Faut bien le dire : les gens de Météo France se sont gourrés dans leurs prévisions les trois quarts de l'été. Donc, vu qu'ils annonçaient un dimanche pluvieux, il aurait dû faire beau. Logique, non ? Mais bon sang, ils avaient "juste" ce coup ci ! Pas de veine pour nous. Sauf que quand on est à Europa Park on fait fi du temps et on se moque des averses. 

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Nous avons tout fait pareil que l'an dernier, sauf que Megges n'était pas là. Thaly et moi sommes donc partis dans les manèges non stressants avec Yoann tandis que Carole et David allaient une fois encore à la recherche du grand frisson. Mais l'on se livra d'abord aux traditionnelles photos avec les personnages d'Europa Park. Encore craintif l'an dernier, Yoyo aime ça maintenant. Depuis son week-end à Euro Disney, il adore quand il y a des personnages tout mignons, allant jusqu'à leur faire des bisous et disant que ce sont ses potes.

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David et Carole parvinrent à faire dans la matinée le Poséidon, Pegasus, Euromir, Blue Fire, etc... En faisant la queue, David ne manquait pas une occasion de faire le clown pour le plus grand bonheur de sa femme. Pendant ce temps nous laissions Yoann conduire un tacot pour lui donner l'illusion que c'est lui qui, en tournant le volant, nous emmenait au bout du parcours. On lui disait "attention Yoyo, faut pas faire d'accident" et il répondait de suite "non-non". Une première averse s'abattit sur le parc d'attractions mais elle ne dura guère que deux minutes. La seconde, plus violente, nous incita à nous réfugier dans un bistrot où l'on prit un café. Aussitôt Yoann s'occupa de touiller et de me donner le café du bout d'une plate cuiller en plastique. Et bien évidemment il en profita, malin, pour boire un peu de café.

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C'est là qu'une abeille vint tournoyer autour de nous. On la chassa d'un geste de la main mais elle revint à l'assaut. On la chassa à nouveau et on ne la vit plus. Ce qu'on ignorait c'est que l'abeille allemande est vicelarde et sournoise et quand elle entra son dard dans ma cuisse, je ne me pus m'empêcher de pousser un p'tit cri. Oh ! pas un cri de pucelle tombant en pâmoison, non, plutôt un cri bref mais guttural suivi d'un "la salope, elle m'a piqué". Thaly n'en revenait pas. J'ai alors réalisé que j'avais dit un gros mot mais fort heureusement Yoann était occupé à admirer les jolis tubes lumineux décorant un petit espace sis entre quelques tables. Je suis allé aux toilettes : descente du short, contorsions multiples pour voir si le dard était resté planté mais l'abeille germanique sait où piquer pour faire ch... le peuple : à l'arrière de la cuisse. La douleur ne fut vive que durant une dizaine de minutes. A des centaines de mètres de là, sortant juste d'un manège, David et Carole se faisaient saucer par l'averse. Nous emmenâmes ensuite Yoann sur les gondoles voguant paisiblement au milieu d'un magnifique décor. Du temps où j'allais sur les manèges à sensations, je ne faisais plus gaffe à la beauté de ce parc, trop occupé à filer du rafting aux bûches. Je redécouvre à présent tout le charme de ce parc majestueux où chaque coin est magnifique, enchanteur, savamment décoré, fleuri, riche en jets d'eau et autres choses originales. Des endroits où pas grand monde ne va et où l'on peut donc flaner tranquillement.

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Vers 13 h l'on retourna à la voiture pour chercher nos glacières et piquer-niquer sur un banc, tranquilles. Cette pause fit du bien mais une abeille (encore !) vint nous perturber, me faisant danser sur place une curieuse gigue. Plus question de me faire piquer ! C'est qu'elles me foutraient le bourdon, ces abeilles ! L'on comprit par après en voyant une poubelle dans laquelle de nombreuses abeilles, attirées par les résidus sucrés, faisaient autant une fiesta qu'un festin. Retour au parc pour un instant de pur bonheur puisque David eut son moment de gloire en devenant Miss Allemagne (photo ci-contre).  Celui-là, quand il y a un gag à faire, c'est pas le dernier, hi hi... Moins d'un quart d'heure plus tard, nouvelle averse. Courte heureusement. Malgré la fraîcheur ambiante, Yoann ne put s'empêcher d'aller voir de près les jets d'eau surgissant de façon imprévisible d'une grande plaque jaune fixée au sol. Si le premier jet monta à la verticale, surprenant Yoyo mais ne le mouillant point, le second fit du dégât et Yoyo se retrouva tout mouillé. On dut lui retirer son gilet, lequel n'allait pas sécher de toute l'aprème alors que l'an passé tout séchait en une heure à peine tant il faisait beau. Nous allâmes ensuite au quartier espagnol et là ce ne fut plus une averse mais un déluge qui dura près de vingt minutes. On s'abrita sous une porte cochère. Les gens couraient en tous sens, trempés, écoeurés. C'est vrai que ça commençait à bien faire, ce temps pourri ! Il n'y eut plus de pluie ensuite. Ouf ! On eut même droit à une bonne heure de grand soleil, pile-poil  lorsqu'on emmena Yoann au village des enfants. On avait pensé y aller dès le matin mais avec toute cette pluie et sachant qu'il y a beaucoup de sable et d'eau en cet endroit, on y avait renoncé. Mais là, en plein coeur de l'après-midi, il s'éclata comme un fou, goûta à tout : le bâteau viking, le drakkar, les toboggans, les matelas sur lesquels on peut sauter, des petits ponts suspendus, des jeux dans le sable, etc... Surexcité, il courait d'un endroit à un autre, ne se souciant plus du tout de nous... et nous faisant bien courir parfois. Dans le même temps, David et Carole étaient sur le rafting en compagnie de quelques Allemands et David, s'étant bien fait mouiller par le torrent tumultueux, se mit à râler en allemand pour le plus grand bonheur de leurs compagnons de rafting qui riaient de bon coeur. C'est qu'il parle bien la langue de Rammstein, le DD ! Au retour, dans la voiture, il se lança d'ailleurs dans un monologue allemand qui nous fit bien marrer. 

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Vers 18 h nous prîmes un panaché à la terrasse d'un charmant p'tit bistrot. Et un Coca pour Yoyo. Et une abeille perfide pour venir nous gâcher cette pause bienfaitrice. Thaly s'offrit ensuite une barbe à papa qu'elle partagea gentiment avec nous. Cette confiserie n'étant plus aussi volumineuse que dans le temps (ah ! tout se perd)  elle s'en paya une seconde et Yoyo l'aida à la déguster. Sachant bien que Carole et David iraient dans les manèges jusqu'à la dernière minute, nous allâmes dans un endroit calme et fort joli et c'est là que Yoann rencontra la vieille dame. Thaly l'avait vue de loin, me demandant si c'était une vraie mamie assise sur ce banc. J'ai malicieusement répondu : "oh ! c'est une brave p'tite vieille un peu folle. Elle est toujours là et elle parle aux oiseaux." Pas dupe, Thaly se mit à rire, consciente que je lui sortais une connerie. Il n'empêche que Yoyo -qui courait dix mètres devant nous- fut intrigué en arrivant à hauteur du banc. Il demeura à bonne distance et observa la petite vieille. Quand on fit des photos avec cette... statue, il ne voulut pas poser avec nous.

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On flana encore un peu en ce lieu magique en attendant l'heure du rendez-vous avec Carole et David. Quand ceux-ci arrivèrent, ils étaient ravis. Filant d'un grand huit à un autre, ils avaient fait tous les manèges désirés, y compris Wooden, la toute nouvelle attraction qu'ils trouvèrent assez géniale. Ne restait plus qu'à rentrer, non sans faire une dernière photo avec quelques personnages du parc, histoire de faire un dernier plaisir à Yoyo... et puis à Carole aussi, hein, vu qu'elle a gardé son âme d'enfant. Ce qui est très bien.

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