Le journal de Jipé

13 août 2019

La visite tellement sympa de Bertrand et Patricia

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Patricia tenait à visiter la Champagne cette année pour ses vacances. Bertrand et elle sont donc partis le jeudi 8 août et ont décidé de pousser ensuite jusqu'à Strasbourg. "Si déjà on est là-bas, on viendra te voir" m'avait dit Patricia au téléphone. J'étais tout content. Bertrand souhaitant manger une choucroute, j'avais appelé au "Boeuf rouge" à Eckbolsheim pour savoir s'ils en proposaient au menu. La patronne m'a dit qu'avec ces chaleurs ils l'avaient retirée de la carte car ça ne marchait pas mais elle ferait une exception pour nous. J'ai donc réservé pour le samedi à 20 heures. Sauf qu'entre-temps, Patricia m'a prévenu qu'ils visiteraient davantage d'endroits que prévu, faisant notamment un tour à Verdun et qu'ils n'arriveraient finalement que dimanche. J'ai aussitôt rappelé la patronne du resto pour changer la date et elle m'a dit : "ok pas de problème". C'est sous la pluie que Bertrand et la soeur de Thaly sont arrivés le dimanche en fin d'aprème et Bertrand, toujours pince-sans-rire, m'a lancé : "décidément il pleut toujours quand on vient en Alsace". On s'est bu une petite bière tout en discutant de tout, de rien. Bien sûr on a évoqué le départ si lâche de Thaly puis on est passé à autre chose, d'autant plus que Pipou est rapidement venu voir Patricia. L'heure de se rendre au "Boeuf rouge" ayant sonné, on a pris ma voiture et je me suis garé sur le parking de la Mairie, à deux pas du restaurant... lequel était fermé. Koiksa ? Qué pasa ? "Fermé le dimanche soir" lut-on sur la porte d'entrée. J'ai pas aimé cette entourloupe, mais alors pas du tout. Du coup j'ai "bouffé" du bitume jusqu'à Oberschaeffolsheim à la recherche d'un resto ouvert. En montrant le panneau "Oberschaeffolsheim" à Bertrand, je lui ai demandé de prononcer ce nom et ma foi il l'a plutôt bien dit. Tout à coup j'ai songé à la Nachtweid. Si mes souvenirs étaient bons, ce restaurant réputé pour sa tarte flambée ouvrait le dimanche soir. Et comme Bertrand m'avait dit "je veux manger, peu importe s'il n'y a pas de choucroute" je suis allé là-bas. J'angoissais, le faux bond de la patronne du "Boeuf rouge" me restait en travers de la gorge. La Nachtweid était ouverte, alleluia ! Je fus soulagé. Comme d'hab Bertrand a plaisanté avec la serveuse qui portait un tee-shirt sur lequel était écrit "joli sourire" et finalement on a très bien mangé. Entre deux coups de fourchette, Patricia me confia son empressement de retrouver Jaffou, son fidèle toutou. Et Bertrand d'enchaîner : "pour elle Jaffou c'est le numéro 1, en 2 il y a son fils, en 3 les canards et moi je viens seulement en quatrième position". Eclats de rire. Dans la foulée, il demanda à la serveuse si le resto était une entreprise familiale. Lui est curieux de tout, s'intéresse à plein de choses, aux régions qu'il visite, à leur histoire, et caetera.

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De retour à la maison, on a encore discuté autour d'un café et j'ai donné son médicament à Pipou. J'ai laissé la chambre à mes p'tits choux médocains et j'ai dormi sur le canapé. Au moment de se coucher, Bertrand m'a appelé. "Viens voir !" Pipou était sur le lit avec sa copine Patricia. J'ai du le porter pour qu'il quitte la chambre et en plus il râlait. Durant la nuit il est venu me voir à plusieurs reprises et je l'ai cajolé. A 5 h30 du matin il revenait une énième fois, ne me lâchant pas. J'étais content car ces derniers jours il avait tendance à ne pas trop se montrer, suite à son opération. Je me suis levé et, sans faire de bruit, j'ai préparé la table : biscottes, pain, beurre, confitures et cake en attendant que mes hôtes se lèvent. Une fois debout, Patricia m'a dit que Pipou avait gratté à la porte de la chambre. Après le café et un brin de toilette, Bertrand n'avait qu'une hâte : prendre la route. "Je veux être chez moi ce soir" assura-t-il. J'aurais aimé qu'ils passent deux nuits ici, histoire de vadrouiller ensemble, de visiter certains endroits le temps d'une journée mais les deux furent tenaces. Leur virée loin de chez eux leur suffisait, ils voulaient regagner leur home sweet home. J'ai demandé à Bertrand d'emmener le carton dans lequel j'avais mis tous les albums-photos laissés là par Thaly. Il a pesté, m'a dit "pas question, mets-le à la décharge !" Comme j'insistais, ne souhaitant pas le trimbaler au déménagement, il poursuivit : "non, elle n'avait quà les emmener, ses photos !" Il ne lui pardonne pas ce qu'elle m'a fait. Il a appelé Patricia qui était à la salle de bain et celle-ci a avoué que je lui avais parlé de ça au téléphone, disant que ce sont des souvenirs, qu'ils donneraient le carton aux parents, qu'elle n'aurait qu'à le récupérer chez eux. Finalement Bertrand a pris le carton et avant de partir, Patricia m'a dit que je pourrais venir quand je veux, que je serai toujours le bienvenu. Planté au milieu de la route, j'ai regardé leur voiture s'éloigner en faisant de grands saluts de la main. J'ai apprécié leur visite, ça m'a fait chaud au coeur.

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08 août 2019

Les malheurs de Pipou

Cela faisait deux jours que je trouvais Pipou amorphe. Je m'étais dit que c'était dû à la chaleur et voila qu'en rentrant du Parc du petit prince dimanche soir, il vient sur mes genoux. Comme d'habitude je lui fais des calinous puis, soudain, je caresse sa gorge et là je sens quelque chose de bizarre. Je regarde ; il avait une étrange plaie à la gorge, laquelle me semblait anormalement gonflée. "Mais qu'est-ce que t'as mon Pipou ?" Il m'a regardé et j'ai lu dans son regard une infinie tristesse. C'était comme un appel au secours. J'en ai eu les larmes aux yeux. Le lendemain matin j'étais chez le véto. Il m'a dit que c'était un vilain abcès, qu'il allait devoir inciser. "Je vais faire une petite anesthésie et lui enlever ça" ajouta-t-il. Rendez-vous fut pris pour 18 h, heure à laquelle je pourrai récupérer Pipou. Un quart d'heure avant l'heure prévue, j'étais déjà de retour au cabinet. Le véto m'a rassuré. L'opération s'était bien passée. Il avait enlevé l'abcès mais aussi beaucoup de pus. "Ce n'est pas une tumeur" précisa-t-il aussi. Je fus rassuré. Comme un con je m'étais déjà fait de mauvais films. Tandis qu'il m'expliquait tout, je n'avais qu'une hâte : voir mon Pipou. Il alla le chercher. Il lui avait mis une petite collerette afin qu'il ne lèche pas l'endroit sensible. Il m'expliqua également qu'il lui avait fait une piqûre anti-douleur agissant 48 h, que je devrais revenir mercredi pour une nouvelle injection et aussi pour lui retirer la mèche. Une fois à la maison, Pipou but énormément puis bougea beaucoup, vadrouillant d'une pièce à l'autre. Je le sentis soulagé et du coup je le fus aussi.  

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Et voila qu'un orage violent éclatait dans la nuit de mardi à mercredi. J'ai consulté le radio-réveil : il était 4 h30. Je sentis alors qu'un chatounet frottait sa tête contre moi. Etait-ce Turtle ? Non, c'était Pipou. Je l'ai caressé et j'ai brusquement réalisé qu'il n'avait plus sa collerette. J'ai allumé la lampe de chevet. Ce coquin avait effectivement réussi à se débarrasser de cet encombrant objet. Dans l'après-midi, il parvint à forcer trois fois la grille de la cage où je le mis pour retourner chez le véto. J'ai bien failli péter un boulon ; j'allais être en retard. En tous cas faudra que je me décide à acheter une autre cage... J'ai pris Pipou dans mes bras et je l'ai mis comme ça sur la banquette arrière de la voiture. Il miaulait bizarrement. J'ai ensuite appelé Carole pour qu'elle m'amène la cage de son Zizou. C'est DD qui se chargea de venir à vélo sous la pluie, avec sur le dos cet abri en forme de sac de voyage. Mon Pipou, inquiet et stressé, ne se laissa pas faire et on dut s'y mettre à deux pour l'enfermer dans le grand sac. Une fois chez le véto, j'ai raconté que mon chatounet s'était débarrassé de la collerette. "Ce n'est pas bien grave" me dit-il. Il nettoya soigneusement l'ouverture due à l'opération, passa de la Bétadine et appliqua trois agrafes qu'il retirera dans une quinzaine de jours. Puis il lui fit une piqûre anti-douleur. A partir de vendredi faudra que je lui donne des médicaments et ce pendant dix jours. Pour finir il a remis la collerette à Pipou en me disant de ne pas l'enlever avant samedi. Pas sûr que Pipou -qui ne sait pas que c'est pour son bien- l'entende de cette oreille. 

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05 août 2019

Détente au Parc du Petit prince

Carole et David avaient décidé de retourner au Parc du Petit prince à Ungersheim où ils avaient déjà emmené les enfants par le passé. Et ce coup ci ils m'ont proposé de me joindre à eux, histoire de me changer les idées et de me détendre au milieu des préparatifs du déménagement. On s'est donc retrouvés en ce dimanche 4 août dans ce charmant parc haut-rhinois dont le thème est axé sur l'oeuvre la plus connue d'Antoine de Saint-Exupéry : le Petit prince. C'est certes moins grand qu'Europa Park mais c'est plus calme, plus convivial.

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Les manèges foisonnent ainsi que les attractions ludiques comme ce film interactif avec le renard du roman ou ce film en 3D si époustouflant qu'il enchanta Maxou tandis que Yoyo avançait ses mains pour saisir les choses s'avançant vers nous, comme si elles allaient nous percuter. Mais c'est un manège bien sympa qu'on a fait en premier. Vu de l'extérieur il paraissait bon enfant mais une fois dans les chariots ça décoiffait. A midi trente, DD est retourné à la voiture chercher la glacière avec la bouffe et les boissons pendant que les enfants s'éclataient sur des matelas gonflables de toutes sortes. On a trouvé un coin ombragé avec tables et bancs et on a mangé tranquillement. Après quelques photos marrantes, Carole, DD et les enfants se sont envolés en montgolfière. Comme la hauteur n'est vraiment pas mon truc, je les ai attendus sous un soleil qui commençait à taper fort. 

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Accompagnés par David, Maxou et Yoyo ont ensuite fait du carrousel puis de la tyrolienne. Le petit Maxou m'a épaté ; il n'a peur de rien. Très attentif, David le suivait pendant son parcours. Nous sommes arrivés à la ferme où il est possible de nourrir moutons, poules et lapins. On achète pour un euro une boule contenant de la nourriture et on se balade au milieu des animaux pour leur donner à manger. En voyant qu'on a une boule en main, ceux-ci arrivent de suite. Un mouton apparemment très gourmand monta même sur David avec ses pattes avant. Ensuite ce fut la séquence émotion pour Carole : nourrir les lapins, les caresser. "Ils sont tout doux, de vrais peluches" s'exclama-t-elle après un bon quart d'heure passé auprès d'eux. Le soleil eut finalement raison de nous au fil des heures, nous assommant d'autant plus qu'on se trimbalait la glacière encore assez lourde. 

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Restait à prendre du plaisir dans la salle des trampolines. Là encore c'est DD qui a accompagné les enfants. Sous des spotlights rouges, tous trois ont fait des bonds et des pirouettes au son d'une musique techno. J'ai bien cru que David allait s'envoler tant il montait haut. Et ce fut le départ. A 18 heures. Un peu plus d'une heure de retour durant laquelle Maxou finit par s'endormir tandis qu'on chantonnait des chansons de Joe Dassin, heureux d'avoir passé une belle journée. 

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15 juillet 2019

Comme si on s'était vus la veille

Brigitte m'avait invité samedi soir et je suis venu avec grand plaisir. René était là, bien sûr... mais elle avait également eu la bonne idée d'inviter Philippe. Lui, c'était le grand ami d'enfance de René puis ils s'étaient perdus de vue, se revoyant de temps à autre mais plus autant qu'à l'époque de leurs 400 coups. Si bien que René me confiait avant que Philippe n'arrive : "ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu". Quand il est s'est pointé, il a eu cette phrase magique en me regardant : "tu changes pas, toi". D'avoir eu les cheveux gris puis blancs avant même la cinquantaine a maintenant son bon côté ; on trouve que je ne change pas et ma foi c'est plaisant d'entendre ça. Lui je l'ai connu lors de samedis soirs délirants au Foyer de l'enfance où René était concierge et aussi lors de matchs de foot où j'étais ailier gauche et lui défenseur central. A l'époque on disait libéro. D'emblée, les discussions ont fusé, il n'y eut jamais plus de cinq secondes de silence. C'était comme si on s'était vus la veille. On a évoqué mille choses, passant en revue quelques souvenirs, on a parlé des enfants puis il y a eu le questionnement sur l'utilité absolue du lave-vaisselle. Philippe étant seul lui aussi, il n'a plus de lave-vaisselle et s'en passe très bien. Je tenais à faire une photo et j'ai utilisé le retardateur de l'appareil-photo. Bien sûr René, fidèle à sa légende, ne sourit pas, lol... Mais il aura bien ri durant la soirée.

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Et comme on causait de mon prochain déménagement, Philippe s'est proposé pour aider. J'ai apprécié. Lui n'a que soixante ans, ça ira, il est à la retraite depuis janvier. Il savoure car, tout comme moi en 2014, il finissait par en avoir marre des théoriciens, de leurs ordres et de leurs grandes gueules. L'apéro s'est donc déroulé dans une bonne humeur communicative. Brigitte avait prévu une fondue bourguignonne accompagnée d'un Pinot gris. Au moment du dessert (une coupe de fraises avec glace, meringue et chantilly) on causait encore et toujours en riant beaucoup. Quand à 22 h30 les feux d'artifice ont éclaté dans les environs, Philippe s'est exclamé : "je vais rentrer, mon chien doit avoir peur". Dix minutes après il était parti. Ici en Alsace le feu d'artifice du 14 juillet a bien lieu à cette date à Strasbourg. C'est pourquoi les patelins le font la veille. J'ai pensé à mes chatounets mais je me suis dit que le temps de rentrer, les feux d'artifice seraient terminés. Je suis donc resté encore une demi-heure à papoter puis je suis rentré tout content car ce fut une excellente soirée.

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08 juillet 2019

Et de trois pour Carole !

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Carole m'épatera décidément toujours. Après son CAP de pâtissière puis de chocolatière, voila qu'elle a obtenu cet été son CAP de glacière. S'étant présentée en candidate libre, elle redoutait les épreuves mais voulait tout de même tenter le coup. Pour cela elle avait investi dans du matos et s'était entraînée à la maison afin de maîtriser ce produit moins simple qu'il n'y paraît qu'est la glace. A présent son programme est le suivant : faire un troisième enfant en espérant que ce soit une fille puis ouvrir sa propre boîte... boulangerie-pâtisserie-chocolaterie. Elle n'a décidément pas peur des défis mais elle a le soutien total de David qui positive toujours. Lui ne craint pas de la voir se lancer dans cette folle aventure. Mais ce ne sera au mieux que pour 2021. 

 

 

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03 juillet 2019

Yoyo et Maxou s'éclatent au Jardin des 2 rives

Comme je devais garder Yoann et Maxime mais que je voulais aussi aller faire mes courses à Kehl, je les ai emmenés. Une fois mes achats affectués, nous sommes allés au Jardin des 2 rives côté français. Et ils ont aimé, d'autant plus qu'il faisait moins chaud que les jours précédents. Voici quelques photos de cette agréable matinée.

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02 juillet 2019

Thaly est partie

C'est assurément l'article le plus pénible qu'il me soit donné d'écrire ici. Mais comme ce blog est le miroir de ma vie, fallait que je parle aussi de ça.

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Thaly m'a quitté. Quel choc j'ai eu en me levant ce dimanche 23 juin après avoir fait grasse mat ! Je l'ai cherchée partout dans l'appart, elle n'était pas là. J'ai pensé qu'elle était au Carrefour Market comme elle le faisait quelquefois le dimanche matin quand elle se rendait compte qu'il manquait quelque chose. Mais en jetant un coup d'oeil dehors j'ai vu que la voiture était stationnée dans la rue. J'ai rien pigé. J'ai ensuite constaté que la clé de la porte d'entrée était dans la serrure. J'ai commencé à tiquer. J'ai regardé dans sa boîte de médicaments. Les cachets qu'elle prend quotidiennement n'y étaient plus. J'ai ouvert l'armoire, j'ai cru comprendre que quelques robes manquaient. J'ai aussi remarqué qu'il n'y avait plus les talons qu'elle remettait depuis quelque temps. Et là je me suis souvenu que la veille au soir, en faisant sortir Lytchie qui voulait faire un tour dehors, j'avais descendu la poubelle. Et peu de temps après, il y avait un autre sac poubelle près de la porte. Ca m'avait étonné... puis intrigué. J'avais tâté le dessus du contenu ; il y avait des fringues. Je m'était dit qu'elle se débarrassait de quelques vêtements trop amples vu qu'elle faisait régime, qu'elle avait retrouvé sa ligne de pin-up et qu'elle semblait péter la forme. Qu'est-ce que je peux être con parfois ! Et ce dimanche matin ce fameux sac poubelle n'était plus là. Je me suis rendu à l'évidence : elle était partie. Comme une voleuse. Sans m'avoir parlé, sans avoir discuté. On aurait fêté début juillet nos onze ans de vie commune dont trois ans et demi de mariage. Je n'entrerai pas dans tous les détails mais c'est lorsqu'elle est allée sans moi à l'anniv de sa fille que de vilaines choses se sont magouillées là-bas, dans le Médoc. Du coup mon article du 22 mai est caduque. Une partie de ce qu'elle m'avait relaté n'est pas vraie. Ca m'apprendra à parler de sujets que je n'ai pas vécu personnellement... J'ai su trois jours après qu'elle s'était remise avec son ex concubin, un mec alcoolo et violent. Parait que le gars a changé... M'ouais... Je ne pige pas sa décision mais elle m'a bel et bien abandonné, moi le vieux crouton. En 2008 j'avais évoqué avec elle notre différence d'âge et elle avait rétorqué : "je m'en fous de l'âge, je veux vivre avec toi, on sera bien ensemble". A cette époque elle avait fui ce concubin qui lui tapait dessus. Elle a fui à nouveau en ce fameux dimanche, me laissant malheureux, seul avec nos trois chats et mon chagrin. Je finirai sur une note moins amère en disant que cette femme que j'ai aimée à la folie aura été une belle parenthèse dans ma vie.

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17 juin 2019

Retrouvailles entre anciens collègues

Depuis qu'Anne avait fêté son départ à la retraite en décembre 2016, je n'avais pas revu un seul de mes collègues. C'est que le temps s'effiloche, nous faisant passer à autre chose. Et puis chacun fait sa vie de son côté. Ca n'empêche pas de penser de temps à autre aux collègues avec qui on aura quand même passé des années ensemble à raison de huit heures par jour. Du coup, quand Anne m'envoya un texto pour m'inviter le samedi 15 au soir, j'ai apprécié. Elle précisait que Francesca serait là aussi. Thaly et moi sommes donc allés chez Anna et j'eus la chance de trouver une place sur le petit parking où je comptais me garer vu qu'à cet endroit c'est un véritable bordel avec les travaux du tram. Françoise ne savait pas que je viendrais et elle fut contente quand je suis arrivé. C'était réciproque. J'ai salué son mari, lequel s'appelle aussi Jean-Pierre et j'ai présenté ma douce petite femme. On a alors pris un petit apéro au salon.

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François, le mari d'Anna allait du salon à la cuisine où il nous concoctait une paella. Lui, c'est un parfait cuistot. Pendant ce temps, on causait de nos collègues. "T'as vu, X est décédé." Punaise, les nouvelles morbides mais c'est, hélas, le lot de la vie. Puis j'ai lancé deux-trois vannes sur mon ancienne cheftaine, celle qui me saoulait avec ses théories fumantes alors qu'elle n'avait jamais fait de sa vie les boulots que nous exécutions. Quand Françoise, alias Francesca, m'a annoncé que celle-ci occupait à présent un autre poste, ailleurs, j'ai lâché : "ben si j'avais su je serais resté encore un peu". Je déconnais et tout le monde a ri. Non, franchement, c'est trop bien d'être à la retraite. Anna nous pria de venir à la cuisine où nous nous sommes tous attablés. La paella était excellente mais quand François (lui aussi à la retraite depuis un an et demi) annonça qu'il avait mis du poulpe, ça coupa l'appétit à Thaly. Il n'mpêche qu'elle se marrait en douce en me moyant m'escrimer avec une langoustine dont j'avais bêtement les pattes en main sans trop savoir qu'en faire. Les fruits de mer et moi ça fait deux. François nous a raconté tous les travaux qu'il faisait chez ses enfants puis on a causé musique pendant un petit quart d'heure. François nous a confié avoir sympathisé avec le chanteur Arno qu'il va voir en concert chaque fois qu'il passe dans le secteur. Et Anne de grommeler : "on comprend même pas ce qu'il chante !" Dans la foulée elle nous pria de revenir au salon pour le dessert. Une bonne tranche de vacherin que François dégusta assis sur un haut tabouret. Il nous dit alors que celui-ci venait du Japon. Et de nous en montrer un autre, plus petit, posé au pied de l'escalier menant aux chambres. J'ai lancé : "ah c'est pour Mimie Mathy quand elle vient vous voir". Puis j'ai dit combien celle-ci touchait pour un épisode de "Joséphine ange gardien". Françoise demanda où j'avais lu ça. J'ai répondu du tac au tac : "dans Salut les copains". Thaly avait pris dans ses mains le petit ours en peluche posé à côté d'elle sur le canapé. L'ambiance était sympathique, on buvait tranquillement notre café. Tandis que François évoquait l'ananas bio en provenance du Costa Rica, j'ai remarqué que les paupières d'Anna s'abaissaient. Elle me semblait fatiguée. D'ailleurs Francesca demanda en douce à son mari : "il est quelle heure ?" Il lui annonça qu'il était presque 23 heures. Bien calé dans un fauteuil, il avait peu parlé durant la soirée, Un quart d'heure plus tard on s'en allait sous une légère averse après avoir vivement remercié nos hôtes. Thaly et moi marchions en rentrant la tête dans les épaules... comme si ça allait nous aider à échapper aux gouttes de pluie. En même temps on regardait où on mettait les pieds. Fallait faire gaffe entre les barrières du chantier, le sol étant inégal. Jean-Pierre marchait cent mètres devant. Francesca suivait à vingt mètres. Elle stoppa, on se fit quatre bises et elle me répéta combien ça lui avait fait plaisir de me revoir. Et moi donc ! Elle a toujours été une super collègue et j'étais content qu'elle soit elle aussi invitée.

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10 juin 2019

Que du bonheur !

Après la tapisserie, David et Carole s'étaient appliqués à poser du parquet partout dans leur nouveau repaire. Aussi Carole tenait-elle à montrer l'appartement une fois les travaux terminés à Thaly mais aussi à ma mère. Et comme celle-ci fêtait son 85è anniversaire, ça tombait pile-poil. Quand Carole a montré la chambre des petits, j'ai tenu à faire des photos de la City. "Mais c'est quoi la city ?" me demanda Thaly. J'ai alors expliqué que sur deux des quatre murs ma fille avait souhaité mettre une tapisserie avec des graffitis. Et comme elle ne fait pas les choses à moitié, elle en avait pris une avec raccords. Ca m'avait fait grimacer ; ça l'avait fait rire. Heureusement qu'elle était là pour m'aider car si j'avais du appliquer les lés seul je serais devenu dingue. Carole sait tapisser. Etant ado, elle regardait comment je faisais et petit à petit, je l'avais laissée encoller puis poser les bandes au mur. Afin d'ajuster correctement les lés, on avait du se baser sur le haut du T du mot City, d'où ce nom de "city" que je me plais tant à employer. Ca aura donné de chouettes photos.

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Thaly était époustouflée par la grandeur de l'appart, notamment par l'ampleur du salon. Après la visite complète, nous avons pris l'apéro dans la bonne humeur et donné nos cadeaux à ma mère. Celle-ci était en forme, s'amusait avec Maxou qui lui montrait l'un de ses camions. David étant parti dès le matin dans les Vosges pour une compétition de sprint, j'ai demandé à Carole si elle voulait un coup de main. Elle répondit "non non" mais fut aidée par instants par Yoyo et le petit Maxime qui prend toujours plaisir à amener les assiettes pour les disposer à table. Après un bon repas vint le moment du dessert et comme Carole est en plein dans son examen de glacière (après celui de pâtissière et de chocolatière) elle avait concocté un vacherin et un nougat glacé. 

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Ma mère a soufflé ses bougies et comme l'une d'elles ne s'éteignait pas, Maxime l'a aidée à souffler. D'ordinaire peu branchée par les desserts, Thaly goûta et félicita ma fille. J'ai fait mon petit gourmand en prenant une part de chaque et ma maman m'imita. C'était effectivement excellent. Comme toujours ! Ce fut une bien belle après-midi qui s'effilocha tranquillement, marquée par le plaisir d'être ensemble, en famille. Que du bonheur une fois encore !  

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27 mai 2019

C'est à la fête à ma maman

Ma mère ne souhaitant plus monter l'escalier menant à notre appart, on avait décidé de venir chez elle pour la Fête des Mères. "On s'occupe de tout" lui avait-on dit. Elle fut contente. Nathalie avait donc cuisiné at home, il n'y aurait plus ensuite qu'à réchauffer. Faisait chaud quand nous sommes arrivés. Ma mère avait partiellement descendu le volet à cause du soleil éblouissant. On a pris l'apéro en tchatchant comme des pipelettes et j'ai même chanté un couplet de "Schöne maid" de Tony Marshall, ce qui épata ma maman. Thaly souriait ; je lui ai déjà chanté ce tube allemand dont je connais les paroles par coeur depuis la folle époque des boums... Ce qui ne me rajeunit pas. 

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Puis vint le moment de passer à table. Emincé de poulet et pommes Duchesse au menu. Je regardais ma maman du coin de l'oeil. Comparé à l'an passé, elle a repris des joues et elle est toute belle avec son chemisier blanc. Elle qui est d'une génération ancienne tient à porter des couleurs, histoire de faire la nique aux coups bas de la vie qui l'ont parfois ébranlée. Elle s'est toujours relevée, parfois péniblement, parfois plus aisément mais sans se plaindre, en restant digne et exemplaire. Je ne réalise pas toujours qu'elle ait encore pour moi les yeux de l'amour. Je suis resté son fiston, son bébé malgré le temps qui s'effiloche. Comme si son foutu cancer du sein et son opération de la hanche ne suffisaient pas, voila qu'elle a maintenant du psoriasis. C'est décidément sa fête ! "J'ai toujours envie de me gratter" confie-t-elle. Elle ira voir très prochainement un dermatologue et j'espère que celui-ci lui prescrira des crèmes ou des onguents efficaces d'emblée, histoire de la soulager. "Ta sauce est très bonne" dit-elle soudain à Nathalie. Celle-ci dit merci et sourit. En dessert, elle a pensé à prendre de la Schwartzwälder et ma mère apprécie. C'est son petit plaisir, ça ! Puis moi j'aime aussi. On se lève, on fait la vaisselle puis on rejoint ma mère sur la terrasse. Elle s'est assise. Nous savons bien qu'une fois qu'on sera partis, elle fera une sieste. Ce n'est toujours pas la forme olympique et ça ne le sera sans doute plus jamais. Elle qui fêtera bientôt ses 85 ans le sait aussi mais ne dit rien. Elle veut simplement savourer l'instant présent. Alors Thaly lui fait plein de gros bisous. Elle a un profond respect pour les personnes âgées et aime beaucoup ma mère. Du coup c'est "l'instant bisous" pour nous trois. Entre temps le soleil s'est laissé voiler par quelques nuages effrontés. Des gouttelettes de pluie arrivent. C'est fou ce que le temps peut vite changer ! On décide de partir. Ma mère nous remercie à plusieurs reprises. On dirait Megan. Quand elle recevait quelque chose, la fille de Thaly te disait trois-quatre fois merci. Une ribambelle de bisous plus tard, nous nous précipitons vers la voiture sous la pluie devenue drue. 

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