres. Les feuilles changent de couleur, les décors paraissent féériques. Thaly, elle, aime toujours autant venir dans le village de mon enfance, même qu'elle y vivrait volontiers, en amoureuse de la nature qu'elle est. Elle apprécierait assurément le calme de cet endroit, sa beauté, son charme envoûtant.

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J'avais longtemps dit que je finirai ma vie à Belmont. J'étais un doux rêveur fasciné par cet endroit magnifique mais avec le temps j'ai changé d'avis. Outre les prés si charmants, les majestueuses forêts et le calme qui règne en maître absolu, il n'y a plus rien là-haut. Et ma belle de s'étonner : "ah bon ! Y a pas de médecin ?" Eh non, il n'y a ni médecin ni boulangerie, pas même une épicerie. On est loin des années 60 où il y avait une épicerie, un boulanger, trois restaurants, une école et des centaines d'animaux. Contrairement à maintenant où j'aime bien faire grasse mat, je me levais tôt le matin, étant gosse, afin d'aller avec le berger mener les vaches au pâturage. Je connaissais tous les recoins alentour, chaque verger, chaque chemin. Couché dans l'herbe, je guettais les sauterelles pour les voir bondir. J'admirais le vol des papillons s'en allant colorer le ciel à tire-d'aile. Et quand un papillon se posait sur ma main, j'étais heureux comme un roi, j'en étudiais ses couleurs, admiratif. J'avais mes potes et on courait, insouciants, à travers prés et champs. Mais ça c'était avant, comme dirait l'autre. Depuis mon AVC je sais qu'il vaut mieux ne pas être loin des medecine men, c'est plus sûr. C'est certes moins sympa que vivre tranquillement à Belmont mais qu'y faire ? Mais quoiqu'il en soit Belmont restera à jamais dans mon coeur.

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16 octobre 2017

Yoyo est amoureux

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Les gosses c'est marrant et Yoyo me l'a encore prouvé récemment. A même pas huit ans, il est amoureux. L'autre mercredi, quand il s'est levé et posé devant son bol de lait, il m'a annoncé : "tu sais quoi, Papy ? J'ai une amoureuse." Comme je lui disais que c'était bien, il précisa qu'elle était blonde aux yeux bleus. Et d'ajouter dans la foulée : "elle est belle, elle s'appelle Justine." Je sens bien qu'il est tout gaga vu qu'il m'en parle beaucoup depuis cette fameuse matinée. En l'emmenant à l'école, j'ai eu l'occasion de voir Justine ; c'est effectivement une jolie gamine et tous deux semblent complices, ça se lit dans les regards qu'ils échangent dès qu'ils se voient. Thaly me l'avait toujours dit : "Il est beau gosse le Yoyo. Plus tard il fera des ravages." C'est vrai qu'il a une belle bouille, le petit-fils. Voila-t'y pas qu'en rentrant de l'école la semaine dernière, il s'est encore confié à moi, me disant : "les copains ont voulu pour qu'elle me fasse la bise et tu sais quoi ? Elle l'a fait." Il semblait à la fois heureux et troublé et il jugea utile de préciser que ça s'était passé alors qu'ils étaient dans les rangs. Apparemment il trouvait ça gênant, gonflé, osé. "Ils ont tellement insisté qu'elle m'a fait une bise sur la joue" ajouta-t-il. Que d'émotions pour son p'tit coeur qui joue la mélodie du bonheur. Je trouve ça mignon et trop chou.

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25 septembre 2017

3 ans et déjà des défis pour Maxou

Le 20 septembre c'était l'anniversaire de Maxime. Trois ans déjà au crépuscule d'un été qui fut particulièrement chargé pour ce p'tit chou

Que de nouveaux défis pour le petit Maxou cet été ! Dès début juillet il a du apprendre à devenir propre. Il y a certes eu quelques "accidents" en deux mois et demi mais finalement très peu. Puis il a du aller à la maternelle. Tu parles d'un été à la con pour ce p'tit chou de même pas trois ans ! Comme pour tout bambino de cet âge là... Le plus difficile aura été cette délicate étape qu'est l'arrivée en maternelle. Le premier jour, se retrouvant subitement dans un tout nouvel environnement, il s'est accroché à sa mère et du coup Carole est repartie en pleurs. Depuis ça va mieux, je le vois quand je fais nounou le mercredi et le vendredi. Il a pigé que c'est ainsi et c'est tant mieux car s'il se mettait à pleurer quand je l'amène, je repartirais le coeur lourd.

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Son anniversaire tombant un mercredi, c'est moi qui fut chargé d'amener les gâteaux confectionnés par Carole. Celle-ci souhaitant avoir deux-trois photos de ce moment là, j'ai du demander à la maîtresse de bien vouloir en faire. Elle m'a répondu : "je ne vous promets rien, Maxime n'est pas très coopératif". Moi je dirais plutôt qu'il est désorienté, paumé dans les méandres de règles inédites dont il ne soupçonnait même pas l'existence. Ca devrait aller mieux dans un mois. Blonde et maigre comme un knack, la maîtresse a tout de même fait quatre photos. On y voit Maxou seul comme un perdu devant le gâteau brioché dans lequel trois bougies ont été plantées. Ces photos sont d'une tristesse ! On est ensuite allés récupérer Yoyo à la sortie de son école située juste à côté. Et là, pendant qu'on attendait Yoann, Maxou revivait et appelait son frère de bon coeur : "Yoyo ! Yoyo !" On était aux portes de l'automne mais le soleil était au rencard.

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On a alors fêté son troisième anniversaire. Carole avait invité ma mère ainsi que notre proprio qu'elle appelle Mamie Danièle. Celle-ci accepta avec joie. Ca lui change les idées après le décès de son époux fin juillet. On a remis les cadeaux à la fin de l'apéro mais auparavant Maxou avait amené tous ses tut tut animo à ma maman. Depuis qu'elle a joué avec lui à l'anniversaire de Thaly, il vient chaque fois lui donner ses jouets... comme si elle avait la même passion que lui. On est ensuite passé à table. Et quand le dessert arriva, je fus heureux comme un gosse car je sais que les gâteaux que fait Carole sont toujours excellents. Là, c'était un gâteau au chocolat avec poires et croquant. Ca m'a fait craquer, ça m'a réjoui le palais à un point tel que j'en avais les papilles qui papillonnaient. Ce mois de septembre est en tous cas plein d'évènements, heureux ou moins sympas, pour le petit Maxime.

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18 septembre 2017

Les 60 ans de Brigitte fêtés dans la joie

Quand Brigitte nous avait invités pour sa soirée célébrant son soixantième anniversaire, elle m'avait demandé si je voulais bien m'occuper de la musique. Moi qui pensais avoir pris ma retraite de DJ, je ne pouvais pas lui dire non car elle et moi c'est 35 ans d'amitié... ou 36, j'sais plus trop si je l'ai connue en 1981 ou en 82. Puis ma cops c'est une crème, une femme gentille et attentionnée. Thaly et moi sommes donc arrivés peu après 19 heures avec tout le matos : ordi, écran, haut-parleurs et caisson de basse. Il y avait déjà une vingtaine de personnes dans la salle mais nous n'étions pas les derniers. Bien des gens se pointèrent après nous tandis qu'on prenait l'apéro tranquilou avec René, Antonio et Yolande, ces fidèles potes. Marco, Christelle et P'tit Louis débarquèrent vingt minutes plus tard, leur GPS ayant fait des siennes en ne trouvant pas la rue du Centre Culturel d'Ostwald où Brigitte avait loué la salle du bas. Yolande nous confia qu'il y a avait eu une grosse averse un peu plus tôt et le thermomètre affichait de bien basses températures pour un 16 septembre. Pas d'été indien cette année ! On discutait de ci de là, faisant connaissance avec des personnes qu'on ne connaissait pas. Quand Elvire m'a aperçu, elle est aussitôt venue vers moi me dire combien elle était contente de me revoir. C'était réciproque et par après c'est Martine, l'épouse du regretté Claude puis Isabelle qui sont venues me saluer. Ces deux-là je ne les ai plus vues depuis une vingtaine d'années. Même chose pour Robert, le petit frère de Brigitte qui se pointa avec sa gouaille légendaire. Quand Isabelle le héla en disant : "alors tu n'me reconnais pas ?" celui-ci lui répondit : "ah non j't'ai pas reconnue, mais tu as... pfff...". Et d'écarter les bras en gonflant les joues, lui signifiant qu'elle avait pris quelques kilos en cours de route. Toujours aussi délicat, le Robert ! 

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Tout à coup, Thaly prit les clés de la voiture et me confia : "je ne me sens pas bien du tout, je vais m'allonger un peu." Le syndrome de septembre 2016 revint aussitôt en nos esprits. J'eus peur qu'elle ne fasse un malaise comme lors du mariage de sa soeur et Bertrand l'an passé. Elle se mit sur la banquette arrière de l'Opel, s'allongea. Dix minutes plus tard, je retournai la voir. Ca n'allait guère mieux mais comme je discutais avec elle et que la portière était donc ouverte, l'air frais finit par lui faire du bien. Brigitte pria alors les gens de passer à table. Au menu : tarte flambée. Une excellente flammekueche présentée dans diverses formules : normale, gratinée, forestière ou au Munster.

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Alors que jusqu'alors j'avais diffusé des musiques variées en fond sonore, il me fallut lancer le programme dansant. Avec "I got a feeling" pour commencer, ce fut un bide total. J'ai alors mis "Ces soirées là" de Yannick, une chanson qui me sauva souvent la mise par le passé et Brigitte et Isabelle vinrent danser. Deux personnes sur 55, il n'y avait pas de quoi grimper aux rideaux. Les gens demeuraient attablés, digérant la tarte flambée aux pommes servie en bonus. Elvire me demanda si j'avais un madison. Moi on me demande, j'obéis avec plaisir. J'ai diffusé "Last night" de Chris Anderson et deux autres personnes sont arrivées pour danser, puis quatre, puis douze. Se sentant mieux, Thaly a rejoint le groupe, toute contente de pouvoir danser.

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"Cotton eyed Joe" avec sa mélodie country-dance enfonça le clou. C'était gagné et les quinze personnes qui dansaient joyeusement, sourire aux lèvres, restèrent longtemps sur la piste, d'autant plus qu'il y eut "Life is life", "Femme like U", "Alexandrie Alexandra" ou "C'est la vie" version Collectif Métissé. Brigitte me réclama la Macarena. Comment ne pas accéder aux souhaits de la reine de la soirée ? Et tout le monde d'exécuter les fameux mouvements de ce qui fut le tube de l'été en 1996. Quand Robert vint me demander du Boney M, je mis "Gotta go home". Il s'empressa de m'admonester en me disant : "t'as mis la plus mauvaise, mets-moi Babylon !" Il vint encore à plusieurs reprises me solliciter : "mets ceci, mets cela". Je l'aime bien le gars et je me souviens de fabuleuses parties de tarot avec lui mais là j'allais devenir chèvre, il me chiait des pointillés. Aussi ai-je poussé un soupir de soulagement quand sonna l'heure du dessert. 

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Mais on a d'abord laissé à Brigitte le temps de souffler ses bougies plantées dans les vacherins. Les invités entonnèrent avec enthousiasme "joyeux anniversaire". J'ai ressenti beaucoup de chaleur et d'amour de la part des gens pour Bribri et c'est bien normal : c'est une femme formidable. Moi je l'appelle Brigitta et j'ai énormément d'affection et de tendresse pour elle. Elle aime rire, elle aime la vie et pourtant elle a eu son lot de soucis et de gros pépins de santé. Mais elle est toujours restée positive et c'est une vraie bonne personne qui fait du bien aux gens. Aussi savourait-elle cet instant de pur bonheur où ses potes, ses amis s'étaient massés devant la table, face à elle, tapant dans leurs mains en criant leur joie. Elle, toute heureuse, dansait sur place en agitant les bras et Lana souriait à ses côtés, toute fière de sa mamie. 

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Une fois le vacherin dégusté, la musique reprit ses droits avec "Nuit de folie" ou "YMCA" mais les danseurs faisaient preuve de moins d'énergie. De nombreuses personnes n'avaient pas bougé de la soirée, collées à leur chaise, causant avec le voisin de table. Chacun a sa façon d'apprécier la soirée. Hélas quelques invités ne tardèrent pas à partir, ce qui est toujours ennuyeux car dans la foulée d'autres suivent et se barrent. Il n'empêche que Thaly, Yolande et Brigitte dansaient toujours, épaulées par Régis, René et Marlène mais aussi par Lana et le petit Nathan qui fit le show sur "Gangnam style". Bribri se lança également dans un solo aussi fou qu'énergique, un grand sourire aux lèvres, des étoiles plein le regard, levant la jambe, absolument déchaînée. 

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La fiesta demeurait belle et sympa mais bon nombre d'invités s'en allèrent, si bien que, subitement, la salle se vida. Il était 2 plombes du mat' et la java était finie, circulez merci adios à la revoyote. Qu'importe ! Brigitte demeurait radieuse, contente d'avoir vécu une belle fête. Tout avait été remarquablement organisé et la soirée aura été belle, riche en bons moments et en émotions. 

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09 septembre 2017

Où étais-tu, Lytchie ?

C'est un miracle ! Lytchie avait disparu pendant douze jours et, au matin du treizième, elle est rentrée. Récit d'une semaine et demi ô combien douloureuse avec, heureusement, une fin heureuse.

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Quand Thaly est partie faire les courses le lundi 28 août au matin, elle pensait trouver Lytchie sur le perron, attendant sagement comme chaque fois qu'elle sortait la nuit. Elle n'était pas là, n'était pas non plus dans son abri favori devant la maison, sous les taillis. A midi elle n'était toujours pas revenue et comme on connait ses habitudes ça a commencé à nous inquiéter. On a alors arpenté notre rue et les rues voisines en l'appelant, en tendant l'oreille. J'y suis d'abord allé puis, un peu plus tard, Thaly a fait de même. On l'a cherchée partout, on a parlé aux voisins. Lytchie... Lytchie... Nos appels restaient sans réponse. On est sortis de nuit en espérant qu'elle brise le silence d'un miaulement. En vain. On s'est dit qu'elle était probablement enfermée quelque part vu que, comme tous les chats, c'est une petite curieuse. On a alors empli les boîtes aux lettres de notre rue et des rues adjacentes d'un mot demandant aux gens de bien vouloir regarder si, par hasard, elle n'était pas prisonnière dans leur garage, leur cave ou leur abri de jardin. Par le biais de Facebook, Thaly a demandé l'aide de Pet Alert qui, sur ce réseau social, publie des annonces de disparition d'animaux, permettant ainsi aux gens de partager l'information.

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Je me remémorais le jour où on l'avait cherchée à St-Nabor. On savait qu'il y avait deux chatons et, en route, j'avais demandé à Thaly lequel elle choisirait. Elle avait répondu : "celui qui viendra vers nous". Lytchie vivait déjà dehors à cette époque là. Elle était près d'un tas de bois et elle est de suite venue vers Thaly, se frottant à ses jambes. Plus de neuf ans ont passé depuis et nous voici malheureux, désespérés. Cela fait dix jours que la fifille est partie et moi, perso, je commence à ne plus y croire, me demandant s'il est possible de survivre autant de temps sans manger ni boire. A vrai dire tout nous est passé par la tête et on s'efforçait de rejeter l'idée que quelqu'un lui ait fait du mal. Non, pas ça, par pitié ! Mais on lit tant de vilaines choses. On n'imaginait pas non plus que Lytchie ait brusquement eu l'envie de se lancer dans une escapade insensée. Celle-ci ne s'en allait jamais plus de 24 heures. On a aussi appelé la SPA pour voir si quelqu'un l'aurait amené là-bas. On nous a alors donné les coordonnées du groupe SACPA Chenil Service que l'on a aussitôt contacté. C'est un groupe qui recueille les animaux errants. Peut-être auraient-ils trouvé la fifille vadrouillant dans les rues. C'est qu'elle avait pris ses marques dans le quartier, connaissant toutes les combines, rentrant parfois chez la proprio habitant au rez-de-chaussée pour manger dans la gamelle de son chat. Aimant les chatounets, la mamie la laissait faire puis nous sonnait pour dire que Lytchie était là. 

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Durant ces douze jours d'angoisse, Thaly ouvrit plusieurs fois la fenêtre précipitamment, croyant entendre Lytchie miauler. Ca me faisait râler un peu car j'avais à chaque fois une fausse joie. Et de me demander : "où as-tu donc posé tes petits chaussons blancs, Lytchie ?" Dans le même temps, les ouvriers sont arrivés, ont dressé les échafaudages, la proprio ayant demandé la réfection du toit. Ca fait un bruit fou, Pipou et Turtle ont filé aux abris. Les tuiles ont été enlevées, jetées dans un camion-benne, la charpente a été retapée et ça nous a contrarié. Si jamais Lytchie revenait, n'allait-t-elle pas être effrayée par tout ce tumulte ? On l'appelait le soir et même dans la nuit quand le silence redevenait roi mais elle n'était pas là.

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Samedi 9 septembre, treizième jour. Thaly se rend à la loggia, entend miauler. Il est 9 h30. Pensant que c'est Pipou qui vient quémander quelque nourriture, elle se retourne mais notre petit gourmand n'est pas près d'elle. Elle entend à nouveau miauler, ouvre la fenêtre et appelle Lytchie. Elle perçoit encore des miaulements et, soudain, aperçoit la fifille. "J'arrive ma chérie !" crie-t'elle. Elle se pointe en coup de vent près du lit où je traînasse. "Lytchie est là !" Jamais je ne me suis levé aussi vite. Et jamais Thaly n'a descendu aussi rapidement l'escalier. La voila qui revient avec Lytchie. Oh quel bonheur ! Notre fifille se dirige vers les gamelles, mange, mange et mange encore. Puis elle va boire. Elle est amaigrie mais pas trop affaiblie. On la caresse, on lui fait des câlinous. J'ai un peu de pluie sous mes lunettes. Câlinant Lytchie qui se blottit alors contre elle en ronronnant, Thaly craque à son tour. A nos larmes de désespoir succèdent des larmes de joie. Tandis que la fifille va s'allonger (photo ci-dessous) on prévient tous ceux qui nous ont soutenu et Carole lance alors cette phrase magique dont je me sers ici comme mot de la fin : "Lytchie, c'est une warrior !" 

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15 août 2017

L'anniversaire de Thaly fêté dans la bonne humeur

Le soleil peut également briller par son absence et ce fut le cas quatre jours durant. Mais en ce lundi 14 août il était de retour, comme pour célébrer l'anniversaire de Thaly. Dans la matinée celle-ci fut appelée par la proprio alors qu'elle revenait des courses. Elle avait pour elle un bouquet de fleurs et une bouteille de Crémant. Thaly l'invita à venir manger le soir. Un sourire jusqu'aux oreilles, la mamie accepta. Thaly s'est dit que ça lui changerait les idées après le décès quinze jours plus tôt de son époux. Nous étions d'ailleurs allés à son enterrement et Thaly qui me disait "la pauvre, elle se retrouve toute seule" espérait qu'elle s'entende bien avec ma maman. Ce fut le cas. Ces deux là ont de suite discuté en alsacien sous le regard amusé de Carole et David.

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On a installé Maxou à table avec nous et il fut tout content, affichant son irrésistible sourire charmeur. Les discussions allaient bon train et ma maman et la proprio se laissèrent aller à refaire le monde. Hé, c'est qu'elles seraient rebelles, les deux octogénaires ! En fin d'apéro, ma belle petite femme eut droit à ses cadeaux et elle aura été gâtée. Elle a même eu du Cacolac de David et Carole qui savent qu'elle adore ça.  "Et en plus c'est fait à Bordeaux !" s'exclama Thaly. Maxou avait emmené quelques-uns de ses animaux de la marque Tut Tut Animo et il vint près de ma mère pour les lui donner, les reprendre, les redonner et ainsi de suite. Il peut faire ça durant une demi-heure sans se lasser et ma maman fut sauvée par le repas qui arrivait. Thaly avait choisi de faire un bon rôti de porc à la crème avec des frites. Ma mère ne faisant plus de frites pour elle toute seule, elle se régale à chaque fois qu'elle peut en manger et ça, Thaly le sait. Aussi fait-elle des frites chaque fois que sa belle-mère vient. 

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Carole était toute souriante, expliquant à la proprio (qu'elle appelait Mamie Danièle) où elle en était professionnellement. J'ai causé du Racing avec DD, lui disant combien j'avais été épaté par les Bleus qui avaient mis toute leur hargne pour battre 3-0 les Lillois dimanche après-midi. De la glace en dessert avec coulis de framboise, un bon café et hop, la soirée s'achevait déjà. Ma maman commençait à flanchouiller et c'est bien normal, son cancer du sein l'affaiblissant. Ce fut une bonne p'tite soirée sympa et ce n'est pas Yoann qui dira le contraire, lui qui s'installe à l'ordi, tout heureux de pouvoir jouer à des jeux style Mario.

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