Le journal de Jipé

26 février 2017

Pas mal de punch pour Thaly avec Yoann

C'était les vacances scolaires et Yoann est venu passer trois jours chez nous. C'est devenu un rituel et le petit-fils se réjouit à chaque fois qu'on l'accueille. Ca nous fait plaisir de voir qu'il est content de venir. Hélas on n'a pas eu de bol avec le temps. Le jeudi 23 février Mr le Vent gonflait tant ses joues qu'il y avait des rafales allant jusqu'à 80 km/h et le lendemain il pleuvait. Pas grave, on sortira pendant les vacances de Pâques. Thaly et moi aimons bien discuter avec Yoyo. Il s'exprime fort bien, pose des questions pertinentes et comprend la blague car Thaly adore le taquiner. Celle-ci fait toujours du stock quand elle sait qu'il sera là car elle veut qu'il ne manque de rien. Et elle est pleine d'attention, servant Yoyo quand il le souhaite. Il peut faire le pacha, Thaly est là. Jus d'orange, bonbons, biscuits, mousse de canard, crêpes, il n'avait plus qu'à demander. Et lorsqu'il veut du fromage, il demande : "j'peux avoir du claquos ?" L'expression "claquos" vient de Thaly et depuis il s'exprime ainsi quand il a envie d'un bout de camembert. On a eu à nouveau de bons moments de rigolade. Même que ma petite femme, se sentant en forme, a fait des pompes et des mouvements de gym avec Yoyo. Je n'en croyais pas mes yeux. Elle avait déjà déliré avec Maxou quelque temps plus tôt et là, elle a remis ça, déchaînée, se foutant pas mal des conséquences, me disant : "demain j'aurais mal partout mais c'est pas grave". Fun fun fun ! On a alors décidé de garder Yoyo un jour de plus que prévu et Carole a donné son accord par téléphone. La prochaine fois qu'il viendra ce sera en avril et on espère qu'il fera beau afin de pouvoir prendre l'air.

0 

0s  0b

0c

Posté par daddyrock à 18:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


13 février 2017

Les bons fou-rires du 11 février

C'est une sorte de rotation qui s'est instaurée comme ça, mine de rien. Marc et Christelle nous avait invités, puis Brigitte et René. C'était à notre tour de les convier tous à notre table. C'est ce qu'on a fait le  samedi 11 février.

1

2

Brigitte et René arrivèrent les premiers en ce samedi 11 février, pestant contre Dame Pluie qui faisait des siennes depuis le milieu de l'après-midi. Ayant décidé de passer vite fait chez sa fille Nastasia avant de venir chez nous, Marc est arrivé dix minutes plus tard, flanqué de Christelle et du fiston Louis. Il s'est excusé et je lui ai dit qu'on n'était pas à cinq minutes près. C'est vrai quoi, on avait toute la nuit ! Puis je comprends qu'il ait profité de sa venue du côté de Strasbourg -lui qui s'est exilé- pour aller faire un bisou à sa fille et à la petite Louane. Le voici papy depuis quelques mois et, à table, il nous raconta comme il avait stressé au moment où Nastasia avait accouché. Auparavant, Louis m'avait donné trois disques de Metallica et je lui ai dit "toi t'es un mec bien ! Merci." Il s'avère que Marco les avait en double et se demandait qu'en faire. C'est de Christelle que jaillit la lumière : "ben donne-les à Jean-Pierre". Merci Christelle, t'es top ! Durant l'apéro, on a passé de longues minutes à chercher nos références Free afin que Louis puisse utiliser sa tablette en wi-fi. Thaly et moi nous souvenions que Megan, lorsqu'elle était venue, les avait trouvées sur les boîtes qui contenaient la Free et que nous avions précieusement gardé. J'ai donc cherché ces deux boîtes mais, étonnamment, aucune référence ne convenait. Se démerdait-on mal ? N'y aurait-il pas une troisième boîte ? "Ah j'en ai que deux" ai-je certifié. Et Marc de rétorquer en riant : "heureusement que t'en as que deux". Ca entrait bien dans le contexte vu que j'avais raconté deux-trois blagues grivoises d'entrée. J'étais déchaîné, tellement content d'être avec ces potes de longue date. On a causé de tout, d'animaux, des enfants et des petits-enfants, de Facebook, de musique et même de politique, ce qui peut s'avérer dangereux mais René et Marc, sur la même longueur d'onde, ont longuement échangé, totalement rebelles. Qué viva la revolucion !  Toujours aussi téméraire, Turtle est venu faire son petit curieux, passant de bras en bras pour finalement se lover dans ceux de Marc qui le caressa avec beaucoup de tendresse.

5  5b

4

Thaly avait fait du confit de canard et des pommes de terre à la salardaise et Louis lui fit honneur en reprenant une part de confit. Quand j'ai demandé aux hommes ce qu'ils voulaient boire, René a opté pour du Coca zéro et Marco m'a demandé de l'eau. A ce moment là j'étais debout, ma bouteille de St-Emilion à la main et je me suis laissé choir sur la chaise en m'exclamant : "mais qu'est-ce que c'est que ces potes à la gomme ?" Fou-rire de Christelle, laquelle, toute douce et toute gentille, aura beaucoup ri de bon coeur. On s'est d'ailleurs bien marré durant la soirée, Brigitte y allant aussi de sa petite blaguounette. Marc a ensuite raconté qu'il profitait parfois du bienfait des thermes en Allemagne où, hormis le sauna, il est possible d'aller sur la pelouse à condition d'être à poil. Il expliqua que ça fait drôle au début et que Christelle eut beaucoup de mal avec ça mais que finalement on s'habitue vite. Brigitte a confié qu'elle ne pourrait pas s'exhiber ainsi et moi j'ai déconné, jouant celui qui arrive en faisant tournoyer sa queue devant lui, lançant gaiement en allemand-yaourt : "hallo ich bin wieder da !" Traduisez par "bonjour, me revoici". Fou-rire général. Au fil de la soirée, Brigitte, Christelle et Thaly se trouvèrent un point commun : elles aiment les mêmes séries tv style "Chicago med" ou "Grey's Anatomy". Installé au canapé, Louis avait fini par s'endormir. On en était au fromage et on discutait toujours avec beaucoup de bonne humeur. Puis René eut son moment d'affolement quand je lui ai servi une trop grande part de mousse trois chocolats. Il l'a tout de même mangée et dans la foulée on a goûté les bons beignets que Brigitta avait eu la gentillesse de faire. A minuit trente les convives décidèrent de rentrer et Louis, réveillé par ses parents, n'avait pas l'esprit très clair pour entrer dans ses chaussures enlevées à peine arrivé. Le pauvre ! Comme je le comprenais ! Devoir faire des efforts quand on émerge. Je me suis donc mis à genoux pour l'aider mais on a bien galéré vu que c'était des chaussures d'hiver montantes et qu'il faut pousser fermement avec le pied pour y entrer. Ca fit bien marrer les autres mais Christelle parvint tout de même à me dire de tirer les lacets vers moi, que ceux-ci étaient élastiques. Ce fut le dernier fou-rire avant le départ des potes dans la nuit noire.

Posté par daddyrock à 14:08 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

16 janvier 2017

Quand Maxou s'éclate avec Thaly

On a gardé les petits-enfants ce dimanche et Thaly, qui se sentait bien, a fait la folle avec Maxou. Il suffisait qu'elle fasse semblant de le poursuivre en disant "je vais t'attraper" pour qu'il parte en courant et en riant. Du coup il la suivait partout, lui adressant de tendres regards. Assis sur ses genoux il fut intrigué par ses longs cheveux et ma belle s'amusa à lui faire une moustache. Jusqu'alors occupé avec des jeux à l'ordi, Yoann voulut alors faire la même chose et la journée s'est achevée avec Thaly faisant le cheval pour Maxime, joyeux cavalier. 

2 2b

9 

10 11

Posté par daddyrock à 15:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 janvier 2017

En route pour 2017

1

Après Noël et une semaine glaciale où on s'est vraiment pelé le jonc, 2016 a enfin tiré sa révérence. Même s'il y eut de belles choses, je considère l'année écoulée comme une année bien merdique. Et pour entamer la route de 2017, Thaly et moi étions chez Brigitte qui avait eu la gentillesse de nous inviter. Ca nous aura fait du bien. On avait l'habitude de passer le Réveillon chez nous à veiller sur nos chatounets effrayés par les pétards. Donc, lorsque Brigitte nous a proposé de fêter ça chez elle on a dit oui avec plaisir. René était là en t-shirt blanc, sa vaporette à la main, se plaignant d'avoir grossi. Il me fait rire car il est toujours aussi svelte. Mais comme il a beaucoup mangé ces derniers jours et qu'il n'a pas couru par ce froid, le voila qui tapote son ventre en disant qu'il se doit de réagir. La soirée commence donc avec des rires et des sourires. Après l'apéro Brigitte nous sert du saumon. On cause de maintes choses, il n'y a pas de blanc, pas de silence, on a tant à se raconter. Une nouvelle année va commencer et, curieusement, j'ai envie d'être euphorique. J'ai envie d'y croire. Bêtement, naïvement. Je me souviens pourtant du 1er janvier 2016 où Thaly avait souhaité la bonne année à son papounet et huit jours après celui-ci se retrouvait à l'hôpital, mal en point, affaibli. "Tu parles d'une bonne année" s'était-on dit ! Brigitte a aussi son lot de soucis mais elle garde le moral et prend soin de faire du bien autour d'elle. Et on est là à l'écouter parler de son frangin victime d'un cancer. Saloperie de crabe ! Puis on passe à autre chose, on pète de rire, on trinque, on récupère nos morceaux de viande plantés dans les baguettes et trempés dans le chaudron. Fondue bourguignonne au programme, juste avant une bonne bûche glacée. Ca pétarade à présent dans tous les coins. Il est minuit, on se souhaite beaucoup de bonheur, de joies intenses et surtout une bonne santé en s'embrassant. On va s'en mégoter une sur le balcon. Tous les paquets de clopes sont noirs à présent. Je me demande bien ce que ça change, c'est du grand n'importe quoi. De l'autre côté de la rue, des poubelles ont été renversées et des tas de déchets jonchent le sol. On n'a pas vu les connards qui ont fait ça. Tout détruire est devenu le passe-temps d'abrutis au QI d'huître, c'est ainsi maintenant. A 1 h30 du matin nous décidons de rentrer. C'est calme sur la route, les rues sont désertes. Une nouvelle année commence. Puisse-t'elle être source de bonheur et porteuse de bonnes nouvelles !

Posté par daddyrock à 16:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 décembre 2016

Alliés privilégiés

Pipou aime être dans mes bras ou tout contre moi. Et alors, souvent, il me lèche. Quand je vais au lit, il vient me rejoindre. Je le caresse, il ronronne et se remet à me lécher les bras. Au bout d'un moment pourtant, sa douce langue se fait râpeuse. Ca devient alors désagréable, ça fait presque mal. Je demandais l'autre fois à Thaly pourquoi est-ce qu'il me lèche constamment. Elle m'a dit qu'il m'aimait, qu'il m'avait choisi. Moi aussi je l'aime tout fort mon Pipou, tout comme j'aime Turtle et Lytchie qui font totalement partie de la famille. Et voila que l'autre jour je tombe sur un article intitulé : "pourquoi votre chat vous lèche". J'ai lu. Eh bien oui, c'est parce qu'il m'aime et qu'il me considère comme un ami, un allié privilégié. Sachant que les chats se lèchent entre eux, se font la toilette, je me demande même s'il ne me prend pas pour un chat. Ca se tient, j'aime dormir. Comme ces petits félins. Ce qui est sûr c'est que je tiens énormément à mon Pipou. Je l'aime de tout mon coeur.

0b   0

Posté par daddyrock à 17:59 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


05 décembre 2016

De bons moments de joie en fêtant le départ à la retraite d'Anna

Anne étant partie à la retraite depuis le 18 novembre, François -son mari- avait tenu à rassembler toutes ses connaissances autour d'un bon repas sans que celle-ci ne soit au courant, histoire de lui faire une agréable surprise.

Il était midi trente quand Anne est arrivée dans la salle louée par François, son mari qui avait organisé ce repas en douce. Il s'y était pris plus d'un mois à l'avance, gérant parfaitement l'affaire de bout en bout... sauf que le matin même de ce dimanche 4 décembre, la mère d'Anne avait fait une bourde en téléphonant à sa fille pour s'excuser : "je ne pourrai pas venir festoyer avec vous". Aussi Anne ne fut-elle qu'à demi étonnée quand elle vit que tout le monde l'attendait avec le sourire : des membres de sa famille, les amis et certains collègues de travail.  Anna (je l'ai toujours appelée ainsi) a été ma collègue pendant 36 ans. On a eu la chance de ne jamais être séparés (sauf pendant une année) et nous étions donc soudés et complices. On a tout connu et tout partagé au boulot, les galères mais aussi les bons moments et les fous rires et on s'entendait à merveille. Dans les années 80, synonymes de bon temps, on aura vraiment vécu des moments dingues avec des batailles d'eau (oui, oui) des blagues et des délires amenant de gigantesques éclats de rire. Et là, avec certains anciens de la Sécu, on se remémorait ces instants fous... Tu te souviens de ceci, tu te rappelles de ça ?... Mais avant de plonger dans les souvenirs, il y eut d'abord la joie de se revoir tous et j'ai apprécié la présence de Françoise partie en retraite avant moi et que je n'avais pas revu depuis. Elle me rappela le temps où je chantais "Pas de boogie-woogie" d'Eddy Mitchell. C'était quand on fêtait Noël au bureau et je me souviens qu'une fois on avait réussi à faire boire plus que de raison notre cheftaine. Elle avait passé l'après-midi à rire pour rien et à raconter n'importe quoi.

1b

J'ai discuté avec tous mes collègues, à commencer par Martine qui, un jour, avait été l'héroîne involontaire de nos délires. C'était à la pause de midi, on avait fait une bataille d'eau dans le bureau. On y allait à grands coups de bouteille, on ne faisait pas les choses à moitié. Martine avait voulu sortir précipitamment mais, juchée sur ses mules à talons hauts, avait glissé sur le parterre mouillé et s'était retrouvée carrément propulsée dans le couloir. A une certaine époque, j'ai beaucoup traîné avec elle et son mari en dehors du travail. Et là, à l'apéro, un verre de Crémant à la main, je demandais justement à son époux, Alain, s'il faisait encore du vélo. Il me confia avoir roulé deux fois dans la semaine malgré le froid. Puis j'ai demandé à Martine quand elle allait partir à la retraite et tous ceux qui m'entouraient poussèrent de hauts cris. Martine me répondit : "bonjour, ça fait un an que je suis à la retraite". Je n'étais pas au courant. Faut dire que je fais ma petite vie tranquille depuis mai 2014, date à laquelle j'ai quitté la Sécu. Tandis que François et moi fumions dehors, bien emmitouflés car ça caillait (d'ailleurs on se pèle le jonc depuis plusieurs jours) Raymond est arrivé. Je ne l'ai pas reconnu de suite ; il s'est laissé pousser la barbe. Dédé, mon ancien chef des folles années 80, était également présent et il me demanda : "et alors, Rio ?" J'ai souri. C'est vrai qu'en ce temps là je disais toujours qu'un jour j'irai vivre au Brésil. Le Dédé, ça fait 18 ans qu'il est à la retraite et je l'ai trouvé en forme.

1f

François et ses enfants avaient bien fait les choses, aidés par quelques amis fidèles. C'est qu'il s'agissait de les cuire, toutes ces viandes, ces légumes et ces patates ! A table je me suis retrouvé entre Clarisse (qui apprécia cet excellent tajine) et M. Noé et face à Josiane et son mari Jean-Hugues. C'était bien bon de revoir Josiane avec laquelle je m'entendis très bien quand on me muta au service Trésorerie. On connut certes des moments stressants dûs à la surcharge de travail et aux théories des p'tits chefs à la gomme mais on aura également bien rigolé. Durant le repas, j'ai beaucoup plaisanté, beaucoup parlé, heureux d'être là et j'ai apprécié quand M. Noé s'est laché, me taquinant par rapport à certaines personnes que je n'aimais pas, me disant : "vous l'aimiez bien, elle, hein". Fou rire à table.

1g

Le dessert est arrivé. De nombreuses tartes et des cakes. Puis le café avec digestif. N'ayant plus bu de schnaps depuis des centaines de lunes, je me suis finalement laissé convaincre par M. Noé. J'en ai pris un et ça m'a bien secoué la glotte et le palais. Anne, elle, discutait avec chacun, allant d'un bout de table à un autre. Pour mieux bavarder avec Françoise qui était assise, elle s'était accroupie et je les ai prises en photo. J'aurais pu m'amuser, leur dire de se lever, de prendre une autre pose... parce que j'ai remarqué que la personne qui va être prise en photo fait tout ce que le photographe lui dit, sans discuter, sans broncher... Mets-toi debout, regarde un peu sur le côté, non attends, regarde plutôt à droite, souris, allez cheese, ouistiti... 

1c

Mais je fabule et je m'éloigne du sujet. Donc, disai-je, Anna causait avec tout le monde, ravie et enthousiaste et elle pourra féliciter son mari pour sa bonne idée et son organisation. Quand Françoise et son mari ont annoncé qu'ils allaient rentrer, j'ai râlé. Ah non ! Je sais par expérience qu'il suffit qu'une ou deux personnes partent pour qu'ensuite, rapidement, d'autres s'en aillent. Et ça n'a pas loupé. Dédé a dit qu'il allait rentrer, puis Jo et Jean-Hugues. J'ai pesté, j'ai fini mon schnaps et j'ai lancé : "bon ben je rentre aussi alors". En saluant ceux que je connaissais, j'ai encore un peu tchatché puis je suis parti dans le froid, heureux d'avoir passé un excellent moment.

Posté par daddyrock à 17:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 novembre 2016

Les malheurs de Pipou

0f (2)

Pipou est un chat adorable mais il a un gros défaut : il est très gourmand. Du temps où nous habitions Ostwald, ça ne posait pas trop de problème car il sortait, bougeait, se dépensait. Mais depuis le déménagement en octobre 2014 on ne le laisse plus sortir. Comme il aime manger, il a donc pris du poids et voici deux semaines, on a eu vraiment peur. Un soir où on le cherchait dans tout l'appartement, on a fini par le trouver couché par terre entre le fauteuil et le canapé du salon. On lui a dit de venir mais il ne voulait pas bouger. Thaly l'a alors pris et il a poussé un miaulement vraiment bizarre, comme un cri de douleur. Il semblait boîter et on a d'abord cru qu'il s'était fait mal à une patte arrière. Il s'est mis à marcher lentement, de façon peu sûre et s'en est allé squatter notre lit, se couchant sur la couette. Le lendemain il est resté toute la journée à cet endroit là, ne se levant que pour aller à la litière. Inquiets, on l'a emmené chez le véto. Quand on l'a mis dans la cage, il s'est remis à miauler étrangement. Au cabinet vétérinaire, c'est un jeune aux cheveux hirsutes qui s'est occupé de lui. Après l'avoir pesé, il a de suite pensé que son apathie était liée au poids. Il a fait une prise de sang et on a du poireauter en salle d'attente pendant quarante minutes. Comme on avait déjà attendu trois quarts d'heure avant qu'on ne soit appelé, on peut dire qu'on aura passé un bon moment là-bas. Il s'avérait finalement que Pipou a le foie trop gras, qu'il est trop gros et on se sent coupables. Quand il faisait son groumand devant la gamelle vide et qu'il nous regardait tellement tendrement, on craquait, on lui servait une dose de croquettes supplémentaire. C'était une erreur. Il savait si bien faire le malheureux. 

1  2

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le véto nous a dit qu'il ne fallait pas qu'il tombe dans l'anorexie, qu'il devait absolument manger pour se retaper. Aussi avons-nous du, les jours suivants, lui amener ses gamelles de croquettes ainsi que des boîtes de Gourmet (qu'il apprécia) au lit puisqu'il persistait à demeurer couché sur la couette. Fallait également lui donner un médicament et c'est Thaly qui s'y colla vu que c'était sous forme de seringue de laquelle sortait une sorte de pâte. Elle sait s'y prendre pour le forcer à ouvrir la bouche. Ce scénario dura six jours. Pipou nous faisait pitié. On allait le voir régulièrement, il changeait de position de temps à autre, paraissait nous regarder tristement mais ronronnait quand on le caressait. Parfois Turtle, son petit frère, venait lui tenir compagnie. La nuit, il dormait contre moi, me léchant le bras comme il le fait depuis environ deux mois.

0g

Arriva le vendredi 25 novembre. C'était l'anniversaire de Yoyo. Nous sommes allés fêter ça avec lui et ses parents mais en route on se disait qu'il faudrait retourner chez le véto. On avait cru que notre Pipou chéri se retaperait, le vétérinaire nous ayant dit qu'il irait mieux au bout d'une semaine. Ca faisait justement une semaine et on désespérait. Sitôt de retour à la maison, Thaly fila dans la chambre pour voir Pipou. Il n'était pas sur la couette ! On le trouva au salon. Il s'était levé, il allait mieux. Il a sauté sur la table du salon, est venu sur le canapé et on lui a ouvert la porte du balcon afin qu'il puisse prendre l'air. Il est directement allé boire à la gamelle que Thaly a posé là et dont elle change l'eau régulièrement. Celle-ci est toujours attentionnée pour nos chatounets. Nous étions contents de voir Pipou se promener partout. On le regardait  marcher, on l'observait, on le caressait. Le lendemain, il trottinait allégremment, venait manger à sa gamelle à la cuisine, reprenait sa p'tite vie d'avant. Ouf ! Ca allait réellement mieux. Depuis on fait très attention aux doses de croquettes qu'on lui sert et on veillera à respecter ça car c'est pour sa santé. On a bien retenu la leçon et c'est un bonheur de voir Pipou à nouveau en forme.

Posté par daddyrock à 14:36 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

18 novembre 2016

La nouvelle aventure

Cela fait deux mercredis que je me rends chez Carole et David pour m'occuper des petits-enfants tandis qu'ils sont au job. Récit de ces matinées qui constituent pour moi une nouvelle aventure.

Dame Pluie avait décidé de verser ses larmes sur la contrée. J'avais bien emmitouflé Maxou et il me donnait la main tandis qu'on marchait sous la pluie. Je déteste la pluie et Yoyo, son cartable d'écolier sur le dos, râlait aussi. Quand la sonnerie de l'école a tinté, Yoann est entré dans la cour. Je lui ai fait salut d'un geste de la main et je suis rentré avec Maxou. Carole et David m'avaient allumé la télé tandis que les enfants dormaient encore. Comme il fallait qu'ils partent tôt, j'étais arrivé chez eux à 6 h25. Je m'étais assis pour regarder les clips et j'étais tombé sur les pâtres folk mous du genou, les Frero Delavega en train de chanter une de leurs niaiseries. Je l'ai dit à ma sweet darling et je confirme ici : l'annonce de leur séparation est la meilleure nouvelle du mois de novembre. Je m'étais décidé à zapper quand soudain l'écran s'est empli de neige. Sachant que la télé de ma fille et de DD n'est plus de première jeunesse, je me suis dit "ah non, elle ne va pas claquer maintenant, pas quand c'est moi qui suis là". J'ai éteint, rallumé : de la neige ! Ok je sais qu'on approche de l'hiver mais quand même. Quand Yoyo s'est levé, je lui ai dit que la télé déconnait. Il a pris la télécommande, a actionné une touche en me disant "t'inquiète pas Papy, Papa m'a dit de faire ça quand ça marche pas." Et l'image est revenue. Ouf ! Il est dégourdi, le p'tit Yoyo, ça devient un grand mine de rien. J'ai préparé le p'tit déj des jeunes hommes puis j'ai changé Maxou. Ca c'est ma hantise, j'avais plus l'habitude, moi. Quand Maxou est chez nous, je me défile, je laisse faire Thaly. Voila c'que c'est quand on se la joue trop tranquille ! Puis, comme dit plus haut, nous sommes allés à l'école sous une sournoise averse.

3

Maxou, lui, joue tout seul. Il prend des ballons, des petites voitures ou d'autres jouets et s'occupe. Faut juste participer, l'écouter chantonner. En fin de matinée, je lui remets son écharpe, son manteau et le bonnet et on part récupérer Yoyo à la sortie de l'école. Le premier mercredi, j'étais arrivé un peu avant midi moins le quart et il m'attendait, tout triste : "tu m'as oublié, Papy". Je ne comprenais pas. J'avais certes trouvé bizarre de croiser autant de parents avec leurs enfants en chemin et j'avais pensé qu'il y avait deux horaires différents, un pour les plus petits, un second pour les autres. J'ai alors répondu à Yoyo : "mais non, ta maman m'a dit midi moins le quart." Une mère de famille qui se tenait près de nous intervint alors, souriante : "le mercredi, ils sortent à 11 h30, contrairement aux autres jours." En fait, depuis que Carole prépare son CAP de pâtissière, elle est soit à l'école soit en stage et ne cherche donc plus son fiston à la mi-journée. Elle avait complètement zappé que l'horaire change ce jour là. Aussi étais-je à l'heure en ce second mercredi et Yoann était tout content. Une fois rentré, il s'amusa à lancer son doudou en l'air. Un moment donné, le doudou vint vers moi et je l'ai attrapé, je le lui ai relancé et c'est comme ça que le jeu est parti. On se lançait le doudou et Yoyo s'est soudain arrêté, clamant : "attends, je veux pas faire de mal à mon doudou, je vais chercher autre chose". Il est parti dans la chambre, est revenu avec une peluche puis un pelochon. On se lançait ça en riant et Maxou, lui aussi, se marrait de bon coeur. Même qu'il s'est mis à me lancer un ballon sur la tête, ce qui le fit bien rigoler. Et quand je fis semblant de râler, il éclata de rire.

Je n'avais plus qu'à réchauffer le repas préparé la veille par Carole. Comme Maxou s'obstine à vouloir manger seul, je me contente de le surveiller. Il en met certes beaucoup à côté mais il mange, surtout quand c'est le dessert, des P'tits filous aux fruits ou des Danettes. Lorsque David rentre du travail vers 13 h30 je lui fais le compte-rendu de la matinée et il prend le relais. Je rentre alors chez moi retrouver ma belle Thaly et je remets ça le mercredi suivant pour une nouvelle aventure auprès de mes petits-enfants si choux. 

 

Posté par daddyrock à 19:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 novembre 2016

Retour à Belmont

C'était la Toussaint et comme chaque année, ma maman souhaitait aller fleurir les tombes de mes grands-parents et de mon papounet. Aussi l'avons-nous emmenée à Belmont. Ca faisait belle lurette que je n'étais pas retourné dans ce village qui berça mon enfance. Quand j'étais gamin, j'y allais pendant les vacances scolaires et mon adorable Mémé était aux petits soins pour moi. Je disais alors que c'était le plus beau village du monde tant j'étais heureux d'y passer mes journées. C'est ma foi vrai qu'il a du charme, ce village suspendu au beau ciel bleu. 

3

Alors que le brouillard régnait en épaisses nappes dans la plaine, nous sommes arrivés à Belmont (828 m d'altitude) sous un merveilleux soleil. Thaly n'arrêtait pas de s'extasier en trouvant l'endroit magnifique. Comme si elle ne le connaissait pas... mais ça l'épate à chaque fois qu'on y va. En voyant toute cette belle nature, elle disait aussi que ça lui faisait penser à "la petite maison dans la prairie" et ça amusa ma mère. Il faut dire qu'il y en a de la verdure ! Tout autour de Belmont ce ne sont que prés, champs et bois et le décor est effectivement grandiose. Chemin faisant, ma maman aura apprécié la beauté des houppiers des arbres. Elle aime quand, à l'automne, les feuilles se parent de couleurs changeantes. Pour ma part, j'ai été content de retrouver ce village adoré. 

1f  1

2

Posté par daddyrock à 11:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

30 octobre 2016

Yoyo en vacances chez nous

0

Yoyo aime bien venir chez nous et ça, ça fait plaisir. Je me souviens du temps où, pendant les vacances scolaires, ma soeur et moi allions à Belmont chez notre Mémé adorée. Celle-ci nous choyait et nos journées passées là-bas étaient belles. C'est donc avec cet esprit là que Thaly et moi accueillons Yoann durant trois jours pendant les vacances. On veut qu'il soit bien chez nous. Il était donc content que l'on renouvelle l'expérience entamée il y a environ un an, quand on l'avait gardé pour la première fois. Il se fait la belle vie et on est aux p'tits soins pour lui. S'il veut aller à l'ordi, il peut y aller, s'il veut un sandwich à la mousse de canard, Thaly s'empresse de lui en faire un. Et puis ma belle s'est amusée avec lui. Il était assis sur le fauteuil devant l'ordinateur et elle l'a fait tourner. "Cramponne-toi, tu vas faire un tour de manège"" lui a-t'elle dit et hop, elle a fait tourner la chaise. Yoyo riait de bon coeur. C'est un bon garçon, il écoute, ce qui -aux dires de Carole- n'est pas toujours le cas à la maison. C'est le privilège des grands-parents. Les mômes sont alors différents. Puis Yoyo comprend aussi quand on plaisante avec lui et ça fait du bien de rire. En plus il pose les bonnes questions, s'intéresse à bien des choses, preuve en est que lorsque Carole décide de faire un gâteau, il veut l'aider, connaître les ingrédients et participer à la confection du truc. Il aura donc passé trois belles journées auprès de nous et quand je lui ai dit qu'il fallait se préparer, que j'allais le ramener chez lui, il s'est exclamé : "déjà !" 

Posté par daddyrock à 05:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]