Le journal de Jipé

19 janvier 2020

Un nouveau studio pour Turtle

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Tandis que je montais le nouvel arbre à chat, Turtle pionçait sur une chaise. Toujours aussi curieuse, Lytchie attendait non loin de moi et dès qu'il fut prêt elle s'empressa de le tester. Je n'en ai pas pris un sophistiqué vu que mes trois chatounets ne vont plus tellement sur les trucs haut perchés. Au bout de quelques heures le dicton "qui va à la chasse perd sa place" s'est vérifié. La fifille a quitté son nouveau home sweet home pour aller à la gamelle. Turtle est arrivé tranquilou, l'a vu, a senti un peu et se l'est accaparé. Je suis content et soulagé car ce petit chou me semble aller bien mieux. En examinant son oreille mi-décembre, le véto avait détecté un bouchon. Aussi ai-je des gouttes à mettre dans cette oreille qui, hélas, ne sera plus jamais totalement droite suite à l'hématome qu'il avait et qui nécessita une opération. Turtle n'aime pas, mais alors pas du tout quand je lui administre ces gouttes. Il secoue alors la tête en tous sens et j'en ai plein les lunettes. Ce n'est alors pas fini. Il faut que je parvienne à le retenir sur mes genoux vu que je dois ensuite lui masser la base de l'oreille. Heureusement que ce n'est que deux fois par semaine. Fin janvier le véto vérifiera si le bouchon est éliminé, sinon il devra lui enlever mais pour cela il faudra qu'il l'endorme. On verra le moment venu. En attendant, Turtle me paraît serein, je n'ai pas l'impression qu'il ait mal. Tant mieux car il aura été servi. Toujours est-il qu'il a à présent un nouveau studio et il apprécie.

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07 janvier 2020

C'est pas souvent

Il est très rare que Lytchie et ses deux enfants, Pipou et Turtle, soient ensemble, côte à côte. D'ordinaire l'un squatte une chaise tandis que l'autre est sur le canapé ou dans un autre coin de l'appart. Parfois les deux frangins se reposent ensemble sur le lit. Mais les trois ensemble, ce n'était pas arrivé depuis longtemps. Aussi me suis-je empressé d'immortaliser ce moment en priant pour qu'aucun ne bouge le temps que je cherche l'appareil-photo.

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02 janvier 2020

Le Réveillon d'une équipe qui gagne

On ne change pas une équipe qui gagne. Aussi avais-je dit oui quand, dès octobre, Brigitte m'avait invité à venir chez elle fêter le Réveillon. Entre-temps elle m'avait appris que nous ne serions que trois ce soir là, René, elle et moi. Le soir S, tout en grattant les vitres déjà givrées de ma voiture (il était à peine 19 heures) je me demandais tout de même ce qu'on allait bien pouvoir se raconter pendant six heures, voire plus. Eh bien on a tchatché comme de bonnes vieilles pipelettes. Faut dire qu'on se connait depuis trente-huit ans. Aussi avons-nous causé en toute simplicité, sans réfléchir, sans se prendre le chou. Dès l'apéro, on a commencé à se confier, à se raconter... Paroles plus ou moins savoureuses ponctuées d'éclats de rire. Y avait des toasts au beurre d'escargot, des tranches de salami, des Apéricube et on a entrechoqué nos verres de Picon pour trinquer en souriant. A l'heure de la fondue bourguignonne on avait déjà évoqué pas mal de sujets avec allégresse : souvenirs et délires d'antan, football, programmes télé, etc... Nos mots surfaient entre rires et sourires et chacun s'exprimait avec bonhommie. Avec qui ? C'est qui cette bonhommie ? Elle a vu de la lumière, elle est entrée, s'est jointe à nous ? Lol...

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Les minutes s'égrainaient tandis qu'on approfondissait certaines questions et minuit arriva. Nous sommes allés sur le balcon regarder les feux d'artifice tirés au loin. Ca caillait mais la chaleur dans nos coeurs au moment de se souhaiter une bonne année balaya illico la froidure. "Et surtout la santé" précisa Brigitte. Oui la santé est primordiale. D'ailleurs à peine étais-je arrivé que René me confiait avoir mal au dos. Notre corps se rappelle à nous des fois. On n'en est plus à l'époque de nos vingt ans quand on rentrait d'Allemagne euphoriques et insouciants après avoir dansé toute la nuit avec les gretchens. On a tous eu depuis nos pépins de santé et ça calme, on fait moins les dingos. Il n'empêche qu'on apprécie tout de même la vie, même si entre nos vingt ans et aujourd'hui plein d'inderdits nous la pourissent chaque fois un peu plus. Et justement aujourd'hui, je tiens à retrouver l'esprit rebelle que j'avais étant jeune et qui s'était dissipé en cours de route. Qu'on ne vienne plus me ch... dans les godasses ! C'était ma parenthèse un peu folle. Nous sommes revenus à table et chacun a envoyé ses voeux aux gens aimés par le biais de textos. Puis Brigitte a proposé qu'on se mette un p'tit coup de Crémant derrière la cravate. J'ai refusé gentiment. J'allais devoir rouler. Certes je n'étais qu'à cinq minutes de chez moi mais tout de même, la prudence était de mise. Comme quoi, finalement, j'suis pas si rebelle que ça en cette année 2020 à peine entamée. Ce qui prouve bien qu'il est inutile de prendre des résolutions. On sait pertinemment qu'on n'en tiendra pas la moitié. En revanche on sait que l'essentiel est ailleurs : avancer avec les gens qu'on aime. 

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28 décembre 2019

Portraits de famille

Peu de temps après la naissance de Maxime, Carole avait fait des photos de famille chez Fotoline, nom professionnel d'une amie à elle dont le métier est photographe. Cette fois-ci elle tenait à ce que je figure également sur les photos. Charmante attention. Voici quelques-unes de ces photos.

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26 décembre 2019

Courte veille de Noël

Comme chaque année à la période de Noël, ma maman s'extasiait en regardant les décorations suspendues au-dessus de la route traversant Ostwald. En allant la chercher, j'avais chantonné dans la voiture, pareil à un ado primesautier, tout heureux à l'idée d'aller chez Carole et David où aurait lieu le repas en cette veille de Noël. Il ne faisait pas froid, y avait pas un pet de vent et pas de neige non plus. Décembre aura été bien plus sympa que novembre où on se sera vraiment pelé le jonc. La soirée débuta dans une bonne humeur communicative et au milieu de l'apéro on fit la remise des cadeaux. Et Yoyo de me glisser à l'oreille : "Papy, j'en pouvais plus d'attendre." Par après ma mère confia à Carole qu'elle avait mal dans le bas du dos. Son cancer du sein est certes guéri mais arrivent à présent des bobos sournois. "Je vieillis maintenant" allait-elle me dire plus tard dans la soirée. Elle aura été servie depuis deux ans, la pauvre ! Carole proposa de la frictionner avec une pommade et l'emmena à la salle de bain.

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Les enfants étaient radieux, s'amusant avec leurs nouveaux jouets. Ce qui est chouette c'est que Maxou croit encore au Père Noël. Ca met une touche d'innocence, de bonheur et de magie dans l'atmosphère. Tout en rangeant ses voitures sur la remorque du camion il chantait gaiement "Vive le vent". Son frangin était par terre, occupé à monter ses Lego. David, lui, n'était pas peu fier de son nouveau fauteuil, cadeau de Carole qui s'apitoyait de le voir devant l'ordi sur une chaise branlante et donc instable. Le hic c'est que Zizou aime s'accaparer ce fauteuil et David s'amusa à le supplier afin qu'il le laisse s'asseoir. Zizou c'est mon pote. Il vient de suite me voir quand j'arrive, il veut sa dose de câlins. Aussi lui avais-je amené une boîte de pâté Sheba. Il la vida en cinq minutes chrono. 

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Après un bon repas arriva le dessert. Chez Carole je suis comme un gosse qui attend ce moment avec enthousiasme car je suis un incorrigible gourmand. Et je sais que ce sera bon. Et je ne fus pas déçu. Ma fille avait fait trois bûches. Ah elle ne fait pas les choses à moitié ! Il y en avait une à la clémentine, une Schwartzwälder et une autre au kirsch. Une fois encore ça m'a réjoui le palais.

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En même temps je voyais ma mère qui s'efforçait de cacher sa douleur. Elle, c'est une dure au mal, du genre à ne pas se plaindre mais là je voyais bien qu'elle souffrait. "Tu veux renter, Maman ?" ai-je demandé. Oui, elle souhaitait rentrer. Elle s'excusa auprès de Carole et David qui la rassurèrent. Ils comprenaient. Courte nuit de Noël mais la joie aura tout de même été au rencard. L'essentiel n'était-il pas de voir le bonheur scintiller dans les yeux de Maxou et Yoann ?

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22 décembre 2019

Yoyo progresse encore

Je connaissais le CREPS de nom mais je n'y avais jamais mis les pieds. Comme Yoann ne pouvait être accompagné ni de DD (retenu au boulot) ni de Carole submergée par les commandes de bûches de Noël, je suis allé avec lui et c'est Mathieu, le président du club, qui nous a emmenés. Le parking est assez vaste mais il faut ensuite marcher sur plusieurs centaines de mètres au milieu d'un parc verdoyant pour arriver à la halle des sports. Ce n'était pas gênant car si l'automne avait traîtreusement posé un manteau de froid sur le département, il faisait presque bon en ce samedi 21 décembre, à quelques heures du solstice d'hiver. Sitôt entré, Yoyo a dû s'inscrire sur la fiche de présence tandis qu'à deux mètres de là des crêpes étaient proposées aux personnes ayant une petite faim. Une fois dans la grande salle où  les épreuves allaient se dérouler, je constate qu'il n'y a pas de gradins. Au fond, contre les murs, cinq ou six bancs ont été  alignés, si bien que de nombreuses personnes accompagnant les enfants en compétition ne pourront pas s'asseoir. Yoann est inscrit dans trois épreuves : le sprint sur 50 m, le lancer de poids et le saut en hauteur. C'est d'ailleurs avec cette discipline là qu'il va commencer. Un gars aux cheveux noirs et frisés avec un sac à dos se pointe et me tend la main. Je le dévisage. C'est qui ce zigue ? Il a un regard clair et perçant. Il se présente : "Philippe". C'est lui qui coache Yoyo aux entraînements. Il rappelle aussitôt à Yoyo comment prendre sa course d'élan et comment se propulser une fois près de la barre. Et tout se passe bien pour mon petit-fils qui franchit trois hauteurs consécutives dès son premier essai. Il bat son record personnel en franchissant 0,95 m puis tente 1 mètre. En vain. Mais ce n'est pas grave. Il améliore sa hauteur de 5 cm et nous le félicitons. 

0,85 m (1)

0,85 m (2) 

0,90 m (3)

Arrive le lancer du poids. Je m'étonne de suite de la couleur de ces poids. Il y a du jaune et du vert.mais pas de bleu, cette couleur réservée aux poussins, catégorie de Yoyo. En fait, vu le nombre important d'inscrits pour cette épreuve, les organisateurs ne se sont pas embêtés à utiliser les poids respectifs aux différentes catégories : poussins, minimes, benjamins, etc... Du coup voici Yoyo obligé de lancer avec un poids de 3 kg au lieu des 2 kg habituels. Il se concentre, envoie la boule à 3,46 m. Mathieu et Philippe l'encouragent, le motivent, le conseillent. Il fera mieux ensuite : 4,06 m.

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Une fois le lancer terminé, nous nous dirigeons vers la piste de sprint située à l'opposé. En attendant que Yoyo soit appelé, d'autres membres de son club décident de faire une photo de groupe. Et voila Mathieu qui m'invite à poser avec la troupe. Ca me gêne, je demande bêtement "mais... j'ai le droit ?" Mathieu m'assure que oui et je m'en vais prendre la pose avec lui, Yoann et les autres. J'ai apprécié ce geste et en rentrant, j'ai dit à Carole, pas peu fier : "ça y est, je fais partie du club". Ca l'a amusée.

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Restait à voir ce que donnerait l'épreuve des 50 m, Yoyo ayant couru en 9"50 à la Wantzenau au début de l'automne. Je lui demande de ne pas se boucher les oreilles au moment du départ comme il l'avait fait à la Rotonde un mois plus tôt. Du coup je l'observe tandis qu'il se cale dans les starting-blocks. Pas de bol pour lui, il occupera la ligne la plus proche du coup de pistolet. Cette fois-ci il s'applique, prend un bon départ et termine en 8"89 derrière celui qui réalisera le meilleur temps de toutes les séries. Nette progression là aussi.

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Philippe, qui aura gardé son sac à dos sur les épaules durant tout l'aprème, le félicite mais lui fait toutefois remarquer qu'en fin de course il a zyeuté à deux reprises vers le gars du couloir 3. Il lui rappelle qu'il doit regarder droit devant lui afin de ne pas perdre de précieux dixièmes de seconde. Toujours utiles, ses conseils permettront à Yoann de s'améliorer encore et encore. Ceci dit, j'étais fier de mon petit-fils qui se sera montré volontaire et motivé en cette sympathique après-midi sportive.

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18 décembre 2019

La bonne place des chatounets

Quand j'ai allumé le grand radiateur du salon, c'est Lytchie qui fut la plus prompte à remarquer cette source de chaleur dans l'appart. Par après ses fistons ont à leur tour squatté l'endroit, changeant de place selon les jours.

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27 novembre 2019

Yoyo a dix ans

L'une des plus grandes satisfactions de Yoann pour ses dix ans aura été de pouvoir prendre place devant dans la voiture. Il n'était pas peu fier et il n'était pas au bout de ses joies. Lui qui avait déjà été bien gâté eut droit, en cette soirée du 25 novembre, aux cadeaux de ma mère et de bibi. Il aura été content de sa grande boîte de dominos, de son Pokemon interactif et de sa voiture Lego à monter pièce après pièce. C'est fou comme cette marque a réussi à s'adapter au fil du temps pour ne pas être larguée. Je me souviens de mes Lego, des blancs, des rouges et c'était tout. Maintenant tu peux construire maintes choses et comme Yoann est dans ce trip Lego tout était parfait.

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J'avais tout de même tenu à offrir un autobus à son frangin tellement fan de voitures. Quand il remarqua qu'il y avait moyen de le propulser pour qu'il aille vite, il s'enflamma et fit même jouer ma mère. Celle-ci n'est pas au mieux de sa forme actuellement. Les séances de radiothérapie sont certes terminées mais elle se dit fatiguée. "Je pourrais tout le temps dormir" nous confia-t-elle. Il n'empêche qu'elle s'enthousiasma lorsque Yoyo et Maxou lui proposèrent de jouer au baby-foot de table pendant que Carole et DD s'affairaient à la cuisson du repas. A chaque fois qu'elle marquait un but, ma maman criait sa joie. Elle finit par nous conter combien elle était douée pour le baby-foot étant jeune, tenant la dragée haute à ses camarades mâles.

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Il s'agissait alors de passer au repas et comme il y avait des frites pour accompagner la viande, ma maman clama sa joie. Un qui voulait aussi être de la fête, c'est Zizou. Fûté et si chou, il grimpa sur la table à plusieurs reprises et David l'attrapa pour poser avec lui. Quand le dessert arriva, Maxime se planta à côté de son frère afin de l'aider à souffler les bougies du merveilleux gâteau où l'on sentait parfaitement le parfum des fruits de la passion. Une fois encore ce fut un délice pour le palais. En partant ma mère confia à DD combien elle avait aimé cette soirée là. Elle n'était pas la seule.

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25 novembre 2019

Deuxième compétition pour Yoyo

On avait du se lever tôt pour un dimanche mais pas grave, s'agissait d'encourager Yoyo. Celui-ci participait en effet à sa seconde compétition d'athlétisme. Il était cette fois-ci engagé dans un triathlon comprenant le sprint sur 30 mètres, du saut en hauteur et du lancer de poids. Faisait pas froid en cette matinée du 24 novembre mais nous fûmes tout de même contents que ces épreuves se déroulent en salle. Les bénévoles avaient balisé avec des cônes ce qui constituerait la piste de sprint et Yoyo fit de son mieux. Le mec donnant le départ avait un pistolet pareil aux pistolets à amorces que je connaissais étant jeune et qui produit un bruit de pétard quand on appuie sur la gâchette. Il n'empêche que ce bruit là perturba mon petit-fils qui assistait aux autre séries avant que ce ne soit son tour. Aussi se boucha-t-il les oreilles sur la ligne de départ alors que ses concurrents adoptaient la position classique du "à vos marques, prêts, partez". Du coup il perdit de précieux centièmes de seconde. Qu'importe ! Il m'épata au saut en hauteur en franchissant 0,90 m en fosbury-flop, ce rouleau dorsal popularisé par l'athlète américain Dick Fosbury aux jeux olympiques de Mexico en 1968. Moins concentré, Yoann échoua ensuite à 0,95 m. Mais c'est déjà bien pour lui qui ne s'entraîne que depuis septembre et qui découvre peu à peu les rigueurs de la compétition.

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Il y eut ensuite le lancer de poids. Dans la catégorie "poussins" le poids est de couleur bleue et pèse deux kg. Yoann mit toute son énergie, toute sa force et toute sa détermination pour l'envoyer à 5,30 m, obtenant ainsi la première place du concours. Au final de ce triathlon, il se classera 11è sur 30, ce qui est très encourageant. 

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10 novembre 2019

Blessures d'automne

C'était au lendemain de la crémaillère. Ces dames avaient eu la gentillesse de faire le soir même la première partie de la vaisselle. Me restait à laver puis essuyer les assiettes à fromage, à dessert, les tasses à café et quelques verres. Et c'est justement un verre qui me claqua dans les doigts alors que je le nettoyais dans le bac empli d'eau. Quand elle a vu ça, Carole a insisté pour m'emmener à SOS Mains. Ca ne m'emballait pas, c'est à l'autre bout de Strasbourg, non loin du pont surplombant le Rhin. Mais j'ai du obéir. Je me suis retrouvé avec un énorme pansement, le bras en écharpe et un rendez-vous pour le jeudi suivant. Là, le toubib qui m'avait fait les points de suture a examiné mon doigt, a dit que c'était bien. Il m'a fait un pansement plus léger en me disant de regarder comment il faisait vu que j'allais devoir le changer tous les deux jours. Pour envelopper l'annulaire d'une bande, il s'aidait d'un tube spécial que j'allais devoir chercher en pharmacie ainsi que des bandes et du velcreau. Il me fixa un nouveau rendez-vous pour la semaine d'après. J'allais devoir revenir une fois encore ! Ca commençait à me faire caguer. Me taper la moitié de Strasbourg en bagnole puis chercher une place non payante car tout autour de Rhena les parkings sont payants. J'ouvre ici une parenthèse pour dire qu'il est lamentable de devoir payer quand on se rend à l'hôpital. J'imagine la personne venant chaque jour voir son conjoint hospitalisé et lui tenir compagnie plusieurs heures ; bonjour la facture de stationnement. Bref... C'est Carole qui s'appliqua à me changer le pansement. Elle savait comment faire vu qu'elle s'occupait du pansement de Yoann quand il s'était coupé le bout d'un doigt avec des ciseaux. 

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Dans le même temps, j'étais soucieux pour Turtle. Le gros hématome qu'il avait à l'oreille ne partait pas avec les médicaments. J'ai donc du me résigner à le ramener chez le véto qui m'avait dit qu'il opérerait au cas où les médocs ne feraient pas effet. Résultat : une fois opéré, mon pauvre petit chatounet s'est retrouvé avec un impressionnant bandage et une collerette. Afin qu'il puisse manger, je lui ai enlevé cette collerette... que je ne lui ai pas remis, constatant qu'il restait sage, ne cherchant pas à enlever son pansement. Dès le rendez-vous suivant, le véto a allégé le bandage. Le jour d'après, j'ai eu le droit de retirer le mien. Il s'agissait alors de bien me laver les mains au savon, d'attendre que les fils des points de suture tombent et de passer une pommade cicatrisante.

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A l'heure où j'écris la plaie à mon annulaire gauche n'est pas encore bien cicatrisée. Mais ce n'est pas ce qui me tracasse le plus. Non, ce qui m'ennuie c'est que mon petit Turtle semble se cacher. Le matin je lui donne son médoc et je m'applique à le faire manger. Sitôt après il file se planquer dans le lit ou sur une chaise autour de la table. Et je ne le vois que le soir. J'en profite pour lui donner son médoc (c'est matin et soir) et il consent alors à venir sur mes genoux quand je regarde la télé. On est deux blessés au coeur de cet automne frisquet et on se soutient mutuellement.  

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