19 octobre. Thaly m'accompagne à Auchan pour chercher l'album posthume de Johnny. Un quart d'heure plus tard, de retour à la maison, j'écoute ce disque tant attendu. Ce que j'avais lu dans la presse ces derniers jours se confirme : l'album est très bon. Et la chanson "Mon pays c'est l'amour" est un rock. Quand j'avais appris que l'album s'intitulerait ainsi ça ne m'avait pas trop plu. Je trouvais ce titre un peu gnangnan. Le fait que ce soit un magnifique rock change tout. Il y a trois morceaux nerveux sur cette galette. Outre le titre éponyme, il y a aussi "Made in rock n'roll" et "Back in LA" qui font taper du pied et bouger la tête au rythme des guitares. J'ai écouté toutes les chansons religieusement. Avec les larmes aux yeux. Penser que Johnny nous a laissé de si merveilleuses chansons avant de s'en aller... Penser qu'il n'est plus là. Ecouter sa voix, magnifique, chaude et puissante. Oui j'ai craqué, j'ai pleuré (de joie) comme un gosse. Parce que Johnny m'a toujours accompagné depuis que je suis gosse. Parce qu'il n'y aura plus jamais quelqu'un comme lui, quelqu'un avec cette dimension là. Parce que Johnny je l'aimais. On a tant dit sur lui depuis qu'il est mort. Qu'est-ce qu'on s'en tape ! Seule la musique compte. Les textes de cet ultime disque sont beaux, tantôt touchants et poignants, tantôt provocateurs (comme dans "J'en parlerai au diable") et Maxime Nucci a composé de sublimes mélodies. Oui cet album est bon et je ne dis pas ça parce que c'est le dernier. Mais je n'irai pas jusqu'à dire que c'est le meilleur. Non, "Flagrant délit", "Rock à Memphis", "La terre promise" ou "Derrière l'amour" restent à jamais mes chouchous. Mais "Mon pays c'est l'amour" est d'ores et déjà un album à part et je ne me lasse pas de l'écouter. 

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