Le journal de Jipé

27 juillet 2018

De l'aide pendant le rangement

On avait décidé de faire du rangement, de virer des cartons et aussitôt nos chatounets sont venus aider. Façon de parler. En fait ils ont fait les curieux. Turtle s'est de suite mis sur le toit de son nouveau studio, à savoir un carton dans lequel il aime dormir. Tout ceci valait bien une photo car il est rare de les voir ensemble tous les trois.

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17 juillet 2018

La France à nouveau championne du monde

Ils l'ont fait ! Les joueurs de l'équipe de France sont devenus champions du monde de football en ce dimanche 15 juillet 2018. Ce ne fut pas la plus belle des finales et pourtant il y eut six buts puisque les Bleus l'ont emporté 4-2 face aux Croates. Ce fut une belle coupe du monde dans cette lointaine Russie où l'organisation aura été parfaite.

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Plutôt que d'évoquer cette finale, je veux m'attarder sur certaines choses qui m'ont marqué durant ce mois de compétition. Il y eut d'abord le formidable match Espagne-Portugal (3-3) puis l'assistance vidéo qui aura servi à maintes reprises. Il y eut également les incessantes roulades de Neymar qui ont fini par agacer tout le monde. Ce type narcissique est ainsi devenu la risée du monde entier et c'est bien fait pour sa poire. Autant je l'admirais en 2014, autant il m'exaspère à présent. La compétition aura aussi marqué la fin du football de possession avec l'élimination précoce de l'Espagne et de l'Allemagne.

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Je ne peux passer sous silence le magnifique France-Argentine (4-3) avec notamment la superbe reprise de volée de Pavard. Ce match parfait des Bleus aura été une sorte de déclic pour la bande à Griezmann. Je retiendrai également la mauvaise foi de certains joueurs belges après leur défaite en demi-finale face à nos Bleus. Eden Hazard s'est montré aigri, ce qui peut se comprendre mais c'est surtout Courtois, le gardien des diables rouges, qui s'est montré mauvais perdant. Ses déclarations d'après-match et même d'après la finale ont frisé la connerie totale. Je pense que ce gars n'est pas très fûté. J'ai enfin apprécié la bonne humeur permanente de Kolinda Grabar-Kitarović, la présidente croate. Vêtue du maillot à damier rouge et blanc de son pays, elle a assisté à tous les matchs de la Croatie. Elle a payé ses billets d'avions en classe économique, voyageant avec les supporters. C'est pas notre président des riches qui aurait fait ça. Et quand la finale fut terminée, elle a félicité tous les joueurs croates en leur donnant l'accolade. 

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A cet instant, une pluie battante tombait sur le terrain, si bien que Deschamps, qui attendait sagement de recevoir sa médaille, se retrouva totalement trempé. Deschamps, tiens, parlons-en. Comme je suis content pour lui ! Ce gars là a tellement été critiqué par des journalistes soi disant experts. Il a d'abord réglé, voici quelques années déjà, l'affaire Benzema avant d'assumer sa liste des 23 joueurs. Il a eu droit au sempiternel refrain "pourquoi il a pris celui-ci et pas celui-là ?" mais il a formé son groupe comme il l'entendait, s'appliquant à ce qu'il règne une ambiance sereine tout au long de la compétition. Ensuite il s'est fait allumer après le premier match contre l'Australie mais il a laissé la presse aboyer. Bien sûr, le jeu produit par les Bleus n'a pas toujours été flamboyant mais il s'appuyait sur une défense solide, un collectif soudé où l'un se battait pour l'autre et un Mbappé impressionnant de rapidité. L'objectif est atteint, la France est championne du monde et plus personne ne pourra s'acharner sur un Didier Deschamps devenu intouchable. Et c'est tant mieux. C'est quand même le gars qui aura été champion du monde à la fois comme joueur et comme sélectionneur. Et ce n'est peut-être pas fini.

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15 juillet 2018

Ma fille, cette héroïne

Après avoir décroché l'an passé son CAP de pâtissière, Carole vient d'obtenir son CAP de chocolatière. Récit d'un parcours qui ne fut pas sans embûches.

Non je ne vais pas radoter comme une vieille bigote ! Je sais que je l'ai dit maintes fois mais j'te l'dis quand même (comme le chantait Patriiiiick) : je suis fier de ma fille Carole. Elle a le sens des valeurs, elle est gentille et attentionnée, même si, ayant appris beaucoup de la vie, elle ne se laisse plus chier dans les escarpins. Elle n'en demeure pas moins sensible, ayant ce côté fragile qui la fait parfois basculer dans le doute, la mélancolie. Ce fut le cas en juin 2017 où sa situation professionnelle lui causa bien du tracas. Cela faisait un an qu'elle avait quitté l'hôpital de Hautepierre pour se lancer dans un CAP de pâtissière. Elle avait eu un gros coup de coeur pour la pâtisserie et réalisait déjà depuis pas mal d'années de formidables gâteaux aussi beaux que bons. 

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Prendre un nouveau départ la trentaine passée en changeant totalement de cap professionnel demande beaucoup de courage. Carole l'a eu, se montrant motivée. Encouragée par David, elle se décida à aller au bout de ses rêves. Sauf que l'enchanteur chemin de la pâtisserie aura finalement été semé d'embûches. Elle dut d'abord se dépatouiller pour trouver des stages pour toute la saison où elle alterna les cours et le travail chez des employeurs. Elle connut quelques stages fabuleux chez des pâtissiers réputés qui se montrèrent d'une gentillesse rare.

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Mais elle sera aussi passée par des entreprises où elle était exploitée, bossant plus d'heures que prévu et n'apprenant rien. Elle continuait de toucher son salaire de l'hôpital où elle avait pris une disponibilité et elle décrocha son CAP de pâtissière. Quand elle se mit en tête de faire une année supplémentaire afin d'obtenir un diplôme de chocolatière, ça s'est compliqué. Parce qu'on est en France. Et dans ce pays, les patrons qui embauchent des gens ayant entre 30 et 44 ans sont assommés par les charges. Il n'était donc pas question pour eux d'engager Carole qui se trouve justement dans cette tranche d'âge.

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Du coup ma fille dut demander à l'Hôpital de Hautepierre une nouvelle disponibilité. Jamais ça ne s'était fait mais la présentation de son projet et ses explications claires et nettes auront convaincu les responsables. Si bien qu'elle est partie pour une année supplémentaire dans l'univers de la pâtisserie. Etant payée par les Hôpitaux, elle était donc "gratuite" et, séduite par sa volonté, une patronne que je ne nommerai pas (ou bien si... appelons la Belzébuth) décida de l'enrôler. Mais c'eut été trop simple, trop "conte de fée". Belzébuth n'était qu'une hystérique lunatique faisant faire à Carole énormément d'heures supplémentaires, non payées évidemment. Je pense, par exemple, au jour où elle dut embaucher à deux heures du matin. Cette foldingue s'excitait pour des riens, allant jusqu'à insulter ses employés. Puis, soudain, elle s'excusait... avant de se remettre à gueuler dix minutes après. Une tarée ! En plus, Carole n'apprenait rien, nada, nothing. Elle parvint alors à trouver une place chez Michel à Illkirch où, enfin, elle put progresser, son patron lui permettant de créer tout en la poussant, en lui disant que seule la première place est belle. Il a apprécié son travail, sa conscience professionnelle et son désir de toujours apprendre. En plus elle aura effectué son job avec le sourire et un évident plaisir. Alternant son travail avec les cours à Eschau, Carole a ramené un très bon bulletin, finissant troisième de sa classe. Elle aura réalisé de sublimes oeuvres en respectant toujours les thèmes demandés. Voici ci-dessous quelques-unes de ses pièces maîtresses.

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C'est qu'avec le temps elle aura acquis la technique et la maîtrise dans la façon de travailler le chocolat. Mais aussi le sucre et le massepain. Elle pourrait te parler des heures de tout ça et j'avoue honteusement ne plus me souvenir des termes techniques qu'elle employait quand elle me racontait, radieuse et passionnée, comment elle avait fait telle ou telle pièce. Restait alors à passer l'examen de chocolatière qui se déroule sur plusieurs jours avec de la théorie et, surtout, de la pratique. Là, il s'agit d'abord de dessiner ce que l'on compte faire. A la fin le produit réalisé doit être bon mais doit aussi correspondre au dessin. Les membres du jury se baladent pendant l'examen, posant des questions aux candidats. Carole est toujours restée calme et appliquée. En sortant de cette ultime épreuve, elle était relativement confiante au vu des remarques faites par certaines personnes du jury. Mais elle demeurait mesurée dans ses propos, sachant qu'il ne faut pas vendre la peau du nounours... on connait le refrain. Restait à attendre la proclamation des résultats le 10 juillet. Et le long suspense a pris fin : Carole a obtenu son CAP de chocolatière. Elle m'épate, elle m'épate ! Quoique... j'étais sûr qu'elle réussirait. Parce qu'elle est une warrior qui repousse les limites de l'impossible, de l'impensable. Et je la félicite vivement. Il lui reste maintenant à trouver un employeur qui l'embauche définitivement. En attendant, elle bosse depuis fin juin à la Poste afin d'avoir un salaire, sa disponibilité ne courant plus.

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30 juin 2018

La ronde de Maxou et la chute de Thaly

A l'école de Lingolsheim où vont Yoann et Maxou, le directeur a décidé que les fêtes de fin d'année scolaire se feraient en alternance : une année le primaire, l'autre année la maternelle. Donc, comme l'an dernier l'école primaire avait eu droit à sa kermesse, c'était au tour de la maternelle de proposer sa fête en ce vendredi 29 juin. C'est sous une chaleur lourde que nous sommes donc allés voir Maxou. Sa classe est passée en troisième position et le petit Maxime a fait une danse avec ses camarades. Quand on l'a vu arriver avec ses copains de classe, on lui a fait de grands signes mais il était concentré afin d'exécuter au mieux sa ronde. Et Thaly d'applaudir en criant avant de clamer en constatant notre mine étonnée : "ben quoi, faut les encourager, ces petits".

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Maxou est ensuite revenu avec  les élèves de toutes les classes afin de récolter les bravos des parents. Là, il a nous repérés et a libéré un grand sourire. C'est qu'on était tous là : Carole, David, Thaly, mon ex (également mamie des petits) et moi. On l'a ensuite récupéré puis on est allés chercher Yoyo qui rentrait d'une sortie au Fleckenstein. De retour dans la cour de la maternelle, Carole a emmené Maxime faire des jeux. Au premier stand c'est finalement Yoann qui a tenté de renverser les boîtes de conserve à l'aide d'une petite balle en caoutchouc. Puis, se disant fatigué, il est rentré à la maison avec son papa.

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Nous sommes encore un peu restés, le temps que Maxou mange un morceau de cake. Cette année, Carole avait décidé de ne pas faire de gâteau. Dans ce genre de  kermesse tu te retrouves à payer un euro une part du gâteau que tu as fait toi-même. C'est le jeu, c'est l'école. Quand nous sommes partis, mon ex a cherché son vélo attaché au grillage de la cour. En voyant ça, Thaly lui a demandé si elle pouvait l'essayer. "Ca fait si longtemps que je n'ai pas fait de vélo" expliqua-t-elle. 

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Et la voila partie, d'abord hésitante puis roulant à fond. Elle va jusqu'au bout de la rue, revient, passe devant nous toute fière et s'en va dans l'autre sens. Quand elle revient à notre hauteur, elle lève carrément une jambe pour la tendre vers l'avant. On la sent déchaînée et sûre d'elle. Trop peut-être puisqu'elle heurte malencontreusement le trottoir avec la roue avant et perd l'équilibre. Tout se passe alors très vite. Elle tente de redresser la bicyclette et, l'espace d'une seconde, on pense qu'elle va y arriver mais... non, elle finit par tomber. En arrière, sur les fesses. Et sa tête heurte le macadam. Deux ou trois personnes sont arrivées en même temps que nous pour l'aider à se relever. Elle nous assura que ça allait. Je devais être blanc comme un drap... La trouille qu'elle m'a foutu ! Mon ex-femme a ensuite inspecté son vélo. Inventaire des dégâts : une vis éjectée à l'arrière et la lampe à l'avant brinquebalante. Diagnostic de la kamikaze : une bosse à l'arrière du crâne, un coude sérieusement éraflé et une douleur tenace dans le bas du dos. Si cette kermesse devait nous apporter de l'émotion, celle que Thaly m'a procuré fut en revanche moins drôle.  

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27 juin 2018

Kevyn s'offre un week-end prolongé à Strasbourg

Ayant deux jours de congé, Kevyn avait décidé de se faire un week-end prolongé à Strasbourg. Pour la plus grande joie de sa maman. Compte-rendu de ces chaleureuses journées. 

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En ce vendredi 22 juin, on devait chercher Kevyn à la gare à 23 h40. C'était sans compter sur les caprices de la SNCF qui, au dernier moment, annula le train qui devait l'emmener de Bordeaux à Paris. Il fut donc obligé d'en prendre un autre et loupa sa correspondance Paris-Strasbourg. Fou de colère, il s'engueula avec un contrôleur. Il n'était pas le seul. Les gens commencent à en avoir ras la casquette de la SNCF qui prend continuellement ses clients en otage pour arriver à ses fins. Le fiston de Thaly dut donc passer la nuit dans la capitale. En guise de dédommagement il eut droit à un plateau-repas et à une chambre dans un hôtel 3 étoiles. Encore heureux ! Quand il appela sa mère depuis l'hôtel, j'ai lancé à Thaly : "dis-lui bien qu'il mette l'alarme de son portable." Ils ont rigolé tous les deux. Son train partant tôt, je craignais qu'il ne se réveille pas à l'heure. Finalement il est arrivé à Strasbourg le samedi à neuf heures. L'apéro pris dans la joie lui permit d'oublier son pénible périple. Fous rires et discussions furent alors au rencard.

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Ma douce femme était radieuse : son fiston était là, en forme et content à l'idée de passer quelques jours avec nous. On a causé de tout et de rien, à commencer par son travail. En l'écoutant parler, on sent qu'il a mûri. Il a appris la vie, en a pigé les règles et il s'est endurci. Il est calme, posé et rit de bon coeur. Il a aussi raconté ses soirées avec les potes, ces moments où il peut s'éclater et décompresser. Puis, tandis que Thaly préparait à la cuisine du confit de canard (avec frites-maison) on s'est mis à causer de musique. Moi tu me branches zique, je démarre illico. Kevyn m'a confié ne pas aimer le rap avant de me faire écouter ses trucs à lui : du jazz hop ou de l'électro teinté de nuances jazzy. Surprenant mais intéressant et agréable. Il précisa ensuite qu'il aimait également AC/DC, System of a down ou Slipknot. Enfin des groupes que je connaissais. 

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De temps à autre je le laissais seul avec sa maman. C'est ainsi qu'ils évoquèrent des souvenirs, installés sur le canapé. Ma petite femme en a profité pour sortir les albums-photos et tous deux ont pris plaisir à les feuilleter. Au vu de certaines photos, d'autres moments passés leur revenaient en mémoire et Kéké a aussi évoqué son père. Lui et Thaly étaient dans leur bulle et j'étais content pour eux. Comme il se lève chaque matin à 5 heures pour aller bosser, Kevyn voulait mettre à profit ces quelques jours pour se ressourcer, récupérer, se reposer. Ainsi ne sommes-nous sortis que le troisième jour. On a filé à Kehl vu qu'il voulait se prendre du tabac et ramener des cartouches aux copains puis on s'est un peu promenés au bord de l'eau... après être passés par un petit parc pour enfants. Tellement heureuse d'être avec son fiston, Thaly a fait l'andouille, espiègle et déchaînée. 

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En fin d'aprème, j'ai à nouveau laissé la mère et le fils discuter sur le balcon. Je les entendais tchatcher et rire sous les aiguillons du soleil. J'ai fini par venir au balcon et là j'ai vu ma petite femme en larmes. Inquiet, j'ai demandé pourquoi elle pleurait. Elle ne parvint pas à parler de suite tant elle hoquetait. Au bout d'une trentaine de secondes elle m'a relaté la scène. Elle avait dit à son fils : "je t'aime mon Kéké" et il avait répondu "moi aussi je t'aime". Elle s'était alors levée de sa chaise pour le prendre dans ses bras et il l'avait serrée tout fort. Elle avait fondu. Ces deux là avaient enfin envoyé bouler leur foutue pudeur. Ni Thaly ni Kevyn n'arrivent à se lâcher, à exprimer leurs sentiments. Il y a énormément de sensibilité et de tendresse en eux mais ils ont toujours peiné à se livrer. Cette fois-ci, enfin, le carcan avait claqué. La pudeur c'est bien mais un "je t'aime" de temps à autre c'est tellement mieux. C'est ainsi que je pourrais résumer ces quatre jours qui ont passé trop vite : beaucoup d'amour, d'émotions et une infinie tendresse, le tout ponctué de formidables éclats de rire. 

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21 juin 2018

Turtle passe par tous les états

Quand le véto nous a montré les radios de Turtle, on a compris pourquoi il marchait si mal. Les os de ses pattes arrière sont fragilisés, la faute au fait qu'il ne mange que de la viande. Au cabinet vétérinaire, ils lui ont aussi fait une prise de sang et nous ont donné des antibiotiques et des compléments alimentaires. Et 250 euros de facture. Les vétos coûtent cher. C'était début mai. Comme il n'allait guère mieux, Thaly est retournée avec lui chez le véto début juin. Là, elle est tombée sur le patron de la clinique vétérinaire, un type qu'on n'aime pas. Turtle n'avait pas un an qu'il nous annonçait qu'il ne vivrait pas au delà de trois ans. Notre petit chou en a neuf aujourd'hui. En plus ce mec n'a aucune douceur et là encore il a sorti Turtle de sa cage sans ménagement. Du coup notre chatounet a sulfaté et a déféqué dans sa cage. Thaly ne l'avait jamais vu comme ça. Depuis notre petit Turtle va mieux. Ce n'est certes pas l'idéal mais il marche mieux, traîne moins ses pattes arrière. Il aura tout de même eu des soucis puisqu'il eut ensuite la diarrhée. Et comme il peine à tenir sur ses pattes arrière dans la litière, il piétine, panique et finit par s'affaisser. Si bien qu'il est sorti de la litière à quelques reprises avec du caca coulant aux fesses -pardon pour ce détail- et qu'il en a mis partout, y compris dans notre lit où il s'était réfugié. On a donc fait attention à lui mais Thaly aura fait tourner la machine à laver pendant deux-trois jours. Les selles de Turtle sont ensuite redevenues normales. Et voila que l'autre jour il a filé quand Thaly est sortie de l'appart. Au même instant, au rez-de-chaussée, la mamie ouvrait sa porte. Il est entré chez elle sans hésiter. Thaly s'est excusée et la mamie lui a dit : "oh mais laissez-le, c'est pas grave". Elle est gentille puis elle aime les chats mais Turtle, lui, est tout fou quand il peut s'évader. On n'ose l'imaginer dehors. Passé les premiers moments de joie, il serait perdu. Ma douce petite femme l'a donc récupéré mais il s'est mis à sulfater et à grogner quand elle s'est approchée. Lorsqu'elle l'a ramené, il a alors sauté sur Pipou, totalement déchaîné. Pipou n'a rien compris. Lui, il est toujours tranquille, peinard, pas chiant du tout. Quelques heures plus tard, tous deux squattaient tranquilou le fauteuil. 

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 "Ah il va mieux, m'a dit Thaly par après, mais ça m'a fait de la peine qu'il se comporte ainsi avec moi". Comme je la comprends ! Il est toujours avec elle et elle est constamment aux petits soins pour lui, le laissant grimper sur elle quand elle fait sa sieste, lui donnant ses médocs et le complément alimentaire et lui faisant cuire sa tranche de viande quotidienne vu que ce tout fou persiste à ne rien manger d'autre, si ce n'est un peu de tartare ou du jambon. A croire qu'il ne se considère pas comme un chat, lui qui a toujours refusé les croquettes. 

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15 juin 2018

La cure de ma maman au Muesberg

C'est le lundi 28 mai qu'un taxi-ambulance a emmené ma maman en cure au Muesberg, un centre de réadaptation du Haut-Rhin. Celui-ci est situé à Aubure, à 75 km de Strasbourg et à 800 m d'altitude. Carole nous a emmenés la voir et je l'en remercie vivement. On a trouvé ma maman en forme. Suite à son opération, elle a eu 26 agrafes à hauteur de sa hanche droite mais la voila qui part d'une démarche assurée relativement rapide pour nous faire visiter l'établissement. Ca fait plaisir de la voir comme ça. Plus rien à voir avec l'époque où elle traînait la jambe en grimaçant de douleur. Elle nous montre la salle à manger, vaste et lumineuse en précisant qu'à partir de la semaine suivante les repas seront servis dans les chambres. Pourquoi ? Elle n'en sait rien et, d'ailleurs, ne demandera pas. Elle est discrète, ne veut embêter personne. Pas comme sa camarade de chambre, une mamie de 95 ans qui sonne toutes les dix minutes, exaspérant le personnel à la longue. Ma mère nous montre ensuite la salle où le kiné la fait travailler le matin puis l'endroit où se trouve la piscine. Elle nous propose d'aller au parc, un endroit charmant situé devant l'établissement que l'on a vu en arrivant.

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Avec ses bancs plantés autour d'une fontaine, le parc est fort agréable. Il y a également un puits aux abords fleuris et une gloriette où les malades peuvent papoter en s'abritant du soleil. On prend place sur un banc et on se met à discuter. Ma petite maman cause beaucoup, raconte ses journées. On voit qu'elle a le moral, qu'elle est soulagée de ne plus avoir mal en marchant. Elle s'exclame : "je suis en vacances" et rit de bon coeur. Ici tout est fait pour que les patients se sentent bien. Des ateliers de couture, de pâte à sel, d'art plastique ou de scrapbooking sont proposés aux curistes. Le planning est affiché dans le couloir. 

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La semaine d'après, Thaly n'est pas venue avec Carole et moi. Turtle ayant des soucis avec ses pattes arrière (il flanche quelquefois) elle préférait le surveiller et lui donner les médocs prescrits trois jours plus tôt par le véto. Chemin faisant, Carole me parle de ses examens à venir. Elle stresse, ne cesse de s'entraîner mais je suis sûr qu'elle décrochera son CAP de chocolatière. On retrouve ma maman qui nous reçoit avec un grand sourire. On décide d'aller au parc mais un médecin la hèle. On va lui enlever ses dernières agrafes. J'en profite pour dire au médecin ce que ma maman me dit le soir au téléphone : "elle espère rentrer jeudi". Logiquement elle devrait rester jusqu'au lundi suivant mais la toubib (une femme très gentille) me répond : "eh ben je vais préparer les papiers". Ma mère fait ses petites balades, fait ses mots mêlés, une sieste au coeur de l'après-midi mais il est certain qu'à la longue elle doit s'ennuyer. Thaly ne comprend d'ailleurs pas qu'elle n'ait pas voulu prendre la télé.

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Tout en discutant sur le banc, je remarque que le ciel se fait menaçant. Quelques gouttes de pluie commencent à tomber. Maman réintègre l'établissement. Nous partons non sans avoir fait quelques photos devant le puits tellement bien garni de fleurs chatoyantes.

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Jeudi 14 juin au matin. Thaly et moi arrivons chez ma maman pour remplir son frigo et faire un peu de ménage. L'appart semble nickel mais on passe tout de même l'aspirateur et on balaie le balcon. La veille, ma maman m'a dit qu'elle partira en VSL à dix heures du matin. Ce n'est que vers 11 h30 qu'elle arrivera, un large sourire aux lèvres. Elle file la pièce au chauffeur et je l'aide à monter ses bagages. Elle serre tout fort Thaly en lui faisant la bise puis prend place sur une chaise. "J'ai soif" nous dit-elle. On se paye une bonne bière fraîche. "Oh que je suis contente d'être à la maison" confie-t-elle alors. Comme on la comprend ! Une bonne chose de faite.

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29 mai 2018

Ma mère opérée de la hanche

Le jeudi 24 mai au matin ma maman se faisait opérer de la hanche. Elle souffrait trop depuis des mois ; marcher était devenu un calvaire. En plus de son foutu cancer du sein, elle se retrouvait avec cette insoutenable douleur. C'est hélas la triste loi des séries. Quand t'as un souci, faut qu'un autre pépin déboule. Et c'est ce dernier qui prend le dessus. Aussi ma mère pensait-elle moins au cancer qui l'amaigrit et l'affaiblit, sa priorité étant de pouvoir à nouveau marcher sans avoir mal. Avant l'opération elle dut se faire tirer des dents, lesquelles ont été remplacées par un appareil. Elle n'en pouvait plus de toutes ces démarches. Et voila que le 24, alors que je m'apprêtais à aller à l'hôpital, ma soeur m'envoie un texto m'informant que maman est encore en salle de réveil, que ce n'est pas la peine que je vienne vu qu'elle serait assurément dans le cirage. J'ouvre ici une parenthèse pour dire que oui, on se reparle ma soeur et moi. En août prochain, ça aurait fait quatre ans que ça n'était pas arrivé. Pourquoi ne se causait-on plus ? J'ai jamais trop compris, même si j'ai mes explications à moi. Mais ceci est une autre histoire. J'ai donc rappelé Eliane et on a causé une vingtaine de minutes sans approfondir cette mystérieuse période silencieuse. Ce même 24 mai vers 18 h, ma soeurette, toute guillerette, me téléphonait. "Ecoute, j'en reviens pas, Maman va bien, je te la passe" me dit-elle. Et ma mère de me confier qu'elle se sentait bien, qu'elle était sur une chaise en train de discuter avec Eliane. Quel soulagement ! Une bonne chose de faite. Le lendemain pourtant, quand je suis allée la voir, elle était sur son lit. Elle me confia être moins bien que la veille. Quand je l'ai revue ensuite, c'était pour la fête des Mères. Thaly m'accompagnait. Ma maman était toute belle avec un t-shirt coloré. Elle allait nettement mieux mais n'a pas souhaité manger de suite les portions de Schwartzwälder qu'on lui avait amenées. A l'heure où j'écris ces lignes, elle a été emmenée en ambulance au Muesberg à Aubure pour une cure de trois semaines. "Je pars en vacances" nous a-t-elle dit en souriant. J'espère que ça ira là-bas pour elle. J'en parlerai prochainement.

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15 mai 2018

Ouf, le Racing reste en Ligue 1

Je vais être franc : après sa défaite à Rennes, j'ai vraiment craint que le Racing ne parvienne pas à se maintenir en Ligue 1. Le match suivant l'opposerait à l'ogre lyonnais qui restait sur huit victoires d'affilée. Je me suis dit que nos Bleus adorés ne feraient pas le poids. C'était sans compter sur la ténacité des joueurs qui, encore menés 1-2 à la 88è minute ont renversé la situation. C'est d'abord Da Costa qui égalisa de la tête puis dans les arrêts de jeu le Racing a bénéficié d'un coup franc à l'entrée de la surface de réparation. Et là le miracle s'est produit. Le pied gauche de Lienard a envoyé le ballon en pleine lucarne. Un but d'anthologie !

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Je suis heureux que Dimitri Lienard soit le buteur de la délivrance car il est le parfait symbole du Racing. C'est un gars talentueux qui mouille le maillot et qui est resté simple et naturel. Avec lui pas de langue de bois devant les micros. Il s'exprime comme s'il se confiait à ses copains. Le Racing l'emportait donc 3-2 et assurait par la même occasion son maintien en Ligue 1.

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Même s'il reste un match à disputer à Nantes, je pense qu'on peut faire le bilan de cette saison 2017-2018. Durant la première partie de championnat le Racing a engrangé 24 points. Il a réalisé de grandes performances, étant notamment la première équipe à battre le PSG 2-1. Il a également gagné 3-0 à Bordeaux et 2-1 à Nice.  Le beau jeu alors pratiqué aura enthousiasmé tout l'hexagone. A partir de janvier, ce fut différent. Hélas... Seulement 11 points récoltés en 17 matchs au point de se retrouver en bas de tableau. Mais comme d'autres clubs avançaient encore moins bien, nos Bleus conservèrent malgré tout une relativement bonne avance. Alors comment expliquer ces matchs retour calamiteux où le Racing n'enregistra que trois victoires ? D'abord il y eut de nombreux joueurs blessés. Ensuite Thierry Laurey se montra souvent peureux en n'alignant qu'un seul attaquant. Qu'espérait-il ? Qu'on ne prenne pas de but ? A Toulouse, alors que le Racing menait 1-0 et maîtrisait son sujet, il aurait pu enfoncer le clou en faisant entrer un attaquant supplémentaire. Il ne le fit pas et les Bleus concédèrent le nul (2-2). Contre St-Etienne, il fit encore le pétochard, ne mettant qu'un seul vrai attaquant. On jouait pourtant à domicile. Je désespérais. Quand donc allait-il comprendre que la meilleure défense c'est l'attaque ? Et l'entendre ensuite dire devant les micros : "c'est cruel, on ne méritait pas ça" m'énervait encore plus.

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Je me souvenais que par le passé il avait fait monter Ajaccio en Ligue 2 puis l'année suivante en Ligue 1 pour aussitôt ramener le club en Ligue 2. Le scénario n'allait quand même pas se répéter avec le Racing ! En alignant une attaque digne de ce nom lors de certaines rencontres, je pense que les Bleus auraient accumulé davantage de points. Après le match nul contre les Verts (1-1) le match suivant eut lieu à Amiens. Même scénario : seul Bahoken en pointe. Les Bleus ont eu le ballon très souvent mais ont peu tiré au but. Et à la fin du match, comme le Racing était mené, Laurey a alors fait rentrer Blayac et Saadi, deux vrais attaquants. Mais il était trop tard. Je le soupçonne de ne pas connaître la fable du lièvre et de la tortue. 

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Je sais, je râle mais ça m'aura agacé de trembler à chaque match de cette année 2018 et de me retrouver déçu au coup de sifflet final. Fort heureusement l'essentiel est là : le Racing jouera la saison prochaine en Ligue 1.

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07 mai 2018

Yoyo en week-end chez nous

Après avoir gardé les petits-enfants jusqu'à ce que David rentre du boulot à 14 h30, je suis rentré at home en compagnie de Yoyo. Celui-ci était tout content ; il serait avec nous vendredi aprème, samedi et dimanche. Quelques boutons marquaient encore son visage ; sa varicelle se terminait. Sitôt arrivé, il montra son nouveau doudou à Thaly et celle-ci s'exclama : "oh mais c'est Pikachu !" Ca lui rappela le temps où Kevyn, petit, se passionnait pour les Pokémon. Et de se lancer dans une longue discussion avec Yoann, lui disant que Rondoudou était son préféré. Comme il ne connaissait pas ce personnage, elle lui expliqua qu'il avait une chanson pour endormir les gens. Et aussitôt elle lui chanta cet air tout mignon. Yoann se marra. La conversation dévia ensuite sur la musique et Yoann dit qu'il adorait "Despacito". Un p'tit tour sur l'ordi, Youtube et hop la chanson de Luis Fonsi résonnait. Adorant danser, ma belle s'est alors lancée dans une danse en encourageant Yoann à faire de même. Il exécuta quelques pas mais, timide, s'arrêta et libéra un sourire gêné. 

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Le lendemain en début d'aprème, je l'ai emmené voir ma maman. Comme chaque semaine, Nathalie fait ses commissions et je les lui ramène. Comme Yoyo me demandait pourquoi on lui amenait les courses, je lui expliquai que ma mère a beaucoup de mal à marcher. Ses douleurs à la hanche droite sont si insoutenables qu'elle sera opérée le 24 mai. Yoann me demanda soudain : "et moi, plus tard, je ferai les courses pour ma maman ?" J'ai souri et répondu : "peut-être mais ce sera dans longtemps, ta maman est encore jeune". Je le connais à présent, tu entres dans des sujets pareils avec lui, t'en as pour un moment.  Les questions fusent. Je m'efforce toujours de lui répondre franchement. Après une petite heure, sentant ma maman fatiguée et désireuse de s'allonger, nous sommes partis direction le Parc Friedel. Dès qu'on arrive là-bas il y a des jeux pour enfants et Yoann ne s'est pas privé de tout tester. On s'est ensuite enfoncés sous les hauts arbres faisant de l'ombre pour arriver sur le territoire des animaux en liberté. Ca a beaucoup plu à Yoyo de se promener au milieu des moutons, des chèvres, des boucs, des poneys et des ânes. Il les a tous caressés.

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Il a aussi été voir un très beau cheval qui, curieux, sortait la tête de son enclos et prenait gentiment la pose. Nous sommes alors arrivés au terrain réservé aux vaches et là le souvenir d'Amnéville où Yoann avait eu si peur de donner à manger aux vaches me revint à l'esprit. Deux vaches se reposaient tranquillement sous les aiguillons du soleil mais une autre approcha de la barrière. "Vas-y, caresse-la" ai-je dit. Yoyo n'osait pas. J'ai alors caressé le front de cette jolie vache en descendant vers les naseaux. "T'as vu, c'est gentil une vache." Et là Yoyo osa lui caresser le museau. En venant en ce magnifique parc où je l'avais déjà emmené, je ne pensais pas qu'il apprécierait tant cette visite. On a ensuite fait le tour du petit lac où des panneaux solaires ont été posés sur l'eau. Dans l'herbe, des oies et des canards se baladent paisiblement tandis que d'autres se prélassent avec leurs petits à l'ombre d'un bel arbre en fleurs. Au retour j'ai payé une glace à Yoann que la vendeuse a louangé, épatée qu'il dise merci et au revoir. Moi j'étais tout fier de mon Yoyo. Il a voulu refaire un tour de tyrolienne et tester les anneaux suspendus avant de grimper à nouveau sur "l'araignée".

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Quand nous sommes rentrés, Thaly était encore chez la mamie habitant au rez-de-chaussée. Elle m'avait prévenu par sms que celle-ci l'avait appelée, ayant un problème avec sa télé. La proprio a 80 ans et ne maîtrise pas toutes les finesses de sa box. Aussi est-elle perdue lorsqu'elle fait une pauvaise manip et qu'elle n'a plus d'image. Thaly l'experte descend alors pour la dépanner. C'était encore le cas en cette après-midi. Dans la foulée la mamie lui annonça qu'elle allait garder Amélie, sa petite-fille du soir jusqu'au dimanche midi. "Ce serait bien si Yoann pouvait venir jouer avec elle" dit-elle. Le dimanche vers onze heures du matin, Thaly a donc emmené Yoyo chez elle. La rencontre entre la blonde Amélie et le beau Yoyo eut lieu. Silence pesant, sourires coincés au début puis, enfin, ils se posèrent sur le plancher pour jouer et discuter ensemble. Yoann lui montra comment jouer à la DS. En remontant, il me confia : "elle est belle, Amélie". Sacré Yoyo !

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Quand je l'ai ramené chez ses parents, il me confia : "je suis triste, Papy". Puis, deux secondes après il ajoutait : "mais en même temps je suis quand même content de revoir mes parents et Maxou". C'est tout Yoyo, ça, un gentil petit garçon.

Posté par daddyrock à 15:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]