Le journal de Jipé

22 septembre 2016

Les deux ans de Maxou

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Du haut de ses deux ans tout frais, Maxime ne réalise pas encore quand tombe son anniversaire. Aussi jouait-il, à la remise des cadeaux, avec des pions qu'il prend plaisir à mettre dans une boîte pour les sortir ensuite et les ranger à nouveau avec soin. Il aime faire ce genre de chose. Quand il est chez nous, c'est avec des bobines de fil qu'il s'amuse. Peut-être qu'il sera constructeur ou architecte plus tard ! Thaly tenait la boîte et lui, très concentré, disposait les pions. Nous étions alors au coeur de l'apéro et peu avant le repas, c'est à ma mère qu'il amena plein de jouets tout en lui souriant. Dans le même temps on discutait de mille choses avec David et Carole. Le changement de milieu professionnel de cette dernière se passe bien. Elle a eu du courage de se lancer dans pareille aventure. Back to school ! Eh oui, la revoici comme à l'école et quand elle a eu la note de 14 sur 20 pour les religieuses qu'elle avait fait, elle fut déçue. Même si c'était la première fois qu'elle en faisait, elle espérait mieux. C'est bien, ça prouve qu'elle est motivée et passionnée. D'autre part le patron de son premier stage d'une quinzaine de jours l'a fort bien noté, mettant des "très bien" partout. Aussi la question de ce mardi 20 septembre frisquounet était-elle la suivante : quel dessert avait bien pu confectionner Carole pour le second anniversaire de son fiston ? 

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Durant le repas, Maxou goûta à la quiche lorraine, sagement assis sur sa chaise haute. Il se sert de sa cuiller mais aussi, parfois, de ses doigts. Il y avait aussi une quiche au thon et c'est ce que je pris. Vint l'heure tant attendue du dessert. Et là je suis comme Yoann, je me réjouis. David aussi d'ailleurs qui se montre gourmand en de pareilles occasions. Quand Carole est arrivée avec sa réalisation, on a chanté "joyeux anniversaire", ce qui sembla amuser Maxou. C'était un gâteau trois chocolats et il était vraiment excellent. Comme d'hab ! Mais Carole, toujours désireuse de bien faire les choses, proposait aussi du Paris-Brest, des éclairs et des religieuses en supplément. Ce fut la fête pour nos panses. La soirée se terminait en apothéose.

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17 septembre 2016

Médoc 2016 : épisode 4, du malaise de Thaly au retour chez nous

Au beau milieu du mariage, je n'aurais jamais imaginé avoir à écrire ce genre d'article. Mais les faits sont là, hélas, et je vais donc relater du mieux possible ce qui s'est passé.

Heureusement que le gars m'avait aidé à retenir Thaly qui, inconsciente, était à présent couchée sur le sol. Il s'avérait que le gars en question est pompier bénévole et je ne le remercierai jamais assez d'avoir effectué les premiers gestes car j'étais totalement paumé, dépassé. Il glissa quelque chose (je ne saurai dire quoi, j'étais trop angoissé) sous la tête de ma belle, la fit se tourner sur le côté puis lui demanda si elle savait où on était. Elle répondit "non". Son papounet vint lui caresser la joue en disant : "c'est moi, Thaly, c'est ton papa". Elle le regarda, hébétée et bredouilla : "mais c'est pas mon papa". En des instants pareils, tu flippes grave et j'ai eu la trouille de ma vie. Quelqu'un posa une couverture sur ma femme. J'expliquai alors que celle-ci souffre d'une leucodystrophie qui n'entre dans aucune catégorie connue, qu'elle n'a par conséquent aucun traitement adapté et que sa neurologue (avec laquelle je me suis déjà accroché) se contentait de lui dire qu'elle devait vivre avec. Le gars était outré. Il m'expliqua qu'un neurologue, au lieu de sortir de pareilles inepties se devait de trouver une solution. Il demanda ensuite aux gens de s'écarter afin que Thaly ait de l'air puis lui et un autre type se concertèrent et décidèrent d'appeler les pompiers. Thaly revenait doucement à elle et le pompier bénévole répéta sa question : "Nathalie, tu sais où on est ?" Elle répondit "oui, au mariage de ma soeur". Elle reprenait enfin ses esprits et on l'installa sur une chaise. 

Les pompiers arrivèrent, prirent la tension, posèrent des questions et emmenèrent Thaly dans leur camion où ils l'allongèrent. Ils se montrèrent très sympas et rassurants tout au long du trajet. A nouveau lucide, ma belle discutait avec eux. C'est à la clinique de Bordeaux-Nord qu'ils nous amenèrent. Le personnel soignant fit s'allonger Thaly dans un box et prit sa tension. Celle-ci était redevenue normale. Puis un membre du personnel, très calme, très sympa lui fit un électrocardiogramme qui s'avéra bon. Au bout d'une heure, une aide-soignante vint pour une prise de sang. Je comptais le nombre de tubes qu'elle utilisa ; il y en eut sept. Et la longue attente commença. Entre-temps, Corinne m'avait demandé des nouvelles par texto et je l'avais informé de la situation. Puis Patricia s'était manifestée à son tour, disant qu'Eric nous chercherait à 7 h du matin. Le gars très gentil m'amena une chaise. Les minutes passèrent, puis les heures. Je luttais contre le sommeil, surveillant ma petite fée et jetant de temps à autre un regard à la pendule suspendue au-dessus de l'entrée du bloc. A quatre heures trente, une aide-soignante arriva. Je la hélai pour demander ce que ça donnait et elle me répondit : "on a eu les résultats de la prise de sang, un médecin va venir". Et le temps continua de s'écouler. Je vis le gars sympa finir son service et je regardai l'heure : 6 h. Au début les Urgences méritent leur nom mais ensuite ça devient les Attentes. Pendant que le médecin dort, ses subalternes font tout le boulot puis les patients poireautent. A 8 h du matin, il était clair (et somme toute logique) que personne ne nous chercherait et nous attendions toujours que le médecin daigne venir. Thaly avait dormi par instants tandis que je luttais sur ma chaise pour ne pas somnoler. Je pensais à ma pauvre Thaly allongée à côté de moi mais aussi à son sac à main et à l'appreil-photo posés au sol. J'étais pareil à la personne qui demeure assise en discothèque et qui dit "non je n' danse pas, je garde le sac de ma copine".

A 8 h15, Thaly et moi prîmes d'un commun accord la décision de nous casser. A peine étions-nous dehors, dans la fraîcheur du matin, qu'un infirmier nous rattrapait. Enfin on s'intéressait à nous ! "Mais qu'est-ce que vous faites ?" Je me suis retourné. J'étais en colère, j'étais naze, j'étais rebelle et pour rien au monde je n'aurais fait-demi-tour. Je sais, nous n'étions pas sérieux mais on en avait ras la casquette. J'ai répondu : "on s'en va". L'infirmier rétorqua qu'on ne pouvait pas partir comme ça. Je lui ai alors dit gentiment qu'on attendait depuis 4 bonnes heures que le médecin consente à venir, qu'on en avait marre. Mais avant de partir comme des princes, nous lui avons demandé où se trouvait la station de tram la plus proche. Il nous indiqua le chemin et on le prit. On était là comme deux zombies ayant atterri par mégarde dans un film romantique, moi ne connaissant pas du tout Bordeaux et Thaly ignorant tout de Bordeaux-Nord. Mon objectif était le suivant : rejoindre la gare Saint-Jean d'où on prendrait le train pour Moulis. Thaly avait retrouvé tous ses esprits mais avait un peu mal aux jambes. On fit donc une pause en cours de chemin puis, une fois arrivés à la station de tram, on demanda à deux dames quel était le tram pour St-Jean. "C'est celui-ci" nous répondirent-elles. On patienta une douzaine de minutes. Avec sa légère robe de soirée, Thaly grelottait sous les assauts d'un vent matinal sournois. Une fois à la gare, on prit deux billets direction Moulis. Par chance, un train partait 25 minutes plus tard. Restait à savoir sur quel quai aller et après une attente de cinq minutes, le tableau des horaires se mit à jour. Notre train figurait sur la troisième ligne. Le premier affichage indiqua le quai 4, le second le quai 3 et pour le nôtre un A s'afficha. "C'est quoi, ça, A ?" me suis-je exclamé. J'ai regardé alentour. Un jeune homme consultait son smartphone. Je me dis qu'il avait une tête d'expert en énigmes SNCF et, effectivement, il put nous renseigner. 

Une fois dans le train, Thaly envoya un texto à la douce Manon pour l'avertir de notre arrivée en gare de Moulis à 10 h10. Et là j'ai craqué ; je me suis endormi. Arrivés à Moulis, on poireauta cinq minutes à la sortie de la gare, à deux pas du parc où, la veille, les mariés et les invités avaient posé pour de jolies photos. Eric arriva au volant de sa fourgonnette et nous amena à Avensan, chez Patricia et Bertrand. Tandis que Thaly racontait la nuit passée aux Urgences, Patricia proposa que l'on prenne le petit déjeuner. Petit à petit, les invités qui avaient campé sur la pelouse s'éveillaient. Brusquement une masse musculaire me grimpa dessus. C'était Jafar, le boxer de nos hôtes qui venait me lécher la figure. 

Le repas de midi aurait lieu à la salle des fêtes avec les invités qui étaient restés là. Si bien qu'on était encore un bon paquet à passer à table après le sacro-saint apéro. Une fois le repas terminé, certains retirèrent les nappes et plièrent les tables. Tout alla très vite. Je pris un large balai afin de nettoyer le sol et je fus bientôt aidé par Meg et Didier, ex-mari de Patricia resté en bons termes avec celle-ci et s'entendant fort bien avec Bertrand. En une heure à peine, la vaste salle était nickel. Décidément très attentionné, Jeremy ramena Megges, Kevyn et Manon et quand Thaly dit au revoir à ses enfants le moment fut très émouvant. Je n'ai plus pris de photos ce jour là, j'étais un peu à l'Ouest... ce qui explique que cet article, contrairement aux précédents, contienne peu de photos. A 19 h, on regagna le domicile des mariés. Outre ceux-ci et nous, il ne restait à présent que Philippe, Françoise et une amie se prénommant également Patricia. Je suis allé jouer avec Jafar. Agé de deux ans, ce brave toutou est encore tout fou et il prit plaisir à chercher la balle que je lui lançais. Cette baballe verte, il l'a éclatée depuis longtemps mais il semble l'adorer. Je me suis alors accroupi face à lui et il s'est précipité sur moi pour me léchouiller avec enthousiasme, me renversant carrément.

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Durant le repas, Bertrand et Philippe, véritable pince-sans-rire, se lancèrent des vannes avant que la discussion ne bascule sur Johnny. Philippe et moi venions de nous trouver un point commun, au grand dam du "jeune marié" qui, au bout d'un moment, en eut marre que l'on ne cesse de parler de l'idole des jeunes. Mais moi, quand on me branche zique, je ne m'arrête pas comme ça. Alors on a évoqué Téléphone, Goldman, Eddy Mitchell et Patricia en profita pour mettre de la musique. Au moment du fromage, Jafar est venu chez moi quémander un morceau de camembert. C'est peu après minuit qu'enfin nous sommes allés nous coucher. Il s'agissait de se lever à 4 h30 du matin et là, Bertrand assura. Il se leva sans problème mais avec une extinction de voix. Il avait tant parlé, crié et chanté ces deux derniers jours ! On se relaya à la salle de bain et ce fut le départ pour Mérignac. Ca roulait bien et on se fit de gros bisous à l'aéroport. Notre aventure girondine prenait fin. Hormis le malaise de Thaly, on en garde d'excellents souvenirs.

Totalement en manque de sommeil, on s'endormit dans l'avion, lequel se posa à 8 h15 à Entzheim. Si Carole nous avait amenés à l'aller, c'est Brigitte qui nous attendait au retour. Elle avait préparé une thermos de café et acheté des croissants et des petits pains au chocolat. Et c'est avec un immense plaisir qu'on retrouva nos trois chatounets dont Carole s'était occupé consciencieusement durant notre séjour dans le 33. Il ne nous reste à présent que les photos et nos souvenirs.

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16 septembre 2016

Médoc 2016 : épisode 3, le mariage de Patricia et Bertrand

La terrasse et la pelouse étaient déjà pleines de monde quand nous arrivâmes chez Bertrand et Patricia. Thaly et moi fûmes heureux de retrouver Kevyn et Megan. Manon, la belle chérie de Kevyn, était également présente et ce fut un plaisir de la rencontrer enfin. Bertrand rameuta soudain les troupes ; fallait aller à la mairie d'Avensan. Là-bas, le parking contient suffisamment de places pour stationner. Arrivant sur le palier de la mairie, Bertrand me remarqua et dit à sa maman qu'il tenait par le bras : "tu vois, lui, il tient une brasserie-choucrouterie à Strasbourg". Toujours le mot pour rire, ce cher Bert ! Il n'y avait pas assez de chaises à l'intérieur de l'office et certaines personnes durent rester debout. A son tour, Patricia entra au bras de son papounet et rejoignit Bertrand, lequel se lança dans une longue conversation avec le maire de Moulis venu en ami et l'adjoint au maire d'Avensan qui allait célébrer le mariage. Il y eut des boutades et des éclats de rire entre ces trois amis. Bertrand connait décidément beaucoup de monde. Vêtue d'une robe rose courte à l'avant et longue derrière, la mariée paraissait toute timide. L'adjoint au maire dit enfin de son accent chantant : "bon, si ça n' vous emmerde pas trop, on va commencer". Jamais je n'avais vu ça lors d'un mariage ! Il y eut donc les textes de loi, le "oui" joyeux des époux, l'échange des alliances puis, au moment de signer, Betrand regarda malicieusement sa femme et lança : "je signe mais c'est la dernière fois". Il y eut le bisou de circonstance et quand les époux sortirent de la mairie, Eric et d'autres personnes, munis de tubes à bulles, s'appliquèrent à faire de jolies bulles colorées. La mariée était toute belle avec ses yeux pétillant de joie et quelques mèches rebelles dansant sur son front.

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Le convoi d'anges heureux prit ensuite la direction du château Maucaillou afin d'y faire des photos dans le joli parc. Bruno, le photographe, peina à rassembler tout le monde pour une gigantesque photo de groupe avant d'amener les mariés à poser sur le perron du château ou devant une fontaine. Il y avait aussi cette statue de taureau qui trônait au milieu du parc et Bertrand monta dessus pour aussitôt crier au photographe : "dépèche-toi, c'est chaud, j'ai les couilles qui brûlent".

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Patricia et lui avaient tenu à faire les choses bien. Aussi avaient-ils loué la toute nouvelle salle des fêtes d'Avensan et fait appel à un traiteur, lequel servit l'apéro en extérieur. Thaly, Corinne, Megges et moi burent plusieurs verres d'un punch qui n'était pas violent. Une dame passait souvent parmi les invités avec maints toasts et verrines variés. Il faisait bon en ce début de soirée et au bout de deux heures, tout le monde passa à table pour déguster l'entrée, à savoir un tartare de Saint-Jacques à la crème de pois parfumés à la menthe. Mais avant cela, le DJ tendit le micro à Bertrand pour un speech et, étonnamment, le nouveu marié parut embarrassé. Il se lança finalement dans un bref discours en ayant surtout une pensée pour son papa adoré parti au royaume des cieux un mois plus tôt. 

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En attendant le plat principal (de la noix d'entrecôte avec une sauce aux cèpes) le DJ diffusa des morceaux rythmés et Corinne, Eric et Lisa s'empressèrent de rejoindre les autres danseurs sur la piste. Thaly et moi décidâmes d'aller aussi remuer du popotin. Déchaînée et souriante, Corinne virevoltait, faisant tournoyer sa jolie robe vintage. Il y eut ensuite le jeu des chaises où les participants doivent courir pour récupérer auprès de l'assemblée soit une chemise soit une chaussure. C'est Bertrand qui choisit les participants et parmi eux figuraient Kevyn et Corinne. Ceux-ci se donnèrent à fond mais furent hélas éliminés peu avant la finale.  

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L'ambiance était excellente et c'était beaucoup dû à la bande d'amis de Patricia et Bertrand. Je ressentis combien cette clique était soudée, complice et apte à faire la fête, notamment lorsqu'à la diffusion de "Last night", tous se mirent en ligne pour danser le madison en exécutant à la perfection les mêmes mouvements. Mais avant cela il y avait eu la chanson de Patrick Sébastien, "Tourner les serviettes" et chacun avait fait tourner au-dessus de sa tête sa serviette aux couleurs de la robe de la mariée. Et ça chantait, et ça riait ! Et Bertrand, au milieu de la salle dansait comme un possédé en agitant sa serviette. Il y eut aussi ce rock excitant dansé par Régine et Didier Eyquem sur un bon vieux truc de Jive Bunny. Le DJ passa ensuite une chanson "dance" très entraînante qui fut un peu le fil rouge de la soirée puisqu'elle fut rediffusée au moment du dessert. Et là, ce fut le show d'un Bertrand déchaîné, dansant avec Patricia devant les gâteaux ou faisant mine de lécher le couteau.  

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Vint alors un jeu où certains hommes, dont Eric, durent danser un french cancan topless et en jupette, coiffés de perruques. Un moment mémorable, Eric ayant même un boa noué autour du cou. Et la danse reprit de plus belle avec entre autres "Dragosta din tei" ou "Partenaire particulier". Il était deux heures du matin. Thaly me demanda de venir avec elle prendre l'air. Une minute plus tard ses parents, désirant rentrer, vinrent nous dire "au revoir" et c'est à cet instant là que, soudain, ma belle se mit à pousser une kyrielle de cris effrayants. Ca faisait quelque chose comme "ah ah ah ah" et, l'espace d'une seconde je crus qu'elle déconnait. Mais je me rendis vite compte que quelque chose n'allait pas. Je la pris par la taille, demandant ce qui se passait mais elle ne me répondit pas. Elle tomba en arrière et, aidé par un invité qui avait été alerté par ses cris, je la retins afin que sa tête ne heurte pas le sol. La soirée basculait d'un seul coup dans le tragique.

A suivre...

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14 septembre 2016

Médoc 2016 : épisode 2, chez les parents de Thaly

A peine étions-nous entrés chez Michel et Francine qu'une petite boule de poils se précipitait vers nous. C'était Léa, la petite chienne que les parents de Thaly ont adopté après le douloureux décès de Chipie, leur caniche. Nous sommes tous tombés sous son charme, nous voulions tous la caresser, la prendre dans nos bras. Lisa fut la plus rapide à saisir Léa qui s'empressa de la lécher. Michel, ce papounet tant aimé de ses filles, alla dehors faire les grillades tandis que Francine me disait en ouvrant le frigo : "j'ai pensé à toi, Jean-Pierre, j'ai pris du grenier médocain". Une attention très touchante. Il y eut bien sûr, d'abord, en priorité absolue, l'apéro et Michel m'annonça qu'on irait à l'océan Atlantique. Je fus content, j'allais enfin le voir. Après le repas, Corinne et Lisa partirent, Coco tenant à passer le pont d'Aquitaine avant 16 heures, lorsque le trafic se fait trop dense. Michel et Francine nous montrèrent alors leur basse-cour située sur la gauche dès que l'on sort de la maison. Là il y a Arthur le coq qui se pavane au milieu des poules, lesquelles ont toutes un nom.

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C'est peu après 16 h que le papounet de Thaly prit le volant pour aller, dans un premier temps, à Hourtin. Tout en roulant sur la longue route bordée de pins, il me parlait de la sécheresse et des vignes qui auront marqué toute son existence. J'aime quand il raconte, on sent toute la passion qu'il a pour son cher Médoc qui, c'est vrai, est magnifique et enchanteur. Après une virée à Hourtin-Lac, il nous mena à l'océan. Il faisait frais subitement, il y avait un peu de vent et le ciel s'était assombri. "Ah c'est marée basse" s'exclama Michel en voyant l'immense étendue d'eau. Il n'y aurait donc pas de grosses vagues et Thaly fut déçue pour moi qui découvrait l'océan Atlantique avec des yeux émerveillés. Je décidai alors d'aller y faire trempette. Pour cela il faut descendre un escalier en bois assez abrupt planté sur la dune. Thaly et son papounet m'accompagnèrent mais Francine, ayant un peu froid, décida de retourner avec Léa à la voiture. Et, enfin, j'eus les pieds dans l'océan ! J'étais heureux comme un gitan au Salon de la Caravane. Thaly reçut alors un sms de Corinne disant qu'elle était bloquée dans un bouchon dû à un accident sur le pont d'Aquitaine.

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Lorsqu'il part en voiture, Michel n'est jamais pressé de rentrer. Il aime se balader dans sa région et partager son plaisir avec les autres. Aussi décida-t'il d'aller au port de la Maréchale, un endroit où son épouse et lui venaient souvent flaner avec leurs filles du temps où elles étaient petites mais aussi avec Chipie. L'endroit est merveilleux et si calme que l'on ne peut que s'y sentir bien. Ce fut l'occasion pour nos hôtes de promener la petite Léa en laisse. Tandis que Michel consultait un panneau expliquant l'histoire du lieu et des marins disparus, je ne pus m'empêcher de faire le singe en me balançant à la branche d'un arbre tout proche. De retour à la Naude, on se rendit à l'ancien poulailler où un autre coq, très beau, règne sur sa colonie de poules donnant de bons oeufs frais. Michel en récupéra d'ailleurs une demi-douzaine. 

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Après le repas du soir, Michel et moi avons regardé PSG-Metz à la télé. On adore parler de sport tous les deux et quand le match de foot fut terminé, Michel changea de chaîne afin de suivre le tennis à Flushing Meadows. Thaly et sa mère s'étaient exilées au salon pour suivre Koh-Lanta mais elles ne firent que papoter. Francine se laissa aller à maintes confidences et quand il fut l'heure d'aller au lit, le canapé d'angle fut converti en un grand lit afin que nous puissions y dormir. Le lendemain matin, le soleil pointait déjà ses dards chauds sur la Naude. En allant sur la terrasse avec Léa, j'ai apprécié la nitescence de deux papillons s'en allant colorer le ciel à tire-d'aile. Il faisait déjà chaud. A midi, Michel décida qu'on mangerait léger vu que le soir, au repas de mariage, on s'en mettrait plein la panse. Ce n'était pas gênant tant le hors-d'oeuvre fut copieux. Il fallut alors se préparer et Michel se fit réprimander par son épouse, celle-ci estimant qu'il avait mal mis sa chemise dans le pantalon. On prit la route pour Avensan, chez Patricia et Bertrand où tous les invités devaient se réunir afin de fleurir les voitures.

A suivre...

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13 septembre 2016

Médoc 2016 : épisode 1, chez Corinne et Eric

Quatre ans après notre dernier passage dans le Médoc, nous sommes enfin retournés en Gironde. Patricia, la soeur aînée de Thaly allant se marier avec Bertrand le tout fou, c'était l'occasion rêvée pour ma belle d'un retour sur ses terres natales. Comme notre séjour fut riche en émotions variées et qu'il y a énormément de choses à raconter, je vais scinder le tout en plusieurs épisodes.

(Je rappelle qu'un simple clic sur une photo permet de l'agrandir)

Episode 1

La nuit venait de tomber sur Mérignac quand l'avion se posa sur le tarmac. Comme convenu, Corinne et Eric nous attendaient à la sortie de l'aéroport. Ils en avaient eu pour une heure de route et pour le retour, Corinne se mit à l'arrière de la Toyota afin de mieux papoter avec sa soeurette. Et Thaly en avait des choses à raconter, faisant parfois rire son aînée si heureuse de la revoir. Une fois à destination, à Coutras, on a pris l'apéro sur la terrasse. C'est alors que deux frelons asiatiques sont venus troubler ce moment de bien-être. Dans ces cas là Eric garde son calme, s'empare d'une raquette électrique qu'il pose sur le frelon tout en appuyant sur un bouton du manche afin d'électrocuter la bestiole. Il est habitué à cette pratique mais j'en parlerai un peu plus tard. Il faisait relativement frais et nos discussions animées nous amenèrent jusqu'au repas. Lisa n'étant pas là, Corinne nous proposa sa chambre pour la nuit. Une chambre parfaitement aménagée avec douche à l'italienne et lavabo, à l'image de cette maison moderne où la cuisine équipée et le vaste salon-salle à manger ne font qu'un. Caline, la jolie chattounette vint se montrer, se laissant caresser. Celle-ci adore sa petite vie peinarde, partant souvent en vadrouille sur le vaste terrain.

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La fraîcheur matinale du lendemain fut bien agréable. Il y eut même un peu de pluie mais ça ne dura pas ; ce fut juste un pipi de chat. On put alors visiter les lieux. Eh ben y a effectivement du terrain ! D'un côté il y a la piscine puis, un peu plus loin, un enclos où évoluent les poules, une oie et un jar et enfin, en contrebas, une rivière. Ceint d'arbres et de verdure, l'endroit est reposant. De l'autre côté de la maison se trouvent un potager ainsi qu'un local où Eric entasse tous ses outils, des paniers en osier, sa planche de surf et bien d'autres choses encore. Ca pourrait être un capharnaüm mais tout est parfaitement rangé. De l'autre côté un parterre de fleurs entretenu d'une main experte par Corinne embellit l'endroit. Eric nous dirigea ensuite vers les ruches installées à quelques mètres de là. Nous recommandant de rester à distance, il nous expliqua qu'il était satisfait, qu'il avait obtenu 30 kg de miel l'an passé mais qu'il devait lutter perpétuellement contre les frelons asiatiques, lesquels attaquent et tuent les abeilles sortant pour aller butiner. D'ailleurs, pendant le petit quart d'heure qu'il passa à évoquer cette passion, il attrapa deux maudits frelons rôdant autour des quatre ruches. Contrairement à la veille où il s'était servi de sa fameuse raquette, il s'empara d'un filet à papillons pour les capturer et ensuite les écraser. 

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Peu après midi, il dut aller dispenser ses cours à ses élèves et nous avons accompagné Corinne à la gare de Coutras pour récupérer Lisa qui avait fini sa semaine d'études. Dans la foulée, Coco nous fit visiter la ville avant de nous emmener à l'Intermarché du coin où nous avons pris du déodorant et de l'eau de toilette vu que maintenant, lorsque l'on prend l'avion, il n'est plus possible d'emmener ce genre de produits. C'est une prévention rassurante dans la lutte contre les attentats mais ça oblige à tout racheter une fois sur place. Corinne avait certes mis gants de toilette, gels douche et serviettes à notre disposition mais je tenais à avoir mon déo. Au retour, je me suis assis au bord de la piscine afin de tremper mes pieds, ce qui eut pour effet de me rafraîchir, le soleil cognant bien fort. Pendant ce temps là, Thaly et Corinne s'étaient mises à parler de l'ancien temps, de leur jeunesse insouciante, ce qui donna envie à Coco de chercher les albums-photos qu'elles regardèrent joyeusement. Quand Eric rentra, sa chérie lui confia le plaisir qu'elles avaient eu à se plonger dans les souvenirs. Eric dit alors qu'il avait encore une cassette VHS du premier mariage de Patricia, qu'on la regarderait après le repas. 

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Le soir, après le sacro-saint apéro, Eric nous fit de l'entrecôte et proposa une excellent St-Emilion pour l'accompagner. Puis il y eut le bon gâteau noix de coco-chocolat fait par Corinne, celle-ci ayant son anniversaire en ce jeudi 8 septembre. J'ai entonné le happy birthday de circonstance et tout le monde a suivi. Puis Eric nous pria de venir dans son local à outils afin de visionner la cassette. Il avait branché le magnetoscope sur une vieille télé et la diffusion du film enchanta tout le monde. Lisa découvrit même qu'Eric avait des cheveux. De retour au salon, on proposa de dormir sur le canapé du salon afin que Lisa puisse réintégrer sa chambre mais Corinne s'y opposa, tenant à ce qu'on soit bien. Eric et elle auront vraiment été aux petits soins pour nous. 

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Et une nouvelle matinée arriva avec une température déjà plus élevée que la veille au réveil. Il allait encore faire chaud ! On prit la route du Médoc à 11 heures afin d'aller chez les parents de Thaly et Corinne. Une nouvelle étape allait commencer pour nous.

A suivre...

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01 septembre 2016

Un autre rêve ?

Je suis encore sous le charme du concert donné par les Insus à Colmar. C'était pourtant il y a quasiment un mois et quand j'y pense, ça m'emplit de joie. Avoir revu Aubert, Bertignac et Kolinka ensemble en live fut un bonheur immense. Depuis, dans la voiture j'ai glissé le CD "Un autre monde" parce que c'est l'album que j'ai le moins écouté de toutes les galettes de Téléphone et que j'ai eu envie de redécouvrir. Je ne dis pas que c'est celui que j'aime le moins mais force m'est d'admettre que j'ai une préférence pour les trois premiers albums. Et pourtant il y a l'immense tube "Ca c'est vraiment toi" sur le quatrième et "New-York avec toi" et "Un autre monde" sur l'ultime album studio. Voila des tubes légendaires, au même titre que "La bombe humaine" ou "Hygiaphone". Mais pour moi Téléphone ne se résume pas qu'à ces tubes. Il y a des morceaux moins connus du grand public que j'adore comme par exemple "Ordinaire", "Ploum ploum" ou "Ne me regarde pas/ Regarde-moi" sans oublier "Fleur de ma ville".

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Du coup je me mets à rêver d'un retour en studio du groupe. Je sais, je n'en ai jamais assez mais je ne dois pas être le seul dans ce cas. On espérait tous, d'abord, avoir l'occasion de les revoir sur scène et maintenant que c'est fait, pourquoi ne sortiraient-ils pas un nouvel album ? Ils vont terminer leur immense tournée en affichant complet partout et après ? Auront-ils envie de créer, ensemble, de nouvelles chansons ? Dieu seul le sait... Et eux aussi. Mais je me dis que si ce projet là n'est pas dans leurs têtes, ce ne sera pas bien grave. Il reste toutes les merveilles qu'ils ont déjà créé et jamais je ne me lasserai de les écouter. Mais bon, le rêve est permis.

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15 août 2016

Pour Thaly le bonheur était aussi au bout du fil

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L'anniversaire de Thaly tombait pile un dimanche cette année et ma maman était avec nous pour fêter ça. Partis en vacances deux jours plus tôt, Carole et David avaient tenu à offrir leurs cadeaux avant de filer dans le Var. Comme à chaque fois que ma mère vient, ma belle avait pensé à faire des frites vu que ma maman ne s'en fait pas pour elle toute seule. Elle est comme ça, Thaly, toujours prête à faire plaisir, toujours si gentille, si attentionnée. Je ne le sais que trop puisqu'à ses côtés c'est du bonheur au quotidien depuis 8 ans. Et sur Facebook une quarantaine de personnes lui ont souhaité un bon anniversaire. Ca fait du bien de voir qu'elle est appréciée et les potes du Sud-Ouest qui l'ont connue en gardent un excellent souvenir et ne l'ont pas oubliée. Juste avant le dessert, elle a eu sa soeur Patricia et Bertrand au téléphone puis sa maman. Elle a beaucoup discuté, elle leur a passé ma mère et Bertrand de dire : "bon sang, Jean-Pierre a l'accent mais alors sa mère, c'est impressionnant." Eh oui, on parle plus lentement, on traîne un peu les mots mais quand Patricia a dit que Thaly chopait l'accent alsacien, j'ai gentiment râlé. Ah non, Thaly a encore son accent chantant et il ne faut surtout pas qu'elle le perde ! D'ailleurs lorsqu'elle parle avec les personnes de sa région natale, elle retrouve ses automatismes, à savoir qu'elle parle vite... et avec l'accent qui chante. Toujours est-il que ma petite femme a fini par avoir les larmes aux yeux. Des larmes de joie mais aussi de mélancolie. Je sais que c'est dur pour elle d'être aussi loin des siens. Dans la foulée c'est Angelina qui a appelé et le soir son fiston lui a téléphoné. Elle a ensuite appelé son papounet adoré pour lui souhaiter un bon anniversaire puisqu'il est aussi né un 14 août. En cette chaude journée, le plaisir était aussi -beaucoup- au bout du fil.

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08 août 2016

Le fabuleux concert des Insus à Colmar

Le rêve insensé de revoir les mecs de Téléphone sur scène s'est réalisé ce samedi 6 août à Colmar. Compte-rendu de ces retrouvailles qui m'ont rajeuni de trente ans.

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Carole et moi tenions à être dans la fosse pour assister à ce concert des Insus au Théâtre de plein air de Colmar. Or, quand nous sommes arrivés sur les lieux après avoir galéré pour trouver une place de stationnement, on a ouvert de grands yeux. C'était plein à craquer. On a finalement réussi à atteindre le parterre devant la scène, peu avant que Temperance Movement, le groupe assurant la première partie, ne commence son show. Un groupe bien sympa avec un chanteur gesticulant bizarrement mais qui finit par m'agacer au fil des morceaux. C'est qu'on attendait les Insus, on n'en pouvait plus de patienter. Depuis le temps qu'on avait les billets en poche ! Revoir les gars de Téléphone : le rêve fou et insensé allait avoir lieu. A 21 h30, ils arrivent, flanqués d'Alexander qui fait un peu de peine à demeurer en retrait alors qu'il assure bien à la basse. Les 10 000 spectateurs présents font une ovation monstre à ces légendes du rock français qui entament le show avec "Crache ton venin". Le son est très fort, limite bouillie sonore et mon voisin se colle des boules Quiès dans les oreilles. Mais on a tant de plaisir à retrouver nos héros qu'on se met à chanter et à bouger. Aubert enchaîne illico avec le riff du titre qui les révéla au public : "Hygiaphone". C'est le délire. Déjà. A la fin du morceau, Jean-Louis Aubert salue le public, annonce qu'après ce concert le groupe va prendre un peu de vacances et Louis Bertignac lance : "c'est bon de finir à Colmar". La foule apprécie et applaudit.  

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Les Insus attaquent alors "Dans ton lit" et déjà on ressent, pendant les solos de guitare la complicité qu'il y a entre Louis et Jean-Louis. Celui-ci sourit d'ailleurs souvent. Ils sont visiblement heureux de rejouer ensemble et le plaisir est communicatif avec un public chavirant de bonheur. Le son est un chouïa moins fort, ouf ! Suivent "Faits divers" et "Argent trop cher" puis "La bombe humaine". Les spectateurs chantent avec Aubert. L'élan d'amour du public qui chante ou frappe dans ses mains est perceptible. Les gens sont heureux. Au terme du morceau, quand Aubert dit "c'est la..." sans prononcer le mot "fin", il reste figé, le bras en l'air et ses complices font de même. Kolinka, derrière ses fûts, garde la main au-dessus de ses charlestons. L'image est originale, surprenante aussi et l'instant dure une bonne minute. 

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Aubert abaisse enfin le bras pour entonner "Au coeur de la nuit" sous les vivas du public. Chaque chanson proposée ajoute une dose supplémentaire de bonheur. Une légère brise balaie à présent les lieux, succédant au soleil qui est allé se pieuter derrière la scène. Arrive alors le moment de Bertignac au chant. Il commence avec "66 heures", extrait du 5è album et enchaîne avec "Cendrillon". J'ai une pensée pour Thaly qui adore cette chanson et Carole songe à son petit Yoyo qui lui disait avant qu'elle ne s'en aille vouloir venir avec parce qu'il aime "Cendrillon", parce qu'il en connaît les paroles par coeur. On bascule carrément dans le grandiose. Tout le monde accompagne Louis de la voix et celui-ci s'en donne à coeur joie pendant le solo de gratte. Il fait aussi mine d'attraper des étoiles, clin d'oeil à ses tournées à lui, allant même jusqu'à cueillir une étoile sur la tête de son pote chanteur qui, à genoux, assure la guitare rythmique. Justement, Carole a la tête dans les étoiles, elle n'est plus là, elle s'est laissée transporter sur le doux nuage de joie qu'amène cette belle mélodie et elle chante, heureuse, avec un large sourire. Lorsque Jean-Louis reprend le micro c'est pour entamer "Flipper". La foule tangue, chante, la folie née dès "Hygiaphone" se renouvelle constamment, à chaque chanson. 

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Le groupe ouvre alors une parenthèse acoustique avec "Le silence". Les deux compères sont au premier plan et Richard fait le zouave debout derrière eux, encourageant le public à frapper dans ses mains. L'instant est sublime, très beau. Aubert part ensuite se mettre au piano et Carole me dit "il joue aussi du piano ?" Je lui réponds que oui et que ça va être "Le jour s'est levé". La chanson est belle et fait vibrer le public qui, une fois encore, chantonne mais ce morceau m'a toujours laissé un goût amer car il était pour moi synonyme de rupture, de séparation. En effet, après cette chanson sortie en 45 tours, le groupe avait décidé de mettre fin à l'aventure Téléphone. C'était en 1986. Je n'irais pas jusqu'à dire que j'avais pleuré mais j'avais eu méchamment les boules durant les jours qui avaient suivi. Carole avait alors deux ans mais elle aura grandi avec les chansons de Téléphone que j'écoutais souvent. Pendant trente ans, comme tant de gens, j'avais espéré que ce groupe qui m'avait apporté tellement de joie avec ses albums et en concert se reforme. Et voila qu'en cette douce soirée d'août, Carole était avec moi et j'ai apprécié de vivre ce concert tant attendu, tant souhaité, auprès d'elle.

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Le groupe joue ensuite un "Métro c'est trop" aussi percutant qu'à l'origine mais les deux guitaristes se lancent alors dans un étrange solo de guitare. Chacun joue de son côté et, soutenue par des jeux de lumière soudain plus sombres, la mélodie se fait planante, fantasmagorique, me faisant penser au pont musical bizarroïde de "Whole lotta love" de Led Zeppelin.  "Ordinaire" arrive dans la foulée et Carole et moi chantons en nous regardant avec un large sourire. Puis survient un riff stonien joué par Bertignac. Voici "Ce que je veux". Waow ! Regard interrogatif de Carole. Qu'est-ce donc ? Moi-même je ne pensais plus à cette chanson figurant sur l'album "Un autre monde". Excitation totale. Une excitation qui grandit encore lorsque le groupe enchaîne direct avec "New-York avec toi". Là, nous basculons tous au royaume du délire total où l'on ne peut que danser sur les partitions rock n'rollesques. La foule vibre, exulte, hurle les paroles. L'ambiance est indescriptible ; c'est si intense. Kolinka s'empare d'un immense ballon représentant la Terre qu'il lance dans la foule au moment où Aubert entame "Un autre monde". Une partie du public joue à se passer le ballon géant tandis que l'autre moitié chante l'hymne avec le groupe. Une fois le morceau achevé, le groupe salue le public et se casse.

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Ah non ! Nos héros ne vont pas partir comme ça. Le public le fait savoir, les réclame avec force et ils reviennent. "Ca c'est vraiment toi" résonne et la foule se retrouve en transes. Aubert fait chanter le public avec des "yeah yeah" balancés sur plusieurs tonalités. Il peut faire ce qu'il veut, lui et ses potes nous ont apporté tant de plaisir. Voila qu'il lance "tout le monde saute !" Et le public de l'imiter, de sauter sur place. Et je me dis que ces gars là ont encore une sacrée pêche. Jean-Louis se rapproche de Louis qui est parti dans un solo magistral, la tête bougeant en tous sens, sa chevelure en fils d'argent aux vents fous. Egrainant les notes rock sur sa bonne vieille Gibson, Louis prend toujours autant de plaisir à jouer. Lui et Aubert se mettent soudain dos à dos, l'un jouant sur la guitare de l'autre. C'est fou mais on ressent vraiment leur désir de donner du plaisir, d'en prendre aussi et on se dit qu'ils sont comme des gosses mais alors quel talent, quelle virtuosité ! Jean-Louis chante ensuite un couplet de "Satisfaction" et Louis nous sert le riff légendaire qui amena les Stones sur la voie du succès. Dix minutes déjà que "Ca c'est vraiment toi" a commencé et Aubert s'avance vers Kolinka qui tape comme un dingue sur ses fûts pour signifier la fin du morceau. Un ultime riff de guitare, une ultime frappe sur ses caisses et Richard lache ses baguettes et se lève. C'est fini ! Mais Bertignac ne l'entend pas de cette oreille et attaque l'intro lourde de "Kashmir" de Led Zeppelin. Juste comme ça, une dernière dose de fun, un p'tit supplément de riffs rock balancés dans la nuit. Richard reprend place sur son siège et se remet à jouer jusqu'aux ultimes notes qui se noient sous les bravos qui n'en finissent pas. Après deux heures de show c'est bel et bien terminé. Les lumières se rallument. Je regarde Carole. Elle sourit. Qu'est-ce qu'elle aura été belle, cette soirée où mon rêve de revoir les mecs de Téléphone est enfin devenu réalité.

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30 juillet 2016

Une agréable virée au Parc Friedel

Comme on le fait depuis les vacances scolaires de la Toussaint l'an passé, nous avons pris Yoann chez nous pendant trois jours. Ce fut l'occasion d'aller faire une virée au Parc Friedel situé au fin fond d'Illkirch. Depuis une balade avec Thaly en 2009 je n'y étais plus allé et ça a bien changé. La main semblant sortir de terre est toujours là mais il y a maintenant un parc avec pas mal d'animaux, des poneys, des lamas, des dindons, des canards mais aussi des biquettes qui évoluent librement au milieu des promeneurs, pour la plus grande joie des enfants. Le cadre est bucolique, bien boisé, ombragé avec une vaste étendue d'eau. C'est un lieu très agréable, d'autant plus que de ci de là ont été implantées des aires de jeux où les enfants peuvent s'amuser.

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Faisait 30 degrés le jour où nous sommes allés là-bas et Yoann a beaucoup aimé, essayant vainement de donner un brin de paille à manger à une biquette puis à un bouc. En plus je l'ai laissé prendre des photos quand j'ai pris la pose sur la fameuse main et il n'était pas peu fier.

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17 juillet 2016

Onze jours de bonheur total avec Megan

Quand Megan est arrivée à la gare en ce mardi 5 juillet ensoleillé, Thaly l'a serrée tout fort contre elle. Emouvantes retrouvailles et bonheur total pour ma petite femme. J'en veux pour preuve le plaisir qu'elles ont eu à papoter, à se raconter, lancées dans d'interminables conversations sans oublier les fous rires en regardant d'anciennes photos. Megges faisait ses petits commentaires du style "oh la la, comme je m'habillais ! Une doudoune avec des ballerines, oh mon Dieu". Et Thaly éclatait de rire, trop contente de retrouver cette complicité qui les unit toujours autant. Il y eut un grand soleil dans leurs coeurs durant les onze journées que Megan a passé chez nous. Celle-ci est toujours aussi naturelle, simple et souriante. Elle a gardé ce zest d'insouciance et son éternelle bonne humeur. Et pourtant l'on sent qu'elle a mûri. Elle a appris la vie, a franchi des étapes, se faisant plus sérieuse dans certains domaines, plus posée. Du haut de ses 21 ans, c'est à présent une jeune femme qui vit à Ludon dans le Médoc avec son chéri Romain et son chat Anger.

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Ma belle p'tite femme rayonnait en sa présence. Elle fut aux petits soins pour elle, faisant preuve de tendresse et d'amour, s'évertuant à lui concocter les menus qu'elle adore. Le mercredi soir, nous sommes allés chez Carole et David. Yoyo ne se souvenait pas de Megges mais le petit Maxou, lui, ne l'a pas quitté, lui amenant tous ses ballons ou venant s'asseoir sur ses genoux. Une autre qui n'a pas quitté Meg, c'est Lytchie. Cette dernière est pourtant sauvageonne mais à partir du moment où Meg l'eut brossée, elle vint très souvent lui tenir compagnie quand elle prenait place dans le fauteuil. Même qu'elle passa deux nuits à dormir tout contre elle au lieu de s'en aller vadrouiller comme elle le fait souvent.

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Et puis il y eut Laura, la seule de ses anciennes copines alsaciennes à être restée en contact avec elle et qui souhaitait ardemment la revoir. Aussi Megges et elle se sont-elles vues quatre aprèmes. Le dimanche 10, comme il faisait chaud à crever, les miss sont allées se baigner du côté de Krautergersheim et Megges est rentrée avec un bon coup de soleil. Le lendemain, nous filions en Allemagne et Megan, après s'être acheté une paire de talons compensés à Deichmann, a fait la razzia en maquillage chez DM, épatée par les prix bien plus bas qu'en France. En rentrant on a fait une petite virée au Jardin des deux Rives, ce qui nous a fait penser à la visite de Corinne et Eric un an plus tôt. La veille de son retour dans le Médoc, Meg a retrouvé Laura au centre-ville de Strasbourg. Les deux camarades en ont profité pour faire les boutiques et Megges est rentrée avec une plante et du maquillage pour sa mère. 

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Samedi 16 juillet. Il fait toujours aussi beau sur Strasbourg mais la grisaille commence à prendre le dessus dans le coeur de Thaly. Les moments de joie passés avec sa fille cèdent la place au blues au fur et à mesure que nous montons les marches menant au quai n° 1 de la gare. Pour Meg c'est l'heure du retour au pays et nous l'aidons à porter ses bagages dans le wagon du TGV qui est déjà là. Megges est arrivée avec un sac de voyage ; elle repart avec ce même sac et une valise à roulettes bien pleine. Thaly et moi nous retrouvons comme deux glands à saluer Meg qui, souriante, nous regarde par la fenêtre du train. Le contrôleur siffle, un message passe dans les haut-parleurs et Thaly a des larmes plein les yeux. C'est fou ce qu'un quai de gare sonne triste à l'heure des départs. Je serre ma petite femme tout contre moi pour la réconforter tandis que le TGV démarre. On fait salut de la main à Meg, on lui envoie des bisous et on reste plusieurs minutes à regarder le train s'éloigner. La veille, Thaly avait pris son portable pour filmer sa fille, la faisant parler afin d'avoir des "images qui bougent" à regarder en attendant septembre où nous retrouverons Megges lors de notre venue dans le Médoc. Mais que ces onze jours de bonheur total auront passé vite !

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