Dans un premier temps nous avions envisagé d'aller à Europa Park le dernier samedi de Juillet mais nous avions renoncé, les températures étant si élevées (37° à l'ombre) que dans nos campagnes les vaches donnaient du lait en poudre. C'est dire la canicule ! Je n'envisageais pas de passer une journée entière dehors par de pareilles températures ! Le samedi suivant serait donc celui de la sortie annuelle à Europa Park, chez les voisins Germains. Tout au long de la semaine, les spécialistes météo n'avaient eu de cesse de se gourrer, nous laissant comme la fosse... un peu sceptiques. Ils tablèrent longtemps sur des orages qui frapperaient l'Est pour finalement nous annoncer : "eh ben non, finalement les orages montent vers la Belgique". Faudrait savoir ! Qu'importe, au petit matin de ce samedi 3 août, plus ou moins bien réveillés, on s'est mis en route pour l'Allemagne.

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Tout au long de la journée il y eut un curieux mélange d'agréable fraîcheur dans les endroits ombragés, de grand soleil abrutissant, de petites gouttes de pluie, bref un festival d'ombre et de lumière. N'empêche qu'on prit d'assaut à plusieurs reprises les moindres bassins d'eau ou fontaines et fort heureusement il y en a beaucoup dans cet immense parc. Au petit jeu de l'eau, Yoann me rappelle sa mère si à l'aise avec cet élément. En le voyant s'éclater avec (et dans) les jets d'eau, je revoyais Carole petite quand elle rechignait à sortir de l'eau, désireuse de se laisser encore bercer par les vagues légères de la Méditerrannée. Yoann aura fait rire les passants à courir dans cette allée pavée d'où l'eau sortait mystérieusement de terre. On a fini par le laisser s'ébattre avec pour seul vêtement son shorty.

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Mais ça c'était au coeur de l'après-midi chaude ! Dans la matinée, on avait emmené ce bout d'chou adoré dans les manèges du quartier espagnol où Thaly, secouée dans le premier de ces manèges, se fit mal à sa côte déjà fragilisée. Nous allâmes aussi au gigantesque coin pour enfants où il y a des toboggans, le bâteau viking, des ponts de singe, une aire de jeux aquatiques, du sable à gogo mais aussi des manèges comme ces chariots à tête de dragon qui vont et viennent à vive allure en copiant le principe des tasses dans le quartier hollandais. Une belle balade sur les radeaux nous permit de constater combien les choses changent en une année. Alors que l'an passé Yoann se laissait bercer sur ce vaste plan d'eau, là il se montrait attentif à tout, remarquant même que l'hippopotame (bien imité) avait des dents en moins. A chaque fois que je vogue sur ce radeau, je ne peux m'empêcher d'apprécier ce parc d'attractions, réalisant qu'il n'y en a pas que pour les manèges à sensations mais que chaque endroit (fusse-t'il moins fréquenté) est repensé, amélioré. C'est aussi ça le charme d'Europa Park : tout le monde y trouve son compte car outre les attractions impressionnantes, il y a les plans d'eaux, les arbres, la verdure, les recoins calmes. Moi qui aura passé une bonne trentaine d'années sur les manèges de dingo, je réalise encore mieux (maintenant que Thaly et moi prenons d'autres chemins pour le bonheur de Yoyo) combien cet endroit est magnifique et remarquablement construit.

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A la sortie des radeaux, Yoann s'est aventuré dans un petit endroit de style africain uniquement réservé aux enfants. Il y a là des huttes mais aussi -surtout- de l'eau. D'abord hésitant, Yoyo s'est finalement bien mouillé. On a laissé faire, le soleil commençant à sérieusement écraser la contrée. A 13 heures, comme convenu, on a retrouvé Carole et David non loin de la sortie. Ils avaient un grand sourire aux lèvres, heureux d'avoir déjà fait le Silver Star, le Blue Fire et autres Wodan, ce grand huit construit dans un amas de grosses poutres en bois. Thaly et Carole se sont un instant attardées devant un stand de bonbons, barbe à papa, peluches et autres merveilles. Elles furent sages, se disant qu'elles se feraient plaisir le soir avant de partir. Une fois à la voiture, on a bu et mangé assis par terre, à l'ombre. Une petite pause bienfaitrice avant de remettre ça. On décida d'aller ensemble au rafting. Oh le monde qu'il y avait ! Une heure et quart d'attente, ce serait trop de temps perdu.

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C'est donc aux auto-tamponneuses pour enfants que Yoyo a pu se mettre au volant, conduisant tout sagement, impressionné par sa première sortie dans la circulation. Carole et David dûrent aller seuls à la bûche, Yoann n'ayant pas eu le droit d'y accéder ; il faut avoir 4 ans et Carole eut la mauvaise idée de dire la vérité, à savoir qu'il n'avait que 3 ans et demi. Dommage ! Le petit-fils demanda à retourner sur les radeaux, ce que l'on fit. Il examina à nouveau les dents de l'hippopotame au passage. Le reste de l'après-midi fut consacré à la conduite de tacots anciens, à une balade aérienne non sans qu'on ait vogué et repassé au pays magique des enfants. Et à chaque bassin on s'arrêtait pour se mouiller la tête et les bras.

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Et quand arrivent les derniers instants, vers 19 heures, Thaly et Yoyo se paient une bonne barbe à papa. C'est devenu un rituel. Tandis qu'ils mangeaient ça, deux belles princesses arrivèrent pour poser en photo avec les gens le souhaitant. L'une était en longue robe rouge évasée façon valse de Vienne, l'autre en jaune. Si timide l'an dernier pour approcher ces jolies personnes, le p'tit-fils manifesta l'ardent désir d'aller poser avec elles. Mais fallait d'abord finir la barbe à papa, nettoyer la bouche et les mains et les princesses s'en allèrent. Carole et David nous rejoignirent et l'on se dirigea lentement vers la sortie, après que Carole soit passée au rayon confiserie, ramenant par la même occasion une pomme d'amour à Thaly qui aime tant ça.

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Lorsque l'on quitte Europa Park, l'aventure n'est pas encore totalement finie. Il peut encore se passer des choses et ô miracle, deux jolies princesses se tenaient sur un podium pour poser en photo avec les visiteurs... dont Yoann qui ne se priva pas de venir poser. Il la tenait enfin, sa belle photo avec les princesses.  

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On pouvait donc partir tranquilles, non sans avoir fait également le traditionnel cliché avec la p'tite souris si accueillante. Ne restait plus qu'à filer vers le bac qui traverserait le Rhin pour nous emmener à Rhinau. On passera sur les "absences" de David qui se gourra deux fois de chemin au premier rond-point venu. C'est lui qui m'avait indiqué le chemin l'an passé et là c'est lui qui ne savait plus quelle direction prendre, si bien qu'on eut droit à trois tours du même rond-point. Comme un p'tit bonus, comme un ultime tour de manège... Une vingtaine de minutes plus tard, Yoyo s'endormit, épuisé par cette journée intense mais si géniale.

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