Je vais être franc : après sa défaite à Rennes, j'ai vraiment craint que le Racing ne parvienne pas à se maintenir en Ligue 1. Le match suivant l'opposerait à l'ogre lyonnais qui restait sur huit victoires d'affilée. Je me suis dit que nos Bleus adorés ne feraient pas le poids. C'était sans compter sur la ténacité des joueurs qui, encore menés 1-2 à la 88è minute ont renversé la situation. C'est d'abord Da Costa qui égalisa de la tête puis dans les arrêts de jeu le Racing a bénéficié d'un coup franc à l'entrée de la surface de réparation. Et là le miracle s'est produit. Le pied gauche de Lienard a envoyé le ballon en pleine lucarne. Un but d'anthologie !

1-301

Je suis heureux que Dimitri Lienard soit le buteur de la délivrance car il est le parfait symbole du Racing. C'est un gars talentueux qui mouille le maillot et qui est resté simple et naturel. Avec lui pas de langue de bois devant les micros. Il s'exprime comme s'il se confiait à ses copains. Le Racing l'emportait donc 3-2 et assurait par la même occasion son maintien en Ligue 1.

1-302

1-303

Même s'il reste un match à disputer à Nantes, je pense qu'on peut faire le bilan de cette saison 2017-2018. Durant la première partie de championnat le Racing a engrangé 24 points. Il a réalisé de grandes performances, étant notamment la première équipe à battre le PSG 2-1. Il a également gagné 3-0 à Bordeaux et 2-1 à Nice.  Le beau jeu alors pratiqué aura enthousiasmé tout l'hexagone. A partir de janvier, ce fut différent. Hélas... Seulement 11 points récoltés en 17 matchs au point de se retrouver en bas de tableau. Mais comme d'autres clubs avançaient encore moins bien, nos Bleus conservèrent malgré tout une relativement bonne avance. Alors comment expliquer ces matchs retour calamiteux où le Racing n'enregistra que trois victoires ? D'abord il y eut de nombreux joueurs blessés. Ensuite Thierry Laurey se montra souvent peureux en n'alignant qu'un seul attaquant. Qu'espérait-il ? Qu'on ne prenne pas de but ? A Toulouse, alors que le Racing menait 1-0 et maîtrisait son sujet, il aurait pu enfoncer le clou en faisant entrer un attaquant supplémentaire. Il ne le fit pas et les Bleus concédèrent le nul (2-2). Contre St-Etienne, il fit encore le pétochard, ne mettant qu'un seul vrai attaquant. On jouait pourtant à domicile. Je désespérais. Quand donc allait-il comprendre que la meilleure défense c'est l'attaque ? Et l'entendre ensuite dire devant les micros : "c'est cruel, on ne méritait pas ça" m'énervait encore plus.

5  6

3  4

Je me souvenais que par le passé il avait fait monter Ajaccio en Ligue 2 puis l'année suivante en Ligue 1 pour aussitôt ramener le club en Ligue 2. Le scénario n'allait quand même pas se répéter avec le Racing ! En alignant une attaque digne de ce nom lors de certaines rencontres, je pense que les Bleus auraient accumulé davantage de points. Après le match nul contre les Verts (1-1) le match suivant eut lieu à Amiens. Même scénario : seul Bahoken en pointe. Les Bleus ont eu le ballon très souvent mais ont peu tiré au but. Et à la fin du match, comme le Racing était mené, Laurey a alors fait rentrer Blayac et Saadi, deux vrais attaquants. Mais il était trop tard. Je le soupçonne de ne pas connaître la fable du lièvre et de la tortue. 

7  8

Je sais, je râle mais ça m'aura agacé de trembler à chaque match de cette année 2018 et de me retrouver déçu au coup de sifflet final. Fort heureusement l'essentiel est là : le Racing jouera la saison prochaine en Ligue 1.

1-300